Classement de l'espace civique par CIVICUS Monitor.
Tous les quatre ans, le monde entier s'arrête pour regarder le football
48 pays.
Des milliards de personnes.
Un moment partagé qui nous unit.
Analyse des matchs
Mexique
Le Mexique est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde, mais, au-delà des festivités, il reste l'un des endroits les plus dangereux au monde pour la défense des droits humains et le journalisme. Les assassinats et les disparitions forcées persistent dans un climat d'impunité généralisée. Les autorités, les intérêts privés et les gangs du crime organisé s'allient pour créer un environnement hostile à l'encontre de ceux qui osent s'exprimer. Les organisations de défense de l'environnement, les journalistes d'investigation et les mères de disparus exigent des comptes et des réformes institutionnelles.
Afrique du Sud
La Constitution sud-africaine garantit les droits civiques, mais la corruption, les violations des droits humains commises par la police lors des manifestations et les assassinats d'activistes et de lanceurs d'alerte mettent en évidence le fossé qui existe entre les droits sur le papier et la réalité sur le terrain. Les attaques xénophobes contre les migrants africains sont en augmentation. La société civile défend ces droits et parvient chaque jour à faire évoluer les choses.
Corée du Sud
La Corée du Sud a démontré que la mobilisation populaire peut changer les choses lorsque, en 2024, la population est descendue en masse dans la rue pour faire abroger la loi martiale. En conséquence, les libertés civiques sont largement protégées et la société civile est très active. Cependant, des inquiétudes subsistent concernant la liberté de la presse, le droit à la vie privée, la persécution des syndicats ainsi que les restrictions et les enquêtes auxquelles sont soumis les groupes de la société civile qui travaillent sur la Corée du Nord.
République tchèque
L'espace civique en République tchèque est considéré comme ouvert. Dans ce contexte, la société civile défend avec fermeté les libertés qu'elle a acquises de haute lutte et qui sont aujourd'hui menacées. Après l'arrivée au pouvoir d'un parti populiste de droite en octobre 2025, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour manifester contre l'influence des forces d'extrême droite et nationalistes. En avril 2026, un projet de loi sur les « agents étrangers » a été abandonné suite à une vive réaction de l'opinion publique, ce qui démontre que la société civile reste en pleine forme.
Canada
Le Canada est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde. Bien qu'il protège largement les libertés civiles, des inquiétudes persistent concernant les restrictions imposées aux manifestations, la diffamation pénale et la surveillance visant les défenseurs des droits environnementaux, ainsi que les militants pour les droits de la Palestine. Son équipe nationale n'ira peut-être pas très loin dans la compétition, mais la société civile est prête à aller jusqu'au bout.
Bosnie-Herzégovine
La Bosnie a créé la surprise en se qualifiant pour la Coupe du monde, et sa société civile fait preuve de la même ténacité pour défendre l'espace civique. Les militants et les journalistes continuent d'être la cible de diffamations et de campagnes de dénigrement, mais ils parviennent toujours à s'en sortir dans un climat de plus en plus hostile. En 2025, la Cour constitutionnelle a annulé une loi restrictive sur les « agents étrangers » en République serbe de Bosnie.
États-Unis
Les États-Unis, l’un des trois pays hôtes de la Coupe du monde, ont vu leur espace civique rétrogradé au rang d’« obstrué » parce que le président ne respecte pas les règles. Les militants et les manifestants, en particulier ceux qui défendent les droits des Palestiniens et des migrants, sont confrontés à des arrestations arbitraires et à une criminalisation. Les fonds alloués à la société civile ont été drastiquement réduits et la liberté d’expression est menacée. La société civile réagit avec force et en masse, en se mobilisant dans les rues et en se battant devant les tribunaux.
Paraguay
Au Paraguay, on observe une hostilité croissante à l'égard de ceux qui luttent contre la corruption et pour la transparence, les droits environnementaux et les droits fonciers, ce qui met à rude épreuve les libertés civiles. Pourtant, les militants et les communautés continuent de se battre malgré les obstacles, affrontant les inégalités, l'impunité et les puissants intérêts qui se cachent derrière les conflits liés à la terre.
Haïti
La société civile haïtienne évolue dans un contexte de chaos et de violence, sans la protection de l'État. Les gangs contrôlent le territoire, les journalistes sont réduits au silence et le personnel humanitaire est pris pour cible. Malgré tout, les réseaux communautaires et les stations de radio persévèrent, sans baisser les bras, et continuent à œuvrer malgré les risques.
Écosse
L'Écosse est régie par la législation du Royaume-Uni, et ces règles déstabilisent le terrain. Les personnes qui manifestent pacifiquement risquent d'être arrêtées pour désobéissance civile non violente. En avril 2026, il a été révélé que les autorités judiciaires écossaises avaient reçu plus de 100 plaintes liées au soutien apporté à Palestine Action en seulement sept mois, soit plus que pour tout autre groupe depuis l'introduction de la loi antiterroriste en 2000. La société civile continue néanmoins de se battre, se défendant devant les tribunaux et dans la rue.
Australie
L'espace civique en Australie bénéficie d'une large protection, mais ceux qui manifestent pour le climat et en solidarité avec la Palestine sont confrontés à des arrestations, à l'usage excessif de la force et à des restrictions sur les manifestations lorsqu'ils se mobilisent. Les lois anti-manifestations limitent le pouvoir de la foule, mais la société civile continue de les défier.
Turquie
La liberté d'expression en Turquie a été gravement restreinte : le pays est depuis longtemps connu pour être l'un de ceux qui emprisonnent le plus de journalistes au monde. En 2025, des millions de personnes ont manifesté après l'arrestation du maire d'Istanbul et ont été confrontées à des arrestations massives. Malgré cela, la société civile, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, refuse de baisser les bras et continue de se mobiliser, de documenter et de résister.
Brésil
Au Brésil, favori de la Coupe du monde, défendre l'Amazonie, protéger la terre et dénoncer les abus peut avoir des conséquences mortelles. Les communautés autochtones, les communautés noires et les défenseurs de l'environnement sont confrontés à l'intimidation, à la violence et au racisme structurel. Malgré tout, ils continuent de résister, de protéger leurs communautés et la forêt.
Maroc
Les dépenses démesurées engagées pour la construction des stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde ont déclenché un mouvement de protestation mené par la Génération Z, qui a obtenu l'engagement d'investir dans les services publics. Cette jeune équipe d'activistes marocains a payé le prix fort, avec des milliers d'arrestations. Les autorités poursuivent leur campagne répressive, avec des arrestations, des poursuites judiciaires et de lourdes peines de prison.
Qatar
Le Qatar a accueilli la dernière Coupe du monde, dont les stades ont été construits par des travailleurs migrants privés du droit de s'organiser, de manifester ou de s'exprimer. L'attention internationale s'est peut-être détournée, mais la société civile internationale refuse de se laisser convaincre par le « sportswashing » et continue de dire la vérité.
