Costa Rica

 

  • COSTA RICA : « Les mobilisations ont révélé des problèmes structurels non résolus »

    CIVICUS parle des récentes manifestations au Costa Rica avec Carlos Berríos Solórzano, co-fondateur de l’Asociación Agentes de Cambio-Nicaragua et membre deRed Previos (Réseau de la jeunesse d’Amérique centrale). Avec d’autres activistes d’Amérique centrale, Carlos a récemment fondé le Centre pour une culture de la paix en Amérique centrale. Originaire du Nicaragua, Carlos est un jeune activiste et défenseur des droits humains. Il a participé à des recherches sur les migrations, la participation politique des jeunes, l’intégration régionale et les droits humains, et est actuellement étudiant en Master de Sciences Politiques à l’Université de Costa Rica.

    Carlos Berrios

    Quelles sont les causes qui ont déclenché la vague de manifestations de fin septembre 2020 ?

    Les principales causes des manifestations qui ont commencé le 30 septembre 2020 étaient liées à l’annonce du gouvernement du président Carlos Alvarado, rendue publique le 17 septembre, qu’il demanderait un financement au Fonds monétaire international (FMI) de 1,75 milliard de dollars pour faire face à la reprise économique post-COVID-19 et investir dans le secteur public. Le Costa Rica n’avait pas demandé de financement au FMI depuis près de 20 ans. La proposition impliquait une éventuelle augmentation des impôts dans un pays où le coût de la vie est déjà élevé. D’ailleurs, une législation récente portant sur les finances publiques avait déjà augmenté les impôts, qui étaient déjà élevés.

    En plus de l’augmentation des impôts sur le revenu et sur la propriété, l’accord avec le FMI proposé par le gouvernement comprenait de nouvelles taxes sur les transactions bancaires et le revenu mondial. Elle a également proposé de fusionner certaines institutions publiques et d’en vendre d’autres, comme la Banque internationale du Costa Rica et la Régie nationale des alcools.

    Le gouvernement a annoncé sa proposition unilatéralement, de manière totalement incohérente, alors qu’une négociation de telles dimensions et avec de telles implications dépasse largement le cadre économique et devrait faire l’objet de négociations politiques et de la participation des principales forces sociales. Les conséquences d’un accord ou d’un désaccord avec le FMI devraient faire l’objet d’un débat public qui, dans ce cas, n’a pas initialement eu lieu.

    Qui est venu protester, et qu’ont-ils demandé ?

    Ce sont surtout les syndicats, la classe ouvrière et les fonctionnaires, ainsi que les mouvements sociaux et étudiants qui sont venus protester. La principale demande était que le gouvernement suspende la proposition de demander un financement au FMI et abandonne l’idée de privatiser les entreprises publiques et d’augmenter la charge fiscale.

    Bien que les manifestations aient eu une composante citoyenne, tant dans la rue que dans l’agenda publique, leur composante sectorielle a été mise en avant. Les organisations syndicales ont été plus rapides que les autres à identifier l’impact des accords de financement du FMI sur leurs programmes et leurs luttes.

    La société civile a également dénoncé les intentions de l’exécutif, mis en garde contre les conséquences d’un potentiel accord, et s’est concentré sur l’éducation de la population et l’ouverture du débat, tout en soutenant la mobilisation.

    Comment le gouvernement a-t-il répondu aux mobilisations ?

    Le gouvernement a réagi dans une certaine mesure dans le cadre des normes internationales pour la dispersion des manifestations de masse ; en effet, de nombreux policiers ont été blessés à la suite d’agressions de manifestants qui avaient fermé des points importants de certaines rues, y compris les principaux postes-frontières avec le Panama. Au fil des jours, les tensions se sont intensifiées et il y a eu des brûlures de véhicules et des affrontements avec des bâtons et du gaz lacrymogène entre les manifestants et la police. Les forces de sécurité ont répondu de manière assez proportionnée aux manifestations violentes, il n’était donc pas question d’un usage disproportionné de la force par les autorités.

    Pour neutraliser la situation face aux manifestations incessantes, le gouvernement a d’abord annoncé le 4 octobre qu’il reviendrait sur sa proposition, mais a exigé que les manifestants cessent les blocages comme condition de dialogue avec eux. Les manifestants, pour leur part, ont fixé des conditions pour la levée des blocus - en particulier, que le gouvernement s’engage par écrit à ne pas s’adresser au FMI pour le reste de son mandat et qu’il exclue de vendre les actifs de l’État et d’augmenter les impôts. Les manifestations se sont poursuivies, et en réponse, le gouvernement a rendu publique sa stratégie de négociation avec le FMI et s’est ouvert aux commentaires de tous les milieux. Le 11 octobre, le gouvernement a annoncé un « dialogue social » national et territorial dans le cadre duquel vingt-cinq représentants de divers secteurs - entreprises, syndicats, femmes, églises, étudiants universitaires et agriculteurs, entre autres - présenteraient leurs propres propositions pour résoudre la crise économique aggravée par la pandémie de la COVID-19. La question posée était très précise : « comment parvenir à une amélioration permanente d’au moins 2,5 points de pourcentage du PIB du déficit primaire de l’administration centrale et à une diminution à court terme du montant de la dette publique (d’environ 8 points de pourcentage du PIB), grâce à une combinaison de mesures de gestion des recettes, des dépenses et de la dette publique, pour éviter que l’État ne fasse faillite ? »

    Les manifestants ont-ils obtenu que certaines de leurs demandes soient satisfaites ?

    Malgré l’intense processus de dialogue avec les différents secteurs et les précieuses contributions apportées dans ce processus, les demandes fondamentales n’ont pas été satisfaites, bien que, selon le gouvernement, elles soient examinées dans le cadre institutionnel afin de leur accorder l’attention qu’elles méritent.

    Les manifestations ont repris précisément parce que le processus de dialogue n’a donné aucun résultat et que les autorités ont fait preuve de peu de volonté politique en termes de respect des règles. Cela s’est traduit par l’annonce que le gouvernement allait poursuivre la demande de financement.

    En effet, après le processus de dialogue, l’exécutif est resté ferme dans sa proposition de demander un financement au FMI. Rétrospectivement, au vu de ces résultats, la société civile a estimé que l’appel au dialogue social n’avait été rien d’autre qu’une stratégie de démobilisation.