Suisse
L'espace civique suisse, autrefois ouvert, a récemment subi un recul en raison du durcissement des restrictions imposées aux manifestations et à la liberté de circulation. Bien que les défenseurs de l'environnement fassent l'objet de persécutions et de surveillance dans le pays, le militantisme climatique suisse a remporté une victoire importante sur la scène internationale, avec un arrêt historique rendu par la Cour européenne des droits de l'homme en 2024.
Côte d'Ivoire
Le gouvernement ivoirien ne respecte pas les règles. Les manifestations sont fréquemment interdites et tant les manifestants que les militants sont emprisonnés. L'ordonnance de 2024 impose des restrictions au fonctionnement des organisations de la société civile. Il existe néanmoins une société civile résiliente, composée de groupes de défense des droits humains, de journalistes indépendants, d'organisations de femmes et de mouvements de jeunesse, qui continue d'exiger le respect des règles.
Équateur
L'espace civique en Équateur se détériore rapidement. Les règles du jeu sont de plus en plus injustes. Ceux qui défendent la terre, l'eau et la vie sont confrontés à une violence extrême, à la criminalisation et à des mesures économiques punitives. Au milieu d'une crise sécuritaire et d'une militarisation croissante, les communautés, les militants écologistes, les groupes de défense des droits humains et les peuples autochtones continuent de résister.
Allemagne
L'Allemagne a reculé dans le classement de l'espace civique, passant de « ouvert » à « obstrué » à la suite de la répression sévère des manifestations pour le climat et de solidarité avec la Palestine. La brutalité policière et la criminalisation du militantisme ont restreint l'espace dédié à la liberté d'expression. Malgré tout, la population refuse de rester en retrait, et des centaines de milliers de personnes continuent de descendre dans la rue.
Curaçao
Curaçao, pays autonome au sein du Royaume des Pays-Bas, ne dispose pas de son propre classement en matière d'espace civique. Cependant, à l'instar de son équipe nationale, la société civile de l'île mène ses propres combats, s'efforçant de relever des défis tels que les inégalités, l'absence de protections en matière d'asile et les effets croissants du changement climatique.
Pays-Bas
L'espace civique aux Pays-Bas s'est rétréci. Les manifestations pour le climat et en solidarité avec la Palestine ont été confrontées à une forte répression, et des projets de loi visant à freiner la société civile ont été présentés. Malgré tout, la société civile néerlandaise continue de mener la danse, avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent tant devant les tribunaux que dans la rue pour exiger du gouvernement et du secteur privé qu’ils rendent des comptes sur leurs engagements en matière de droits humains.
Japon
Les libertés civiles au Japon sont largement protégées, mais la situation n'est pas tout à fait claire : la censure et les restrictions à la liberté de la presse suscitent des inquiétudes. Le gouvernement a durci les sanctions pour les délits de diffamation et a proposé des lois sur la sécurité qui pourraient servir à faire taire la dissidence.
Suède
L'espace civique suédois est très bien considéré, mais certains signes laissent présager une détérioration. Les récents changements politiques ont entraîné des coupes budgétaires, une hostilité croissante envers la société civile et une répression plus sévère des manifestations. La société civile résiste, car il est important de se défendre avec fermeté.
Tunisie
La révolution tunisienne de 2011 a donné naissance à l'une des sociétés civiles les plus dynamiques de la région. Celle-ci est toutefois menacée, car le président veut être à la fois entraîneur, capitaine et arbitre. Il a réécrit la Constitution pour s'emparer du pouvoir et emprisonne fréquemment ses détracteurs. Les récentes manifestations montrent toutefois que l'esprit de la révolution n'est pas éteint.
Arabie saoudite
L'Arabie saoudite est l'un des pays où la situation en matière de libertés civiles est la plus grave. Des femmes sont emprisonnées pour avoir revendiqué leurs droits. Des journalistes ont été exécutés pour avoir fait leur travail. Malgré tout, la diaspora, avec une grande détermination, continue de raconter les histoires que les stades et les accords de sponsoring tentent de dissimuler, car la réalité de la répression est plus forte que la plus grande campagne de « sportswashing » au monde.
Uruguay
La société civile uruguayenne évolue dans l'un des espaces civiques les plus ouverts d'Amérique. Une société civile active contribue à garantir l'égalité des chances pour tous, démontrant ainsi que, lorsque les citoyens peuvent s'organiser librement, le changement est possible.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Cap-Vert
Le Cap-Vert est peut-être une équipe modeste en Coupe du monde, mais en matière d’espace civique, c’est l’un des champions. C’est l’un des deux seuls États africains où l’espace civique est considéré comme ouvert, ce qui signifie que la société civile peut s’exprimer, s’organiser et participer librement. L'Observatoire national des droits humains, récemment créé, a pour mission de fournir des données actualisées sur les droits humains et de veiller au respect des engagements nationaux et internationaux
Iran
La situation de l'espace civique en Iran est l'une des plus graves au monde. En 2026, des milliers de personnes ont été tuées pour avoir manifesté. Des militants sont derrière les barreaux, dont certains risquent la peine de mort, comme Pakhshan Azizi, Sharifeh Mohammadi et Verisheh Moradi. Votre soutien peut faire la différence : montrez votre solidarité envers elles et envers tous les iraniens qui osent faire entendre leur voix.
Nouvelle-Zélande
Les libertés civiques en Nouvelle-Zélande restent solides. Les groupes de la société civile peuvent se former et fonctionner sans restrictions, la liberté d'expression est respectée et les manifestations font rarement l'objet de restrictions. Cependant, on a récemment observé des cas d'arrestations et de poursuites judiciaires à l'encontre de militants pour le climat, ainsi que des atteintes de plus en plus fréquentes aux droits des Maoris. La société civile ne tiendra pas cette victoire pour acquise.
Belgique
L'espace civique belge est solide, mais présente des failles : le recours excessif à la force lors des manifestations et un projet de loi qui permettrait au gouvernement de dissoudre les organisations jugées radicales mettent en évidence la pression croissante qui pèse sur la société civile. Les coalitions de la société civile contre-attaquent en engageant des actions inédites en justice concernant le climat, la liberté d'expression et l'inaction face au génocide à Gaza.
Égypte
L'Égypte présente l'un des contextes civiques les plus répressifs au monde. Des dizaines de milliers de militants, d'avocats et de journalistes sont emprisonnés. Mais les défenseurs des droits humains ne restent pas les bras croisés. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ils continuent de se battre pour que la vérité soit révélée, malgré l'énorme pression à laquelle ils sont soumis. L'une d'entre eux est Hoda Abdel Moneim, emprisonnée depuis 2018. CIVICUS exige sa libération.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Sénégal
La société civile sénégalaise a contribué à faire avancer la transition démocratique en 2024, illustrant parfaitement ce que peut accomplir une action civique organisée et persévérante. Cependant, l'adoption d'une loi répressive à l'encontre de la communauté LGBTQI+ et les fréquentes poursuites judiciaires à l'encontre des journalistes obligent les défenseurs des droits humains à se mettre sur la défensive.