    Le Costa Rica est souvent présenté comme un cas modèle de stabilité, d’ordre, d’équité sociale et de culture démocratique. Est-ce seulement un mirage ?

    S’il est vrai que le Costa Rica bénéficie d’un cadre institutionnel solide par rapport à ses voisins d’Amérique centrale, qui a permis d’instaurer une stabilité économique et sociale, il n’en reste pas moins qu’il ne parvient toujours pas à remédier aux profondes inégalités sociales dans les zones les plus vulnérables du pays. Les problèmes sociaux sont négligés en raison d’un manque de volonté politique et de l’existence de niveaux de corruption qui, bien que non "scandaleux" selon les normes internationales, imprègnent les structures politiques et économiques du pays et permettent à la classe politique et à l’élite économique de s’entendre pour se diviser l’État.

    Les manifestations ont mis en évidence des problèmes structurels non résolus au Costa Rica. Elles ont rassemblé des demandes immédiates insatisfaites et des problèmes structurels liés à la distribution des richesses, à l’évasion fiscale du grand capital et au contrôle des élites économiques sur le système étatique, qui se matérialise par l’inégalité sociale des migrants, des indigènes, des personnes d’origine africaine et des ruraux.

    L’espace civique au Costa Rica est classé « rétréci » par leCIVICUS Monitor.
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  • COSTA RICA: ‘Logrado el cambio legal, la política pública debe continuar enfocándose en la exclusión estructural’

    El 26 de mayo de 2020 Costa Rica se convirtió en el primer país de Centroamérica en reconocer el matrimonio entre personas del mismo sexo. CIVICUS conversa con Herman Duarte, abogado habilitado para ejercer en Costa Rica y El Salvador y director deSimple Legal Consulting, así como enlace para América Latina del Comité de Derechos Humanos de la Asociación Internacional de Abogados y fundador y presidente de la Fundación Igualitxs. Fundación Igualitxs es un centro de pensamiento líder en América Central, enfocado en la promoción del matrimonio civil igualitario en la región. Persigue este objetivo mediante la conducción de litigios estratégicos a nivel tanto nacional como interamericano, la presentación de sus ideas en sitios de alto prestigio académico y el trabajo con aliados internacionales de alto nivel.

    Herman Duarte 

    ¿Qué roles desempeñaron la sociedad civil y el gobierno en el proceso que condujo a la legalización del matrimonio entre personas del mismo sexo en Costa Rica?

    Costa Rica es una democracia constitucional estructurada como un estado unitario con tres poderes - legislativo, ejecutivo y judicial – en principio independientes, donde, al menos en teoría, se respetan los principios del Estado de derecho y la igualdad legal de trato de todos sus habitantes. Pero también es un Estado confesional: su constitución reconoce expresamente al catolicismo como la religión oficial. En las últimas décadas, las congregaciones evangélicas se han expandido en número hasta llegar a ser cerca de 3.800. Hacia 2017, más del 80% de la población se identificaba como católica o evangélica; claramente, Costa Rica es culturalmente un país conservador.

    En el marco de una lucha de décadas del movimiento de la diversidad, el puntapié inicial lo dio el Gobierno de Costa Rica, cuando en mayo de 2016 solicitó a la Corte Interamericana de Derechos Humanos (Corte IDH) una opinión consultiva respecto de los derechos patrimoniales de las parejas del mismo sexo. Esta consulta abrió una ventana para todas las partes interesadas en presentar argumentos, cosa que hicieron más de 90 actores de naturaleza variada, como Estados, organizaciones internacionales, organizaciones de la sociedad civil (OSC), universidades y particulares. Las audiencias tuvieron lugar los días 16 y 17 de mayo de 2017 y nosotros participamos en ellas.

    El impulso generado por este evento se reflejó en la organización del Primer Congreso de Matrimonio Igualitario, celebrado en San José en noviembre de 2017, que reunió a más de 54 oradores de la región. En enero de 2018 la Corte IDH publicó su decisión, donde explicaba que los Estados parte deberían regular el estatus de las familias no heterosexuales, abriendo las puertas del matrimonio civil a las parejas del mismo sexo. Un grupo de 60 organizaciones LGBTQI+ de la región celebró la decisión como la más importante en la historia de los derechos de las personas LGBTQI+ hasta la fecha.

    En ese momento se generó una gran discusión sobre si la opinión de la Corte IDH era o no vinculante para Costa Rica, pero la Sala Constitucional de la Corte Suprema de Justicia de Costa Rica saldó este debate en agosto de 2018, cuando argumentó que las secciones del Código de Familia que limitaban el matrimonio civil (no religioso) a las parejas heterosexuales eran inconstitucionales. El fallo dio a la Asamblea Legislativa 18 meses para enmendar la normativa; caso contrario, la restricción se levantaría automáticamente y a partir del 26 de mayo de 2020 cualquier pareja podría casarse sin obstáculo alguno en Costa Rica. Y así fue, ya que no hubo consenso legislativo para legislar en ese sentido.

    En el trayecto hacia la entrada en vigencia del fallo de la Corte se desarrollaron importantes campañas de la sociedad civil para generar aceptación social que acompañara al cambio normativo.

     

    ¿Debieron enfrentar reacciones de grupos anti-derechos?

    La reacción de los sectores conservadores ha sido brutal. Hay que entender que la comunidad LGBTQI+ ha enmarcado sus luchas en la demanda del reconocimiento de su dignidad humana y su igual valor en tanto que seres humanos y que de igual modo los grupos religiosos se han movilizado como grupos de identidad – solo que su identidad es definida en forma estrecha, no universalista, en oposición a un enemigo. Estos grupos canalizaron los resentimientos provocados por los cambios legales igualadores y dieron esperanzas a quienes se habían sentido desplazados por ellos, dando lugar al surgimiento de partidos políticos religiosos.

    En ese contexto, las elecciones presidenciales de 2018 se convirtieron en una especie de referéndum sobre los derechos de las personas LGBTQI+, y específicamente sobre el matrimonio igualitario. Un pastor evangélico, Fabricio Alvarado, por entonces el único congresista de un partido evangélico, se postuló para la presidencia, explotando los sentimientos de indignación y temor de la ciudadanía conservadora ante el fallo de la Corte Suprema. El candidato se destacó por sus declaraciones incendiarias; declaró, por ejemplo, que la homosexualidad era “causada por el diablo”. Así escaló hasta el primer lugar en las encuestas preelectorales: en solo un mes pasó del 3% al 17% de la intención de voto, y se impuso en la primera vuelta de las elecciones presidenciales, conquistando además 14 de los 54 escaños legislativos, lo cual representó un aumento del 1300% en la presencia legislativa de su partido político.

    La segunda vuelta para la elección presidencial giró en torno de los derechos de la población LGBTQI+. El otro contendiente, Carlos Alvarado, era el candidato del partido gobernante y tenía una postura favorable a los derechos LGBTQI+. Esta postura finalmente se impuso, pero la elección nos obligó a confrontar el enorme poder que han alcanzado las iglesias evangélicas. La victoria de Carlos Alvarado se explica por varios factores; uno de ellos fue la gran movilización de la sociedad civil. Entre las campañas de la sociedad civil que tuvieron impacto cabe mencionar la del grupo Coalición por Costa Rica, que buscó generar un debate informado e inclusivo, divulgando las propuestas de los candidatos para que la ciudadanía pudiera deliberar antes votar; y la de Igualitxs, “Por todas las familias”, lanzada una semana antes de las elecciones para difundir un mensaje inclusivo y pedir un trato igualitario hacia la población LGBTQI+.

    La profunda división generada en torno de las elecciones ha tenido secuelas. Siguen abundando los políticos que usan la religión para polarizar a la sociedad y reclaman porque, según ellos, el gobierno solo atiende los problemas de la población LGBTQI+. Esto se ha intensificado con la entrada en vigor del matrimonio igualitario y la propuesta de leyes para censurar el odio y el discurso discriminatorio.

     

    ¿Piensas que el cambio legal ha ido acompañado de un cambio en las actitudes? ¿Qué está haciendo la sociedad civil para promover la aceptación de las personas LGBTQI+?

    Una cosa es el cambio legal y otra el cambio cultural. El cambio legal ha representado un progreso de los derechos humanos y una forma de concretar la aplicación universal de la ley. Ha sido el resultado de una lucha de varias décadas de la comunidad LGBTQI+. Pero sigue habiendo homofobia, discriminación y violencia contra las personas LGBTQI+. Una vez logrado el cambio legal, la política pública debe continuar enfocándose en la exclusión estructural. Porque el cambio legal por sí mismo no necesariamente produce sensación de pertenencia a una comunidad. Como lo explica el teórico político Bikku Parekh, mientras que la ciudadanía es un tema de estatus y derechos, la pertenencia se alcanza cuando uno es aceptado y se siente bienvenido. Y para esto último todavía falta. Las actitudes de la gente no cambian en forma automática por efecto de la implementación de una ley. La ley es un parámetro objetivo de lo permitido, pero es necesario trabajar mucho más para modificar los parámetros de lo que es considerado normal o moralmente aceptable.

    Por eso, para preparar el terreno para el cambio legal, en los 18 meses entre la publicación de la sentencia de la Corte Suprema y la entrada en vigencia de la decisión, más de 35 OSC locales desarrollaron la campaña “Sí, Acepto”, llamando al reconocimiento de la igual dignidad de todos los seres humanos. Esta campaña también fue acompañada por medios de comunicación, empresas que son parte del gremio de la publicidad, gremiales como el Asocio Empresarial para el Desarrollo, las Naciones Unidas y embajadas como las de Canadá y los Países Bajos.

    La campaña presentó testimonios de personas, parejas y familias LGBTQI+, así como de sus familiares, vecinos y amigos con el objetivo de promover la aceptación y modificar las percepciones de lo que significa ser LBGTQI+ en la sociedad costarricense. Fue una activación a nivel nacional, con videos que fueron transmitidos no solo por las redes sociales sino también por la televisión nacional durante meses. Es la mejor campaña que se ha ideado sobre el tema, y se la debemos a la señora Nisa Sanz, presidenta de la OSC Familias Homoparentales, y a Gia Miranda, vocera oficial de la campaña.

    Los videos mueven emociones y generan empatía. Llevaron a miles de personas que no estaban involucradas políticamente a renunciar a su sagrado derecho a la privacidad y dar la cara, para dejar ser una abstracción y volverse una realidad. Le puso un rostro humano a la idea abstracta de “los gays”, como la presentan los periódicos. Al decirles que no van a ser rechazadas, generó las condiciones para que las personas vayan perdiendo el miedo, pues la mayoría de las personas LGBTQI+ sufren algún tipo de rechazo en su vida cotidiana, independientemente de su estatus social. El resultado fue la participación de una ciudadanía activa, que con o sin pandemia no dio un paso atrás sobre el terreno conquistado. Esto fue determinante para dejarles claro a los diputados que intentaban sabotear el matrimonio civil igualitario que no les sería posible conseguirlo.

    Fue una de las campañas de derechos civiles más importantes de la historia, y quedará en el recuerdo como una luz que brilló en las tinieblas de la pandemia. Un día antes de que el matrimonio civil comenzara a regir para todas las personas adultas en Costa Rica, el obispo de la Iglesia Católica de Alajuela pronunció un mensaje que decía: “nos alegramos de que haya distintos tipos de relación humana, distintos caminos de familia y creo que ahí, donde hay una manifestación de cariño y de familia de alguna forma, ahí se manifiesta Dios, y tenemos que favorecerlo”. Si bien no necesariamente reflejaba la posición de toda la institución, las palabras de este representante religioso fueron el producto del excelente trabajo de los y las activistas para lograr el cambio cultural necesario para lograr la aceptación de las personas LGBTQI+.

    Es notable el modo en que Costa Rica pasó de criminalizar la homosexualidad en los años ’70 y cerrar sus bares, considerados “perversos”, y perseguirla con redadas bajo la excusa de la salud pública en los ’80, a pedir una opinión consultiva a la Corte Interamericana en 2016 y, tras una elección presidencial enfocada en el tema, nombrar en 2018 un comisionado presidencial para asuntos LGBTQI+ y reconocer dos años más tarde el matrimonio igualitario.