Irak
Le soulèvement de 2019 en Irak, qui revendiquait la dignité et la justice, a été réprimé par des escadrons de la mort. Des centaines de jeunes militants ont été assassinés ou ont disparu, mais la contestation ne s'éteint pas. Le mouvement qu'ils ont construit perdure à travers les réseaux de la société civile et des manifestations incessantes pour réclamer justice, malgré la brutalité de l'État.
Norvège
La société civile norvégienne évolue dans un espace ouvert, mettant sa liberté au service de la justice mondiale, car la défense des droits humains est un sport d'équipe. Mais la bataille n'est pas encore gagnée : les manifestations de solidarité avec les Samis, contre le changement climatique et en faveur de la Palestine se sont heurtées à des restrictions. De plus, les coupes dans l'aide internationale ont contraint les organisations norvégiennes soutenant des militants dans des pays répressifs à réduire leurs activités.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
Algérie
Les militants, universitaires, artistes, journalistes et dirigeants syndicaux algériens sont confrontés à un climat général de répression. Les autorités recourent au code pénal pour les poursuivre et les condamner. Les médias et les organisations de défense des droits humains ont été réduits au silence et tentent d’opérer dans la clandestinité ou depuis l’étranger pour continuer à documenter la vérité et exiger des comptes. Hors du terrain, le match continue.
Autriche
L'espace civique en Autriche reste ouvert, mais l'influence croissante de l'extrême droite a déclenché l'alarme en ce qui concerne la liberté de la presse et la liberté d'association. Entre les tentatives visant à affaiblir les organisations, la pression exercée sur les médias et les mesures de surveillance proposées, la ligne de défense de la société civile est menacée. La société civile fait entendre sa voix face aux changements du paysage politique.
Jordanie
En Jordanie, la société civile est soumise à une surveillance constante et à des lois restrictives. Les autorités ne jouent pas franc jeu, puisqu’elles ont recours à des logiciels espions. Les militants et les journalistes risquent d’être arrêtés s’ils expriment leurs opinions en ligne, et ceux qui manifestent en solidarité avec la Palestine font l’objet de persécutions.
Ghana
Au Ghana, tout le monde ne jouit pas de la liberté d'expression. Une loi stricte visant la communauté LGBTQI+ est en passe d'être adoptée. Elle pénalise ce qu'elle qualifie de « promotion » des activités LGBTQI+. Cette situation, conjuguée aux agressions constantes contre les journalistes et aux restrictions imposées aux manifestations, met en péril l'espace civique au Ghana.
Panama
Partout au Panama, la population organise sans relâche des manifestations, qui se heurtent à des états d'urgence, à la militarisation et à des restrictions. Pourtant, la société civile continue de se mobiliser, avec la même détermination qui avait permis au mouvement de fermer, en 2023, une mine de cuivre qui détruisait l'environnement. La société civile reste active.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Croatie
La liberté de la presse en Croatie est restreinte par les pressions politiques et les poursuites abusives. De plus, la montée en puissance de l'extrême droite a ravivé les attaques contre la société civile et les journalistes. Malgré tout, la société civile ne laisse pas ses adversaires gagner la partie : fin 2025, des dizaines de milliers de personnes ont participé à des marches antifascistes pour rejeter la haine.
Portugal
La société civile portugaise se mobilise en faveur de la justice climatique, du droit au logement et de la solidarité avec les migrants. Bien que le Portugal obtienne de bons résultats en matière d'ouverture de l'espace civique, la situation se complique. L'influence croissante de l'extrême droite banalise les discours xénophobes et anti-droits, ce qui crée un environnement plus hostile à la défense des droits humains.
République démocratique du Congo
Dans l'est de la République démocratique du Congo, une région dévastée par le conflit, l'espace civique est soumis à de graves restrictions dans un contexte de violence et d'impunité. Les militants, les coopérants et les journalistes sont menacés. Certains ont été assassinés, d’autres ont été contraints de passer dans la clandestinité. Rendre compte de la crise et des atrocités est un combat à la vie ou à la mort. Pourtant, ils continuent de résister : pour les survivants, pour la vérité, pour la justice.
Ouzbékistan
L'Ouzbékistan fait ses débuts à la Coupe du monde, mais sa société civile reste confinée dans les vestiaires. Les libertés fondamentales sont sévèrement restreintes et de nombreux défenseurs des droits humains, avocats et journalistes sont injustement emprisonnés. Pourtant, malgré la censure, les poursuites judiciaires et les lois restrictives, il reste des personnes courageuses qui refusent de se taire.
Colombie
La violence ne cessera pas en Colombie pendant la Coupe du monde. L'espace civique est soumis à une forte pression, en particulier dans les régions où opèrent des groupes armés et des organisations criminelles. Les défenseurs des droits humains, les dirigeants autochtones et afro-colombiens, les organisations communautaires et les journalistes sont exposés à des menaces de mort et à la violence pour avoir défendu leurs communautés et réclamé une paix durable.
République tchèque
L'espace civique en République tchèque est considéré comme ouvert. Dans ce contexte, la société civile défend avec fermeté les libertés qu'elle a acquises de haute lutte et qui sont aujourd'hui menacées. Après l'arrivée au pouvoir d'un parti populiste de droite en octobre 2025, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour manifester contre l'influence des forces d'extrême droite et nationalistes. En avril 2026, un projet de loi sur les « agents étrangers » a été abandonné suite à une vive réaction de l'opinion publique, ce qui démontre que la société civile reste en pleine forme.
Afrique du Sud
La Constitution sud-africaine garantit les droits civiques, mais la corruption, les violations des droits humains commises par la police lors des manifestations et les assassinats d'activistes et de lanceurs d'alerte mettent en évidence le fossé qui existe entre les droits sur le papier et la réalité sur le terrain. Les attaques xénophobes contre les migrants africains sont en augmentation. La société civile défend ces droits et parvient chaque jour à faire évoluer les choses.
Suisse
L'espace civique suisse, autrefois ouvert, a récemment subi un recul en raison du durcissement des restrictions imposées aux manifestations et à la liberté de circulation. Bien que les défenseurs de l'environnement fassent l'objet de persécutions et de surveillance dans le pays, le militantisme climatique suisse a remporté une victoire importante sur la scène internationale, avec un arrêt historique rendu par la Cour européenne des droits de l'homme en 2024.
Bosnie-Herzégovine
La Bosnie a créé la surprise en se qualifiant pour la Coupe du monde, et sa société civile fait preuve de la même ténacité pour défendre l'espace civique. Les militants et les journalistes continuent d'être la cible de diffamations et de campagnes de dénigrement, mais ils parviennent toujours à s'en sortir dans un climat de plus en plus hostile. En 2025, la Cour constitutionnelle a annulé une loi restrictive sur les « agents étrangers » en République serbe de Bosnie.