    Hemos dejado atrás una ley injusta más. Y mucha gente ha comprendido que el hecho de que la unión de pareja y los planes de vida de dos adultos del mismo sexo reciban protección legal no les afecta en nada – a lo sumo, valida la institución matrimonial de la cual ellos también forman parte – y que ser gay no tiene nada de malo, y que en todo caso nadie se “hace gay” como resultado de esta normalización.

    ¿Qué significación regional tienen los progresos logrados en Costa Rica?

    Centroamérica es una de las regiones más hostiles de América Latina para las personas LGBTQI+. Los asesinatos de personas homosexuales y trans son frecuentes en El Salvador, Guatemala y Honduras. Costa Rica, el primer país centroamericano que aprueba el matrimonio igualitario, debería ser un modelo para toda la región. La opinión consultiva de la Corte IDH tiene validez para la veintena de países de las Américas que reconocen su competencia. Panamá pronto podría seguir el camino de Costa Rica: se ha presentado una advertencia de inconstitucionalidad fundada en el fallo de la Corte IDH, y la Fundación Iguales Panamá está coordinando la participación de la sociedad civil nacional internacional en el proceso que se sigue en la Corte Suprema de Justicia de Panamá.

    La Fundación Igualitxs también lleva mucho tiempo trabajando en el mismo sentido en El Salvador, mi país de origen. La sociedad civil salvadoreña ha logrado avances inmensos. En función de las tendencias regresivas de la Asamblea Legislativa sobre el tema de matrimonio civil igualitario, durante una década y media nuestros esfuerzos se centraron en la presentación de demandas de inconstitucionalidad del Código de Familia. Yo presenté una de estas demandas, titulada Demanda por la Igualdad, el 11 de noviembre de 2016. Poco después, varias OSC, como la Asociación Entre Amigos, Comcavis y Hombres Trans El Salvador, así como numerosos activistas independientes, presentaron una demanda similar.

    Igual que en Costa Rica, los sectores conservadores reaccionaron con fuerza. En la Asamblea Legislativa, se apuraron a dar inicio al proceso de ratificación de una reforma constitucional excluyente que llevaba años estancada, y que daría rango constitucional a la definición restrictiva del matrimonio que nosotros cuestionábamos en el Código de Familia, prohibiendo el matrimonio entre personas del mismo sexo. Frente a esto promovimos una solicitud de medida cautelar contra el proceso de reforma constitucional, y logramos que la Corte Suprema lo frenara. Fue a raíz de esta demanda que se creó el movimiento Igualitos, que luego se convertiría en la Fundación Igualitxs.

    Las dos demandas de inconstitucionalidad de 2016 fueron finalmente admitidas en agosto de 2019, y en enero de 2020 un magistrado de la Sala de lo Constitucional de la Corte Suprema anunció que el tribunal fallaría próximamente y admitió que esta es una de sus grandes deudas pendientes. De modo que puede que estemos cerca de lograrlo.

    ¿Qué apoyo necesita la sociedad civil defensora de los derechos de las personas LGBTQI+ de la sociedad civil internacional?

    En el contexto de la pandemia del COVID-19, la situación se está poniendo cada vez más difícil. Los Estados tienen sus recursos comprometidos en la lucha contra la pandemia; las OSC enfrentan dificultades presupuestarias y la crisis está afectando a todo el mundo. Además, mucha gente se vuelca a la fe para sobrellevar la crisis y algunos grupos religiosos están aprovechando para impulsar campañas contra las personas LGBTQI+. Sin embargo, sigue siendo posible tomar medidas y acciones concretas, como por ejemplo, en El Salvador, la aprobación de un proyecto de ley que decenas de organizaciones impulsan para que se reconozca a las personas defensoras de derechos humanos.

    En lo que se refiere específicamente a nuestra organización, que no tiene fondos y funciona enteramente sobre la base del voluntariado, estamos tratando de ir de a un día a la vez, para retomar el control que hemos perdido por la pandemia. Pienso que es el momento para preguntarnos no solo qué queremos y podemos obtener de la vida, sino también qué podemos darle de regreso. De esta manera entramos a una zona de poder, donde conservamos agencia pese a las limitaciones. Salimos así de nuestra zona de confort para ingresar a una zona de crecimiento. A partir de la aceptación de la realidad que nos toca, tenemos que hacer una profunda introspección para reinventarnos. Este es el momento para volver a creer que todas las personas tenemos el potencial de hacer grandes cosas y dejar huella si actuamos no para obtener halagos y ganar popularidad, sino en busca de la satisfacción de hacer lo correcto y lo justo, generando un impacto positivo en el mundo.

    El espacio cívico en Costa Rica es clasificado como ‘abierto’ por elCIVICUS Monitor.
    Contáctese con la Fundación Igualitxs a través de susitio web y su perfil deFacebook. 

     

  • COSTA RICA: ‘Once legal change achieved, public policy should continue to focus on structural exclusion’

    On 26 May 2020, Costa Rica became the first country in Central America to recognise same-sex marriage. CIVICUS speaks with Herman Duarte, a lawyer practising in Costa Rica and El Salvador and the director ofSimple Legal Consulting as well as the Latin America Liaison Officer of the International Bar Association’s Human Rights Committee and the founder and president of Foundation Igualitxs. Fundación Igualitxs is a leading think tank working on LGBTQI+ rights in Central America, focused on promoting equal civil marriage across the region. It works towards this goal by conducting strategic litigation at the national and inter-American levels, promoting its ideas in academic circles and partnering with high-level international allies.

    Herman Duarte

    What roles have civil society and the government played in the process leading to the legalisation of same-sex marriage in Costa Rica?

    Costa Rica is a constitutional democracy structured as a unitary state with three branches of government – legislative, executive and judicial – that are in principle independent. At least in theory, the principles of the rule of law and equal legal treatment of all citizens are respected. But Costa Rica is also a confessional state: its constitution expressly recognises Catholicism as its official religion. In recent decades, evangelical congregations have expanded in number, reaching nearly 3,800. By 2017, more than 80 per cent of the population identified themselves as Catholic or evangelic; clearly, Costa Rica is culturally a conservative country.