Canada
Le Canada est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde. Bien qu'il protège largement les libertés civiles, des inquiétudes persistent concernant les restrictions imposées aux manifestations, la diffamation pénale et la surveillance visant les défenseurs des droits environnementaux, ainsi que les militants pour les droits de la Palestine. Son équipe nationale n'ira peut-être pas très loin dans la compétition, mais la société civile est prête à aller jusqu'au bout.
Qatar
Le Qatar a accueilli la dernière Coupe du monde, dont les stades ont été construits par des travailleurs migrants privés du droit de s'organiser, de manifester ou de s'exprimer. L'attention internationale s'est peut-être détournée, mais la société civile internationale refuse de se laisser convaincre par le « sportswashing » et continue de dire la vérité.
Mexique
Le Mexique est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde, mais, au-delà des festivités, il reste l'un des endroits les plus dangereux au monde pour la défense des droits humains et le journalisme. Les assassinats et les disparitions forcées persistent dans un climat d'impunité généralisée. Les autorités, les intérêts privés et les gangs du crime organisé s'allient pour créer un environnement hostile à l'encontre de ceux qui osent s'exprimer. Les organisations de défense de l'environnement, les journalistes d'investigation et les mères de disparus exigent des comptes et des réformes institutionnelles.
Corée du Sud
La Corée du Sud a démontré que la mobilisation populaire peut changer les choses lorsque, en 2024, la population est descendue en masse dans la rue pour faire abroger la loi martiale. En conséquence, les libertés civiques sont largement protégées et la société civile est très active. Cependant, des inquiétudes subsistent concernant la liberté de la presse, le droit à la vie privée, la persécution des syndicats ainsi que les restrictions et les enquêtes auxquelles sont soumis les groupes de la société civile qui travaillent sur la Corée du Nord.
Brésil
Au Brésil, favori de la Coupe du monde, défendre l'Amazonie, protéger la terre et dénoncer les abus peut avoir des conséquences mortelles. Les communautés autochtones, les communautés noires et les défenseurs de l'environnement sont confrontés à l'intimidation, à la violence et au racisme structurel. Malgré tout, ils continuent de résister, de protéger leurs communautés et la forêt.
Haïti
La société civile haïtienne évolue dans un contexte de chaos et de violence, sans la protection de l'État. Les gangs contrôlent le territoire, les journalistes sont réduits au silence et le personnel humanitaire est pris pour cible. Malgré tout, les réseaux communautaires et les stations de radio persévèrent, sans baisser les bras, et continuent à œuvrer malgré les risques.
Écosse
L'Écosse est régie par la législation du Royaume-Uni, et ces règles déstabilisent le terrain. Les personnes qui manifestent pacifiquement risquent d'être arrêtées pour désobéissance civile non violente. En avril 2026, il a été révélé que les autorités judiciaires écossaises avaient reçu plus de 100 plaintes liées au soutien apporté à Palestine Action en seulement sept mois, soit plus que pour tout autre groupe depuis l'introduction de la loi antiterroriste en 2000. La société civile continue néanmoins de se battre, se défendant devant les tribunaux et dans la rue.
Maroc
Les dépenses démesurées engagées pour la construction des stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde ont déclenché un mouvement de protestation mené par la Génération Z, qui a obtenu l'engagement d'investir dans les services publics. Cette jeune équipe d'activistes marocains a payé le prix fort, avec des milliers d'arrestations. Les autorités poursuivent leur campagne répressive, avec des arrestations, des poursuites judiciaires et de lourdes peines de prison.
Turquie
La liberté d'expression en Turquie a été gravement restreinte : le pays est depuis longtemps connu pour être l'un de ceux qui emprisonnent le plus de journalistes au monde. En 2025, des millions de personnes ont manifesté après l'arrestation du maire d'Istanbul et ont été confrontées à des arrestations massives. Malgré cela, la société civile, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, refuse de baisser les bras et continue de se mobiliser, de documenter et de résister.
Paraguay
Au Paraguay, on observe une hostilité croissante à l'égard de ceux qui luttent contre la corruption et pour la transparence, les droits environnementaux et les droits fonciers, ce qui met à rude épreuve les libertés civiles. Pourtant, les militants et les communautés continuent de se battre malgré les obstacles, affrontant les inégalités, l'impunité et les puissants intérêts qui se cachent derrière les conflits liés à la terre.
États-Unis
Les États-Unis, l’un des trois pays hôtes de la Coupe du monde, ont vu leur espace civique rétrogradé au rang d’« obstrué » parce que le président ne respecte pas les règles. Les militants et les manifestants, en particulier ceux qui défendent les droits des Palestiniens et des migrants, sont confrontés à des arrestations arbitraires et à une criminalisation. Les fonds alloués à la société civile ont été drastiquement réduits et la liberté d’expression est menacée. La société civile réagit avec force et en masse, en se mobilisant dans les rues et en se battant devant les tribunaux.
Australie
L'espace civique en Australie bénéficie d'une large protection, mais ceux qui manifestent pour le climat et en solidarité avec la Palestine sont confrontés à des arrestations, à l'usage excessif de la force et à des restrictions sur les manifestations lorsqu'ils se mobilisent. Les lois anti-manifestations limitent le pouvoir de la foule, mais la société civile continue de les défier.
Allemagne
L'Allemagne a reculé dans le classement de l'espace civique, passant de « ouvert » à « obstrué » à la suite de la répression sévère des manifestations pour le climat et de solidarité avec la Palestine. La brutalité policière et la criminalisation du militantisme ont restreint l'espace dédié à la liberté d'expression. Malgré tout, la population refuse de rester en retrait, et des centaines de milliers de personnes continuent de descendre dans la rue.
Côte d'Ivoire
Le gouvernement ivoirien ne respecte pas les règles. Les manifestations sont fréquemment interdites et tant les manifestants que les militants sont emprisonnés. L'ordonnance de 2024 impose des restrictions au fonctionnement des organisations de la société civile. Il existe néanmoins une société civile résiliente, composée de groupes de défense des droits humains, de journalistes indépendants, d'organisations de femmes et de mouvements de jeunesse, qui continue d'exiger le respect des règles.
Équateur
L'espace civique en Équateur se détériore rapidement. Les règles du jeu sont de plus en plus injustes. Ceux qui défendent la terre, l'eau et la vie sont confrontés à une violence extrême, à la criminalisation et à des mesures économiques punitives. Au milieu d'une crise sécuritaire et d'une militarisation croissante, les communautés, les militants écologistes, les groupes de défense des droits humains et les peuples autochtones continuent de résister.
Curaçao
Curaçao, pays autonome au sein du Royaume des Pays-Bas, ne dispose pas de son propre classement en matière d'espace civique. Cependant, à l'instar de son équipe nationale, la société civile de l'île mène ses propres combats, s'efforçant de relever des défis tels que les inégalités, l'absence de protections en matière d'asile et les effets croissants du changement climatique.