    In the context of a decades-long struggle by the LGBTQI+ rights movement, the kickstart came from the Government of Costa Rica, which in May 2016 asked the Inter-American Court of Human Rights for an advisory opinion regarding the patrimonial rights of same-sex couples. This consultation opened a window for all interested parties to present their arguments, which more than 90 very diverse actors did, including states, international organisations, civil society organisations (CSOs), universities and individuals. Hearings took place on 16 and 17 May 2017 and we took part in them.

    The momentum generated by this event was reflected in the organisation of the First Equal Marriage Congress, held in San José, Costa Rica, in November 2017, which brought together more than 54 speakers from all over the region. In January 2018, the Inter-American Court published its decision, which stated that state parties should regulate the status of non-heterosexual families, opening the doors of civil (non-religious) marriage to same-sex couples. A group of 60 LGBTQI+ organisations in the region celebrated the decision as the most important in the history of LGBTQI+ rights to date.

    At that time great discussion was elicited around whether the opinion of the Inter-American Court was binding for Costa Rica. The Constitutional Chamber of the Supreme Court of Justice of Costa Rica settled this debate in August 2018, when it argued that the sections of the Family Code that limited civil marriage to heterosexual couples were unconstitutional. The ruling gave the Legislative Assembly 18 months to amend legislation; otherwise, all restrictions would be lifted automatically, and as of 26 May 2020, any couple could marry with no obstacles in Costa Rica. And so it happened, since there was no legislative consensus to create new legislation.

    On the path to the entry into force of the Court's ruling, important civil society campaigns were developed to increase social acceptance to accompany legal change.

    Did you face backlash from anti-rights groups?

    Conservative reaction has been brutal. It is important to understand that the LGBTQI+ community has framed its struggles around the demand for recognition of their human dignity and their equal value as human beings and that religious groups have mobilised as identity groups – groups whose identity is defined in a narrow, not universalistic way, in opposition to an enemy. These groups channelled resentments brought about by legal changes that advanced equality and gave hope to those who had felt displaced by them, leading to the rise of religious political parties.

    In such context, the 2018 presidential elections became some sort of referendum on the rights of LGBTQI+ people, and specifically on equal marriage. An evangelical pastor, Fabricio Alvarado, then the lone congressman from an evangelical party, ran for the presidency, exploiting conservative people’s feelings of outrage and fear at the Supreme Court ruling. The candidate was noted for his incendiary statements; he declared, for example, that homosexuality was “caused by the devil.” This is how he climbed to the top of pre-electoral polls: in just one month, he went from three per cent to 17 per cent of voting preferences, and came first in the first round of the presidential elections, winning 14 of the 54 legislative seats as well. This represented a 1,300 per cent increase in the legislative presence of his political party.

    The runoff presidential election revolved around the rights of the LGBTQI+ population. The runner-up, Carlos Alvarado, was the candidate of the incumbent party and was favourable to LGBTQI+ rights. His position eventually prevailed, but the elections forced us to confront the enormous power achieved by evangelical churches. Carlos Alvarado’s victory can be explained by several factors, one of which was the formidable mobilisation of civil society. Among the civil society campaigns that had an impact was that of the Coalition for Costa Rica, which sought to generate an informed and inclusive debate, disseminating the candidates’ proposals so that citizens could deliberate before voting, and ‘For all families’, a campaign that Igualitxs launched a week before the elections to spread an inclusive message and demand equal treatment for the LGBTQI+ population.

    The deep division created around the elections has had consequences. Politicians who use religion to polarise society continue to abound. They protest because they think that the government is biased towards addressing the problems of the LGBTQI+ population. This tension has increased with the entry into force of equal marriage and the proposal of bills to censor hatred and discriminatory speech.

    Do you think that the legal change has been accompanied by a change in attitudes? What is civil society doing to promote acceptance of LGBTQI+ people?

    Legal change is one thing and cultural change is another. Legal change has offered human rights progress and has been a way to achieve the universal application of the law. It has been the result of a decades-long struggle by the LGBTQI+ community. But there is still homophobia, discrimination and violence against LGBTQI+ people. Once legal change has been achieved, public policy should continue to focus on structural exclusion. Because legal change by itself does not necessarily improve the feeling of belonging to a community. As the political theorist Bikku Parekh explains, while citizenship is a matter of status and rights, membership is achieved when one is accepted and feels welcome. And there is still much to do for this to happen. People’s attitudes do not change automatically just because a law is implemented. The law sets an objective parameter of what is allowed, but much more work needs to be done to modify the parameters of what is considered normal or morally acceptable.

    Therefore, to prepare the ground for legal change, in the 18 months between the publication of the Supreme Court ruling and the entry into force of the decision, more than 35 local CSOs developed the ‘Yes, I accept’ campaign, calling for recognition of the equal dignity of all human beings. This campaign was accompanied by the media, by companies that are part of the advertising union, unions such as the Business Development Association, the United Nations and embassies such as those of Canada and the Netherlands.

    The campaign featured testimonies from LGBTQI+ individuals, couples and families, as well as their relatives, neighbours and friends, with the aim of promoting acceptance and changing perceptions of what it means to be an LBGTQI+ person in Costa Rican society. It was activated nationwide, with videos that were broadcast for months not only on social media but also on national television. It is the best campaign that has ever been developed on the subject, and we owe it to Mrs Nisa Sanz, president of the CSO Familias Homoparentales, and Gia Miranda, the campaign’s official spokesperson.

    The videos appeal to emotion and generate empathy. They led thousands of people who were not politically involved to give up their sacred right to privacy and stand up to exist as a reality rather than an abstraction. It put a human face on the abstract idea of ‘gays’, as presented by newspapers. By telling people that they would not be rejected, it created the conditions for them to lose their fear, since most LGBTQI+ people suffer some type of rejection in their daily lives, regardless of their social status. As a result, an active citizenry took part in the campaign, making it known that with or without a pandemic it would not take a step back from ground that had been won. This was decisive in making legislators who were trying to sabotage equal civil marriage understand that it would not be possible for them to stop it.

    This was one of the most important civil rights campaigns in history, and will remain in memory as a light that shone amid the darkness of the pandemic. Just one day before access to civil marriage took effect for all adults in Costa Rica, the Catholic Bishop of Alajuela delivered a message that said: “We are glad that there are different types of human relationships, different ways of being a family, and I think that where there is a demonstration of affection and family love, in a way God manifests himself, and we have to favour this.” Although not necessarily reflecting the position of the entire institution, the words of this religious representative were the result of the excellent work done by activists to achieve the cultural change that was necessary to gain acceptance of LGBTQI+ people.

    It is remarkable how Costa Rica went from criminalising homosexuality in the 1970s and closing gay bars deemed to be ‘perverse’ and persecuting gays with raids under the pretence of public health in the 1980s, to requesting an advisory opinion from the Inter-American Court in 2016 and, after a presidential election focused on the issue, appointing a presidential commissioner for LGBTQI+ affairs in 2018 and recognising equal marriage two years later.

    We have just left behind another unjust law. And many people have understood that the fact that the union and life plans of two same-sex adults receive legal protection does not affect them in any way – if anything, it validates the institution of marriage in which they are also part – and that there is nothing wrong with being gay, and in any case no one ‘becomes gay’ as a result of this normalisation.

     

    What is the regional significance of the progress achieved in Costa Rica?

    Central America is one of the most hostile regions in Latin America for LGBTQI+ people. Murders of homosexual and trans people are frequent in El Salvador, Guatemala and Honduras. Costa Rica, as the first Central American country to approve equal marriage, should be a model for the entire region. The advisory opinion of the Inter-American Court is valid for the 20 countries of the Americas that recognise its jurisdiction. Panama could soon follow the path of Costa Rica: an unconstitutionality demand based on the ruling of the Inter-American Court has been filed, and the Iguales Panamá Foundation is coordinating the participation of international and domestic civil society in the process that is taking in Panama’s Supreme Court.

    The Igualitxs Foundation has also long been working along the same lines in El Salvador, my country of origin. Salvadoran civil society has made immense progress. Based on the regressive leanings of the Legislative Assembly regarding equal civil marriage, for a decade and a half our efforts have focused on filing demands for the restrictive articles of the Family Code to be declared unconstitutional. I filed one of those lawsuits, titled Equality Lawsuit, on 11 November 2016. Shortly afterwards, several CSOs, such as Asociación Entre Amigos, Comcavis and Hombres Trans El Salvador, as well as numerous independent activists, filed a similar lawsuit.

    As in Costa Rica, conservative sectors reacted strongly. In the Legislative Assembly they rushed to start the ratification process of an exclusionary constitutional reform that had been stagnant for years, and that would give constitutional status to the restrictive definition of marriage that we were questioning in the Family Code, which would effectively ban same-sex marriage. In the face of this, we requested a precautionary measure against the constitutional reform process and got the Supreme Court to stop it. It was as a result of this demand that the Igualitos movement was created, which would later become the Igualitxs Foundation.

    The two unconstitutionality demands filed in 2016 were eventually admitted in August 2019, and in January 2020 a justice of the Constitutional Chamber of the Supreme Court announced that the court would shortly rule on this issue, and admitted that this is one of the court’s major outstanding overdue decisions. So we may be close to achieving our goal.

    What support does civil society advocating for LGBTQI+ rights need from international civil society?

    In the context of the COVID-19 pandemic, the situation is becoming increasingly difficult. States have their resources committed to fighting the pandemic, CSOs face budgetary constraints and the crisis is affecting everyone. In addition, many people are turning to faith to cope with the crisis and some religious groups are taking advantage and launching campaigns against LGBTQI+ people. However, it is still possible to take substantial measures and actions such as, in El Salvador, the approval of a bill that dozens of organisations are pushing for that would provide recognition to human rights defenders.

    With regard specifically to our organisation, which has no funding and is entirely based on volunteering, we are taking it one day at a time, to regain the control that we have lost due to the pandemic. I think it is time to ask ourselves not only what we want and can get from life, but also what we can give back. This way we enter a zone of power, in which we retain agency despite limitations. Thus we leave our comfort zone to enter a growth zone. Starting from the acceptance of our reality, we need to do deep introspection to reinvent ourselves. This is the time to go back to believing that all of us have the potential to do great things and leave a mark if we act not to obtain flattery and gain popularity, but out of the satisfaction that comes from doing what is right and just, achieving positive impact in the world.

    Civic space in Costa Rica is rated as ‘open’ by theCIVICUS Monitor.
    Let in touch with Fundación Igualitxs through itswebsite andFacebook page.

     

     

  • COSTA RICA: ‘The protests highlighted unresolved structural problems’

    CIVICUS speaks about the recent protests in Costa Rica with Carlos Berríos Solórzano, co-founder ofAsociación Agentes de Cambio-Nicaragua (Association Agents of Change – Nicaragua) and member ofRed Previos (Central American Youth Network). Along with others from Central America, he has recently founded the Centre for a Culture of Peace in Central America. Originally from Nicaragua, Carlos is a youth activist and a human rights defender. He has participated in research projects on migration, youth political participation, regional integration and human rights, and is currently studying towards a master’s degree in Political Science at the University of Costa Rica.

    Carlos Berrios

    What triggered the wave of protests of late September 2020?

    The main causes of the protests that began on 30 September 2020 were linked to the announcement by the government of President Carlos Alvarado, made public on 17 September, that it would request financing from the International Monetary Fund (IMF) for US$1.75 billion to address the post-COVID-19 economic recovery and invest in the public sector. Costa Rica had not requested IMF financing for almost 20 years. The proposal would eventually entail a tax increase in a country where the cost of living is already high. In fact, recent public finance legislation had introduced a tax increase that made already high taxes even heavier.

    In addition to an increase in income and property taxes, the proposed agreement with the IMF included new taxes on banking transactions and global income. It also proposed merging some public institutions and selling others, such as the Costa Rican International Bank and the National Spirits Factory.

    The government announced its proposal unilaterally, without any consultation whatsoever, when a negotiation of such dimensions and with such implications by far exceeds the sphere of the economy and should be subjected to political negotiations with the participation of all major social forces. The consequences of reaching an agreement with the IMF must be subjected to public debate, which in this case initially did not take place.

    Who came out to protest and what did they demand?

    Mainly trade unions, working class people and public servants, as well as social and student movements, came out to protest. Their main demand was that the government suspend its proposal to request IMF financing and abandon the idea of privatising public companies and increasing the tax burden.