Pays-Bas
L'espace civique aux Pays-Bas s'est rétréci. Les manifestations pour le climat et en solidarité avec la Palestine ont été confrontées à une forte répression, et des projets de loi visant à freiner la société civile ont été présentés. Malgré tout, la société civile néerlandaise continue de mener la danse, avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent tant devant les tribunaux que dans la rue pour exiger du gouvernement et du secteur privé qu’ils rendent des comptes sur leurs engagements en matière de droits humains.
Suède
L'espace civique suédois est très bien considéré, mais certains signes laissent présager une détérioration. Les récents changements politiques ont entraîné des coupes budgétaires, une hostilité croissante envers la société civile et une répression plus sévère des manifestations. La société civile résiste, car il est important de se défendre avec fermeté.
Tunisie
La révolution tunisienne de 2011 a donné naissance à l'une des sociétés civiles les plus dynamiques de la région. Celle-ci est toutefois menacée, car le président veut être à la fois entraîneur, capitaine et arbitre. Il a réécrit la Constitution pour s'emparer du pouvoir et emprisonne fréquemment ses détracteurs. Les récentes manifestations montrent toutefois que l'esprit de la révolution n'est pas éteint.
Japon
Les libertés civiles au Japon sont largement protégées, mais la situation n'est pas tout à fait claire : la censure et les restrictions à la liberté de la presse suscitent des inquiétudes. Le gouvernement a durci les sanctions pour les délits de diffamation et a proposé des lois sur la sécurité qui pourraient servir à faire taire la dissidence.
Uruguay
La société civile uruguayenne évolue dans l'un des espaces civiques les plus ouverts d'Amérique. Une société civile active contribue à garantir l'égalité des chances pour tous, démontrant ainsi que, lorsque les citoyens peuvent s'organiser librement, le changement est possible.
Cap-Vert
Le Cap-Vert est peut-être une équipe modeste en Coupe du monde, mais en matière d’espace civique, c’est l’un des champions. C’est l’un des deux seuls États africains où l’espace civique est considéré comme ouvert, ce qui signifie que la société civile peut s’exprimer, s’organiser et participer librement. L'Observatoire national des droits humains, récemment créé, a pour mission de fournir des données actualisées sur les droits humains et de veiller au respect des engagements nationaux et internationaux
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Arabie saoudite
L'Arabie saoudite est l'un des pays où la situation en matière de libertés civiles est la plus grave. Des femmes sont emprisonnées pour avoir revendiqué leurs droits. Des journalistes ont été exécutés pour avoir fait leur travail. Malgré tout, la diaspora, avec une grande détermination, continue de raconter les histoires que les stades et les accords de sponsoring tentent de dissimuler, car la réalité de la répression est plus forte que la plus grande campagne de « sportswashing » au monde.
Belgique
L'espace civique belge est solide, mais présente des failles : le recours excessif à la force lors des manifestations et un projet de loi qui permettrait au gouvernement de dissoudre les organisations jugées radicales mettent en évidence la pression croissante qui pèse sur la société civile. Les coalitions de la société civile contre-attaquent en engageant des actions inédites en justice concernant le climat, la liberté d'expression et l'inaction face au génocide à Gaza.
Iran
La situation de l'espace civique en Iran est l'une des plus graves au monde. En 2026, des milliers de personnes ont été tuées pour avoir manifesté. Des militants sont derrière les barreaux, dont certains risquent la peine de mort, comme Pakhshan Azizi, Sharifeh Mohammadi et Verisheh Moradi. Votre soutien peut faire la différence : montrez votre solidarité envers elles et envers tous les iraniens qui osent faire entendre leur voix.
Nouvelle-Zélande
Les libertés civiques en Nouvelle-Zélande restent solides. Les groupes de la société civile peuvent se former et fonctionner sans restrictions, la liberté d'expression est respectée et les manifestations font rarement l'objet de restrictions. Cependant, on a récemment observé des cas d'arrestations et de poursuites judiciaires à l'encontre de militants pour le climat, ainsi que des atteintes de plus en plus fréquentes aux droits des Maoris. La société civile ne tiendra pas cette victoire pour acquise.
Égypte
L'Égypte présente l'un des contextes civiques les plus répressifs au monde. Des dizaines de milliers de militants, d'avocats et de journalistes sont emprisonnés. Mais les défenseurs des droits humains ne restent pas les bras croisés. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ils continuent de se battre pour que la vérité soit révélée, malgré l'énorme pression à laquelle ils sont soumis. L'une d'entre eux est Hoda Abdel Moneim, emprisonnée depuis 2018. CIVICUS exige sa libération.
Norvège
La société civile norvégienne évolue dans un espace ouvert, mettant sa liberté au service de la justice mondiale, car la défense des droits humains est un sport d'équipe. Mais la bataille n'est pas encore gagnée : les manifestations de solidarité avec les Samis, contre le changement climatique et en faveur de la Palestine se sont heurtées à des restrictions. De plus, les coupes dans l'aide internationale ont contraint les organisations norvégiennes soutenant des militants dans des pays répressifs à réduire leurs activités.
Sénégal
La société civile sénégalaise a contribué à faire avancer la transition démocratique en 2024, illustrant parfaitement ce que peut accomplir une action civique organisée et persévérante. Cependant, l'adoption d'une loi répressive à l'encontre de la communauté LGBTQI+ et les fréquentes poursuites judiciaires à l'encontre des journalistes obligent les défenseurs des droits humains à se mettre sur la défensive.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Irak
Le soulèvement de 2019 en Irak, qui revendiquait la dignité et la justice, a été réprimé par des escadrons de la mort. Des centaines de jeunes militants ont été assassinés ou ont disparu, mais la contestation ne s'éteint pas. Le mouvement qu'ils ont construit perdure à travers les réseaux de la société civile et des manifestations incessantes pour réclamer justice, malgré la brutalité de l'État.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
Autriche
L'espace civique en Autriche reste ouvert, mais l'influence croissante de l'extrême droite a déclenché l'alarme en ce qui concerne la liberté de la presse et la liberté d'association. Entre les tentatives visant à affaiblir les organisations, la pression exercée sur les médias et les mesures de surveillance proposées, la ligne de défense de la société civile est menacée. La société civile fait entendre sa voix face aux changements du paysage politique.
Jordanie
En Jordanie, la société civile est soumise à une surveillance constante et à des lois restrictives. Les autorités ne jouent pas franc jeu, puisqu’elles ont recours à des logiciels espions. Les militants et les journalistes risquent d’être arrêtés s’ils expriment leurs opinions en ligne, et ceux qui manifestent en solidarité avec la Palestine font l’objet de persécutions.