    While the protests had a citizen component, it was its sectoral component that came to the fore both in terms of street presence and influence on the public agenda. Trade union organisations were faster than others to identify the impact of a financing agreement with the IMF on their agendas and their struggles.

    Civil society denounced the executive’s intentions, warned of the consequences, worked to educate the public and to open debate, and supported mobilisation.

    How did the government respond to the protests?

    The government responded somewhat within the framework of international standards for the dispersal of mass demonstrations; in fact, many police officers were injured as a result of aggressions by protesters who closed roads in key places, including the main border crossings with Panama. As days passed, tensions escalated, vehicles were set on fire and sticks and teargas were used in clashes between protesters and police. The security forces responded in a fairly proportionate manner to violent demonstrations, so this was not a case of disproportionate use of force by the authorities.

    To neutralise the situation in the face of unrelenting protests, the government first announced on 4 October that it would back down on its proposal, but demanded that protesters cease their blockades in order to engage in dialogue with them. The protesters, for their part, set conditions for lifting the blockades. Specifically, they demanded that the government commit in writing to not resorting to the IMF for the rest of its term in office and that it rule out selling state assets and raising taxes. Demonstrations continued, and in response to them the government made public its negotiating strategy with the IMF and opened its proposal to comments from all sectors. On 11 October, the government announced a national and local ‘social dialogue’, in which 25 representatives from various sections of society – business, labour, women, churches, university students, farmers and others – would submit their own proposals for resolving the economic crisis deepened by the COVID-19 pandemic. The question posed was very specific: “How can we achieve a permanent improvement of at least 2.5 percentage points of the GDP in the central government’s primary deficit and a short-term decrease in the amount of public debt (of about 8 percentage points of GDP), through a mix of revenue, expenditure and public debt management actions, in order to prevent the state from defaulting?”

    Were any of the protesters’ demands met?

    Despite the intense process of dialogue with various sectors and the valuable contributions brought into this process, substantive demands have not been met, although according to the government they are being considered within the institutional framework in order to give them the attention they deserve.

    The protests resumed precisely because the dialogue process showed no results and the authorities demonstrated little political will in terms of compliance. This was reflected in the announcement that the government would move forward with its funding request.

    Indeed, following the dialogue process, the executive remained firm in its proposal to request IMF financing. In retrospect, in view of these results, civil society assessed that the call for social dialogue had been nothing more than a demobilisation strategy.

    Costa Rica is often presented as a model case of stability, order, social equality and democratic culture. How true is this?

    While it is true that Costa Rica enjoys a robust institutional framework compared to its Central American neighbours, which has resulted in economic and social stability, it also continues to fail to address deep social inequalities in the country’s most vulnerable areas. Social problems are neglected because of a lack of political will and the existence of levels of corruption that, while not scandalous by international standards, permeate the country’s political and economic structures and allow the political class and the economic elite to collude and share the spoils of the state.

    The protests highlighted unresolved structural problems in Costa Rica. They brought together unsatisfied immediate demands and structural problems related to the distribution of wealth, tax evasion by big business and the control of the economic elites over the state apparatus, which materialises in the social inequality of migrants, Indigenous peoples, Afro-descendants and rural people.

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  • COSTA RICA: “Las protestas pusieron en evidencia problemas estructurales irresueltos”

    CIVICUS conversa acerca de las recientes protestas en Costa Rica con Carlos Berríos Solórzano, cofundador de laAsociación Agentes de Cambio-Nicaragua e integrante de laRed Previos (Red Juvenil Centroamericana). Junto con otros activistas de Centroamérica, recientemente ha fundado el Centro para Cultura de Paz en Centroamérica. Originario de Nicaragua, Carlos es activista juvenil y defensor de derechos humanos. Ha participado en investigaciones sobre migraciones, participación política de jóvenes, integración regional y derechos humanos, y actualmente es maestrante en Ciencias Políticas en la Universidad de Costa Rica.

    Carlos Berrios

    ¿Cuáles fueron las causas que desencadenaron la ola de protestas a fines de septiembre de 2020?

    Las principales causas de las protestas que se iniciaron el 30 de septiembre de 2020 estuvieron relacionadas con el anuncio del gobierno del presidente Carlos Alvarado, hecho público el 17 de septiembre, de que solicitaría financiamiento del Fondo Monetario Internacional (FMI) por 1.750 millones de dólares para encarar la recuperación económica post-COVID-19 e invertir en el sector público. Costa Rica llevaba casi 20 años sin solicitar financiamiento a dicho organismo. La propuesta implicaba un eventual aumento de impuestos en un país donde el costo de vida ya es alto. De hecho, recientemente la legislación de finanzas públicas había aplicado un aumento de impuestos que vino a encarecer los impuestos elevados que ya se pagaban.

    Además del aumento de los impuestos sobre la renta y los bienes inmuebles, la propuesta de acuerdo con el FMI incluía nuevos impuestos a las transacciones bancarias y a la renta global. También proponía fusionar algunas instituciones públicas y vender otras, como el Banco Internacional de Costa Rica y la Fábrica Nacional de Licores.

    El gobierno anunció su propuesta en forma unilateral, totalmente inconsulta, cuando una negociación de tales dimensiones y con tales implicaciones trasciende con mucho lo económico y debería estar sujeta a negociaciones políticas y a la participación de las principales fuerzas sociales. Las consecuencias de acordar o no acordar con el FMI deben estar sujetas a un debate público que en este caso no tuvo lugar inicialmente.

    ¿Quiénes salieron a protestar, y qué demandaban?

    Principalmente salieron a protestar los sindicatos, la clase trabajadora y los servidores públicos, así como los movimientos sociales y estudiantiles. La principal demanda era que el gobierno suspendiera la propuesta de solicitar financiamiento al FMI y abandonara la idea de privatizar empresas públicas y aumentar la carga impositiva.

    Si bien las protestas tuvieron un componente ciudadano, tanto en las calles como en la agenda pública se destacó su componente sectorial. Las organizaciones sindicales suelen identificar más rápido que el resto el impacto de los acuerdos de financiamiento con el FMI sobre sus agendas y luchas.

    La sociedad civil también denunció las intenciones del Ejecutivo, alertó sobre las consecuencias, se dedicó a educar a la población y a abrir el debate y apoyó la movilización.

    ¿Cómo respondió el gobierno a las protestas?