Algérie
Les militants, universitaires, artistes, journalistes et dirigeants syndicaux algériens sont confrontés à un climat général de répression. Les autorités recourent au code pénal pour les poursuivre et les condamner. Les médias et les organisations de défense des droits humains ont été réduits au silence et tentent d’opérer dans la clandestinité ou depuis l’étranger pour continuer à documenter la vérité et exiger des comptes. Hors du terrain, le match continue.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Ghana
Au Ghana, tout le monde ne jouit pas de la liberté d'expression. Une loi stricte visant la communauté LGBTQI+ est en passe d'être adoptée. Elle pénalise ce qu'elle qualifie de « promotion » des activités LGBTQI+. Cette situation, conjuguée aux agressions constantes contre les journalistes et aux restrictions imposées aux manifestations, met en péril l'espace civique au Ghana.
Panama
Partout au Panama, la population organise sans relâche des manifestations, qui se heurtent à des états d'urgence, à la militarisation et à des restrictions. Pourtant, la société civile continue de se mobiliser, avec la même détermination qui avait permis au mouvement de fermer, en 2023, une mine de cuivre qui détruisait l'environnement. La société civile reste active.
Croatie
La liberté de la presse en Croatie est restreinte par les pressions politiques et les poursuites abusives. De plus, la montée en puissance de l'extrême droite a ravivé les attaques contre la société civile et les journalistes. Malgré tout, la société civile ne laisse pas ses adversaires gagner la partie : fin 2025, des dizaines de milliers de personnes ont participé à des marches antifascistes pour rejeter la haine.
Portugal
La société civile portugaise se mobilise en faveur de la justice climatique, du droit au logement et de la solidarité avec les migrants. Bien que le Portugal obtienne de bons résultats en matière d'ouverture de l'espace civique, la situation se complique. L'influence croissante de l'extrême droite banalise les discours xénophobes et anti-droits, ce qui crée un environnement plus hostile à la défense des droits humains.
Ouzbékistan
L'Ouzbékistan fait ses débuts à la Coupe du monde, mais sa société civile reste confinée dans les vestiaires. Les libertés fondamentales sont sévèrement restreintes et de nombreux défenseurs des droits humains, avocats et journalistes sont injustement emprisonnés. Pourtant, malgré la censure, les poursuites judiciaires et les lois restrictives, il reste des personnes courageuses qui refusent de se taire.
Colombie
La violence ne cessera pas en Colombie pendant la Coupe du monde. L'espace civique est soumis à une forte pression, en particulier dans les régions où opèrent des groupes armés et des organisations criminelles. Les défenseurs des droits humains, les dirigeants autochtones et afro-colombiens, les organisations communautaires et les journalistes sont exposés à des menaces de mort et à la violence pour avoir défendu leurs communautés et réclamé une paix durable.
République démocratique du Congo
Dans l'est de la République démocratique du Congo, une région dévastée par le conflit, l'espace civique est soumis à de graves restrictions dans un contexte de violence et d'impunité. Les militants, les coopérants et les journalistes sont menacés. Certains ont été assassinés, d’autres ont été contraints de passer dans la clandestinité. Rendre compte de la crise et des atrocités est un combat à la vie ou à la mort. Pourtant, ils continuent de résister : pour les survivants, pour la vérité, pour la justice.
Écosse
L'Écosse est régie par la législation du Royaume-Uni, et ces règles déstabilisent le terrain. Les personnes qui manifestent pacifiquement risquent d'être arrêtées pour désobéissance civile non violente. En avril 2026, il a été révélé que les autorités judiciaires écossaises avaient reçu plus de 100 plaintes liées au soutien apporté à Palestine Action en seulement sept mois, soit plus que pour tout autre groupe depuis l'introduction de la loi antiterroriste en 2000. La société civile continue néanmoins de se battre, se défendant devant les tribunaux et dans la rue.
Brésil
Au Brésil, favori de la Coupe du monde, défendre l'Amazonie, protéger la terre et dénoncer les abus peut avoir des conséquences mortelles. Les communautés autochtones, les communautés noires et les défenseurs de l'environnement sont confrontés à l'intimidation, à la violence et au racisme structurel. Malgré tout, ils continuent de résister, de protéger leurs communautés et la forêt.
Maroc
Les dépenses démesurées engagées pour la construction des stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde ont déclenché un mouvement de protestation mené par la Génération Z, qui a obtenu l'engagement d'investir dans les services publics. Cette jeune équipe d'activistes marocains a payé le prix fort, avec des milliers d'arrestations. Les autorités poursuivent leur campagne répressive, avec des arrestations, des poursuites judiciaires et de lourdes peines de prison.
Haïti
La société civile haïtienne évolue dans un contexte de chaos et de violence, sans la protection de l'État. Les gangs contrôlent le territoire, les journalistes sont réduits au silence et le personnel humanitaire est pris pour cible. Malgré tout, les réseaux communautaires et les stations de radio persévèrent, sans baisser les bras, et continuent à œuvrer malgré les risques.
Suisse
L'espace civique suisse, autrefois ouvert, a récemment subi un recul en raison du durcissement des restrictions imposées aux manifestations et à la liberté de circulation. Bien que les défenseurs de l'environnement fassent l'objet de persécutions et de surveillance dans le pays, le militantisme climatique suisse a remporté une victoire importante sur la scène internationale, avec un arrêt historique rendu par la Cour européenne des droits de l'homme en 2024.
Canada
Le Canada est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde. Bien qu'il protège largement les libertés civiles, des inquiétudes persistent concernant les restrictions imposées aux manifestations, la diffamation pénale et la surveillance visant les défenseurs des droits environnementaux, ainsi que les militants pour les droits de la Palestine. Son équipe nationale n'ira peut-être pas très loin dans la compétition, mais la société civile est prête à aller jusqu'au bout.
Bosnie-Herzégovine
La Bosnie a créé la surprise en se qualifiant pour la Coupe du monde, et sa société civile fait preuve de la même ténacité pour défendre l'espace civique. Les militants et les journalistes continuent d'être la cible de diffamations et de campagnes de dénigrement, mais ils parviennent toujours à s'en sortir dans un climat de plus en plus hostile. En 2025, la Cour constitutionnelle a annulé une loi restrictive sur les « agents étrangers » en République serbe de Bosnie.
Qatar
Le Qatar a accueilli la dernière Coupe du monde, dont les stades ont été construits par des travailleurs migrants privés du droit de s'organiser, de manifester ou de s'exprimer. L'attention internationale s'est peut-être détournée, mais la société civile internationale refuse de se laisser convaincre par le « sportswashing » et continue de dire la vérité.
République tchèque
L'espace civique en République tchèque est considéré comme ouvert. Dans ce contexte, la société civile défend avec fermeté les libertés qu'elle a acquises de haute lutte et qui sont aujourd'hui menacées. Après l'arrivée au pouvoir d'un parti populiste de droite en octobre 2025, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour manifester contre l'influence des forces d'extrême droite et nationalistes. En avril 2026, un projet de loi sur les « agents étrangers » a été abandonné suite à une vive réaction de l'opinion publique, ce qui démontre que la société civile reste en pleine forme.