    El gobierno de alguna forma respondió en el marco de los estándares internacionales para la dispersión de manifestaciones masivas; de hecho, muchos policías resultaron heridos como resultado de agresiones de pobladores que cerraron carreteras en puntos importantes, incluidos los principales pasos fronterizos con Panamá. Con el paso de los días las tensiones fueron escalando y se observaron quemas de vehículos y enfrentamientos con palos y gases lacrimógenos entre manifestantes y efectivos policiales. Las fuerzas de seguridad respondieron en forma bastante proporcionada a las manifestaciones violentas, de modo que no cabe hablar de un uso desproporcionado de fuerza por parte de las autoridades.

    Para neutralizar la situación ante unas protestas que no cedían, el gobierno primero anunció, el 4 de octubre, que daría marcha atrás con su propuesta, pero exigió a los manifestantes que cesaran los bloqueos como condición para dialogar con ellos. Los manifestantes, por su parte, pusieron condiciones para levantar los bloqueos – en particular, que el gobierno se comprometiera por escrito a no acudir al FMI durante el resto de su mandato y que descartara vender activos estatales y aumentar los impuestos. Las manifestaciones continuaron, y en respuesta el gobierno hizo pública su estrategia de negociación con el FMI y se abrió a la recepción de comentarios de todos los sectores. El 11 de octubre el gobierno anunció un “diálogo social” a nivel nacional y territorial, en el que 25 representantes de diversos sectores - empresarios, trabajadores, mujeres, iglesias, estudiantes universitarios y agricultores, entre otros - presentarían sus propias propuestas para solventar la crisis económica profundizada por la pandemia de COVID-19. La pregunta planteada era muy concreta: “¿cómo lograr una mejora permanente de al menos 2,5 puntos porcentuales del PIB en el déficit primario del Gobierno central y una disminución a corto plazo del monto de la deuda pública (de unos 8 puntos porcentuales del PIB), mediante una mezcla de acciones de ingresos, gastos y gestión del endeudamiento público, para evitar que el Estado caiga en una cesación de pagos?”

    ¿Consiguieron los manifestantes que se atendiera alguna de sus demandas?

    A pesar del intenso proceso de diálogo con diversos sectores y de los valiosos aportes volcados en este proceso, las demandas de fondo no han sido atendidas, aunque según el gobierno están siendo consideradas dentro de la institucionalidad para darles la atención que ameritan.

    Las protestas se reanudaron precisamente porque el proceso de diálogo no mostraba resultados y las autoridades mostraban una escasa voluntad política en términos de cumplimiento. Esto se reflejó en el anuncio de que el gobierno continuaría con la solicitud de financiamiento.

    En efecto, tras el proceso de diálogo el Ejecutivo se mantuvo firme en su propuesta de solicitar financiamiento al FMI. Retrospectivamente, en vistas de estos resultados, la sociedad civil evaluó que el llamado al diálogo social no había sido otra cosa que una estrategia de desmovilización.

    Costa Rica suele ser presentado como un caso modelo de estabilidad, orden, equidad social y cultura democrática. ¿Se trata acaso de un espejismo?

    Si bien es cierto que Costa Rica goza de una institucionalidad robusta en comparación con sus vecinos de Centroamérica, que ha resultado en estabilidad económica y social, al mismo tiempo sigue sin atender profundas desigualdades sociales en las zonas más vulnerables del país. Los problemas sociales están desatendidos a causa de la falta de voluntad política y de la existencia de unos niveles de corrupción que, sin ser “escandalosos” en comparación con los niveles internacionales, permea las estructuras políticas y económicas del país y permite a la clase política y a la élite económica coludir para repartirse el Estado. 

    Las protestas pusieron en evidencia problemas estructurales irresueltos en Costa Rica. En ellas se sumaron demandas inmediatas insatisfechas y problemas estructurales relativos al reparto de la riqueza, la evasión fiscal del gran capital y el control de las élites económicas sobre el aparato estatal, que se materializa en la desigualdad social de personas migrantes, indígenas, afrodescendientes y rurales.

    El espacio cívico en Costa Rica es calificado como “estrecho” por elCIVICUS Monitor.
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  • Human Rights Council adopts resolution on peaceful protests

    Reaction to resolution on peaceful protests at the 44th Session of the UN Human Rights Council

    With the adoption of a new resolution on peaceful protests, the Human Rights Council has sent a strong message that it stands by peaceful protesters who mobilise for change, and that law enforcement officials who perpetrate violence against protesters must be held to account.

    All over the world, protesters have been mobilizing and standing up to win better working conditions, further equality, and end forms of oppression. But in too many cases, from Chile to Hong Kong to the US, protesters, protest monitors and journalists have been met with repression and police brutality, often with complete impunity. We urge states to ensure full accountability for human rights violations perpetrated by law enforcement in the context of peaceful protests. 

    The COVID-19 pandemic has accelerated the urgency of the protection of online assembly. Given this context, CIVICUS welcomes that the resolution strongly reaffirms that the rights of peaceful assembl guaranteed offline are also guaranteed online. We thank Switzerland and Costa Rica in bringing forward this resolution, which could not come at a more critical time for the protection of peaceful protests worldwide.

    The resolution mandates the Special Rapporteur on the rights to freedom of peaceful assembly and of association to prepare over the next two years a dedicated report on the protection of human rights in the context of peaceful protests during crisis situations. It also provides for a panel discussion on the promotion and protection of human rights in the context of peaceful protests, looking at achievements and contemporary challenges, at the Council Session next June.


    Current council members:

    Afghanistan, Angola, Argentina, Armenia, Australia, Austria, Bahamas, Bahrain, Bangladesh, Bulgaria, Burkina Faso, Cameroon, Chile, Czech Republic, Democratic Republic of the Congo, Denmark, Eritrea, Fiji, Germany, India, Indonesia, Italy, Libya, Marshall Islands, Mauritania, Mexico, Namibia, Nepal, Netherlands, Nigeria, Poland, Pakistan, Peru, Philippines, Qatar, Republic of Korea, Senegal, Slovakia, SomaliaSudan, Spain, Togo, Ukraine, Uruguay, Venezuela

    Civic space ratings from the CIVICUS Monitor

    OPEN NARROWED OBSTRUCTED  REPRESSED CLOSED