Mexique
Le Mexique est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde, mais, au-delà des festivités, il reste l'un des endroits les plus dangereux au monde pour la défense des droits humains et le journalisme. Les assassinats et les disparitions forcées persistent dans un climat d'impunité généralisée. Les autorités, les intérêts privés et les gangs du crime organisé s'allient pour créer un environnement hostile à l'encontre de ceux qui osent s'exprimer. Les organisations de défense de l'environnement, les journalistes d'investigation et les mères de disparus exigent des comptes et des réformes institutionnelles.
Afrique du Sud
La Constitution sud-africaine garantit les droits civiques, mais la corruption, les violations des droits humains commises par la police lors des manifestations et les assassinats d'activistes et de lanceurs d'alerte mettent en évidence le fossé qui existe entre les droits sur le papier et la réalité sur le terrain. Les attaques xénophobes contre les migrants africains sont en augmentation. La société civile défend ces droits et parvient chaque jour à faire évoluer les choses.
Corée du Sud
La Corée du Sud a démontré que la mobilisation populaire peut changer les choses lorsque, en 2024, la population est descendue en masse dans la rue pour faire abroger la loi martiale. En conséquence, les libertés civiques sont largement protégées et la société civile est très active. Cependant, des inquiétudes subsistent concernant la liberté de la presse, le droit à la vie privée, la persécution des syndicats ainsi que les restrictions et les enquêtes auxquelles sont soumis les groupes de la société civile qui travaillent sur la Corée du Nord.
Curaçao
Curaçao, pays autonome au sein du Royaume des Pays-Bas, ne dispose pas de son propre classement en matière d'espace civique. Cependant, à l'instar de son équipe nationale, la société civile de l'île mène ses propres combats, s'efforçant de relever des défis tels que les inégalités, l'absence de protections en matière d'asile et les effets croissants du changement climatique.
Côte d'Ivoire
Le gouvernement ivoirien ne respecte pas les règles. Les manifestations sont fréquemment interdites et tant les manifestants que les militants sont emprisonnés. L'ordonnance de 2024 impose des restrictions au fonctionnement des organisations de la société civile. Il existe néanmoins une société civile résiliente, composée de groupes de défense des droits humains, de journalistes indépendants, d'organisations de femmes et de mouvements de jeunesse, qui continue d'exiger le respect des règles.
Équateur
L'espace civique en Équateur se détériore rapidement. Les règles du jeu sont de plus en plus injustes. Ceux qui défendent la terre, l'eau et la vie sont confrontés à une violence extrême, à la criminalisation et à des mesures économiques punitives. Au milieu d'une crise sécuritaire et d'une militarisation croissante, les communautés, les militants écologistes, les groupes de défense des droits humains et les peuples autochtones continuent de résister.
Allemagne
L'Allemagne a reculé dans le classement de l'espace civique, passant de « ouvert » à « obstrué » à la suite de la répression sévère des manifestations pour le climat et de solidarité avec la Palestine. La brutalité policière et la criminalisation du militantisme ont restreint l'espace dédié à la liberté d'expression. Malgré tout, la population refuse de rester en retrait, et des centaines de milliers de personnes continuent de descendre dans la rue.
Japon
Les libertés civiles au Japon sont largement protégées, mais la situation n'est pas tout à fait claire : la censure et les restrictions à la liberté de la presse suscitent des inquiétudes. Le gouvernement a durci les sanctions pour les délits de diffamation et a proposé des lois sur la sécurité qui pourraient servir à faire taire la dissidence.
Suède
L'espace civique suédois est très bien considéré, mais certains signes laissent présager une détérioration. Les récents changements politiques ont entraîné des coupes budgétaires, une hostilité croissante envers la société civile et une répression plus sévère des manifestations. La société civile résiste, car il est important de se défendre avec fermeté.
Tunisie
La révolution tunisienne de 2011 a donné naissance à l'une des sociétés civiles les plus dynamiques de la région. Celle-ci est toutefois menacée, car le président veut être à la fois entraîneur, capitaine et arbitre. Il a réécrit la Constitution pour s'emparer du pouvoir et emprisonne fréquemment ses détracteurs. Les récentes manifestations montrent toutefois que l'esprit de la révolution n'est pas éteint.
Pays-Bas
L'espace civique aux Pays-Bas s'est rétréci. Les manifestations pour le climat et en solidarité avec la Palestine ont été confrontées à une forte répression, et des projets de loi visant à freiner la société civile ont été présentés. Malgré tout, la société civile néerlandaise continue de mener la danse, avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent tant devant les tribunaux que dans la rue pour exiger du gouvernement et du secteur privé qu’ils rendent des comptes sur leurs engagements en matière de droits humains.
Turquie
La liberté d'expression en Turquie a été gravement restreinte : le pays est depuis longtemps connu pour être l'un de ceux qui emprisonnent le plus de journalistes au monde. En 2025, des millions de personnes ont manifesté après l'arrestation du maire d'Istanbul et ont été confrontées à des arrestations massives. Malgré cela, la société civile, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, refuse de baisser les bras et continue de se mobiliser, de documenter et de résister.
États-Unis
Les États-Unis, l’un des trois pays hôtes de la Coupe du monde, ont vu leur espace civique rétrogradé au rang d’« obstrué » parce que le président ne respecte pas les règles. Les militants et les manifestants, en particulier ceux qui défendent les droits des Palestiniens et des migrants, sont confrontés à des arrestations arbitraires et à une criminalisation. Les fonds alloués à la société civile ont été drastiquement réduits et la liberté d’expression est menacée. La société civile réagit avec force et en masse, en se mobilisant dans les rues et en se battant devant les tribunaux.
Paraguay
Au Paraguay, on observe une hostilité croissante à l'égard de ceux qui luttent contre la corruption et pour la transparence, les droits environnementaux et les droits fonciers, ce qui met à rude épreuve les libertés civiles. Pourtant, les militants et les communautés continuent de se battre malgré les obstacles, affrontant les inégalités, l'impunité et les puissants intérêts qui se cachent derrière les conflits liés à la terre.
Australie
L'espace civique en Australie bénéficie d'une large protection, mais ceux qui manifestent pour le climat et en solidarité avec la Palestine sont confrontés à des arrestations, à l'usage excessif de la force et à des restrictions sur les manifestations lorsqu'ils se mobilisent. Les lois anti-manifestations limitent le pouvoir de la foule, mais la société civile continue de les défier.
Norvège
La société civile norvégienne évolue dans un espace ouvert, mettant sa liberté au service de la justice mondiale, car la défense des droits humains est un sport d'équipe. Mais la bataille n'est pas encore gagnée : les manifestations de solidarité avec les Samis, contre le changement climatique et en faveur de la Palestine se sont heurtées à des restrictions. De plus, les coupes dans l'aide internationale ont contraint les organisations norvégiennes soutenant des militants dans des pays répressifs à réduire leurs activités.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Sénégal
La société civile sénégalaise a contribué à faire avancer la transition démocratique en 2024, illustrant parfaitement ce que peut accomplir une action civique organisée et persévérante. Cependant, l'adoption d'une loi répressive à l'encontre de la communauté LGBTQI+ et les fréquentes poursuites judiciaires à l'encontre des journalistes obligent les défenseurs des droits humains à se mettre sur la défensive.
Irak
Le soulèvement de 2019 en Irak, qui revendiquait la dignité et la justice, a été réprimé par des escadrons de la mort. Des centaines de jeunes militants ont été assassinés ou ont disparu, mais la contestation ne s'éteint pas. Le mouvement qu'ils ont construit perdure à travers les réseaux de la société civile et des manifestations incessantes pour réclamer justice, malgré la brutalité de l'État.
Cap-Vert
Le Cap-Vert est peut-être une équipe modeste en Coupe du monde, mais en matière d’espace civique, c’est l’un des champions. C’est l’un des deux seuls États africains où l’espace civique est considéré comme ouvert, ce qui signifie que la société civile peut s’exprimer, s’organiser et participer librement. L'Observatoire national des droits humains, récemment créé, a pour mission de fournir des données actualisées sur les droits humains et de veiller au respect des engagements nationaux et internationaux
Arabie saoudite
L'Arabie saoudite est l'un des pays où la situation en matière de libertés civiles est la plus grave. Des femmes sont emprisonnées pour avoir revendiqué leurs droits. Des journalistes ont été exécutés pour avoir fait leur travail. Malgré tout, la diaspora, avec une grande détermination, continue de raconter les histoires que les stades et les accords de sponsoring tentent de dissimuler, car la réalité de la répression est plus forte que la plus grande campagne de « sportswashing » au monde.
Uruguay
La société civile uruguayenne évolue dans l'un des espaces civiques les plus ouverts d'Amérique. Une société civile active contribue à garantir l'égalité des chances pour tous, démontrant ainsi que, lorsque les citoyens peuvent s'organiser librement, le changement est possible.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Nouvelle-Zélande
Les libertés civiques en Nouvelle-Zélande restent solides. Les groupes de la société civile peuvent se former et fonctionner sans restrictions, la liberté d'expression est respectée et les manifestations font rarement l'objet de restrictions. Cependant, on a récemment observé des cas d'arrestations et de poursuites judiciaires à l'encontre de militants pour le climat, ainsi que des atteintes de plus en plus fréquentes aux droits des Maoris. La société civile ne tiendra pas cette victoire pour acquise.
Belgique
L'espace civique belge est solide, mais présente des failles : le recours excessif à la force lors des manifestations et un projet de loi qui permettrait au gouvernement de dissoudre les organisations jugées radicales mettent en évidence la pression croissante qui pèse sur la société civile. Les coalitions de la société civile contre-attaquent en engageant des actions inédites en justice concernant le climat, la liberté d'expression et l'inaction face au génocide à Gaza.
Égypte
L'Égypte présente l'un des contextes civiques les plus répressifs au monde. Des dizaines de milliers de militants, d'avocats et de journalistes sont emprisonnés. Mais les défenseurs des droits humains ne restent pas les bras croisés. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ils continuent de se battre pour que la vérité soit révélée, malgré l'énorme pression à laquelle ils sont soumis. L'une d'entre eux est Hoda Abdel Moneim, emprisonnée depuis 2018. CIVICUS exige sa libération.
Iran
La situation de l'espace civique en Iran est l'une des plus graves au monde. En 2026, des milliers de personnes ont été tuées pour avoir manifesté. Des militants sont derrière les barreaux, dont certains risquent la peine de mort, comme Pakhshan Azizi, Sharifeh Mohammadi et Verisheh Moradi. Votre soutien peut faire la différence : montrez votre solidarité envers elles et envers tous les iraniens qui osent faire entendre leur voix.
Panama
Partout au Panama, la population organise sans relâche des manifestations, qui se heurtent à des états d'urgence, à la militarisation et à des restrictions. Pourtant, la société civile continue de se mobiliser, avec la même détermination qui avait permis au mouvement de fermer, en 2023, une mine de cuivre qui détruisait l'environnement. La société civile reste active.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Croatie
La liberté de la presse en Croatie est restreinte par les pressions politiques et les poursuites abusives. De plus, la montée en puissance de l'extrême droite a ravivé les attaques contre la société civile et les journalistes. Malgré tout, la société civile ne laisse pas ses adversaires gagner la partie : fin 2025, des dizaines de milliers de personnes ont participé à des marches antifascistes pour rejeter la haine.
Ghana
Au Ghana, tout le monde ne jouit pas de la liberté d'expression. Une loi stricte visant la communauté LGBTQI+ est en passe d'être adoptée. Elle pénalise ce qu'elle qualifie de « promotion » des activités LGBTQI+. Cette situation, conjuguée aux agressions constantes contre les journalistes et aux restrictions imposées aux manifestations, met en péril l'espace civique au Ghana.
Colombie
La violence ne cessera pas en Colombie pendant la Coupe du monde. L'espace civique est soumis à une forte pression, en particulier dans les régions où opèrent des groupes armés et des organisations criminelles. Les défenseurs des droits humains, les dirigeants autochtones et afro-colombiens, les organisations communautaires et les journalistes sont exposés à des menaces de mort et à la violence pour avoir défendu leurs communautés et réclamé une paix durable.
Portugal
La société civile portugaise se mobilise en faveur de la justice climatique, du droit au logement et de la solidarité avec les migrants. Bien que le Portugal obtienne de bons résultats en matière d'ouverture de l'espace civique, la situation se complique. L'influence croissante de l'extrême droite banalise les discours xénophobes et anti-droits, ce qui crée un environnement plus hostile à la défense des droits humains.
République démocratique du Congo
Dans l'est de la République démocratique du Congo, une région dévastée par le conflit, l'espace civique est soumis à de graves restrictions dans un contexte de violence et d'impunité. Les militants, les coopérants et les journalistes sont menacés. Certains ont été assassinés, d’autres ont été contraints de passer dans la clandestinité. Rendre compte de la crise et des atrocités est un combat à la vie ou à la mort. Pourtant, ils continuent de résister : pour les survivants, pour la vérité, pour la justice.
Ouzbékistan
L'Ouzbékistan fait ses débuts à la Coupe du monde, mais sa société civile reste confinée dans les vestiaires. Les libertés fondamentales sont sévèrement restreintes et de nombreux défenseurs des droits humains, avocats et journalistes sont injustement emprisonnés. Pourtant, malgré la censure, les poursuites judiciaires et les lois restrictives, il reste des personnes courageuses qui refusent de se taire.
Algérie
Les militants, universitaires, artistes, journalistes et dirigeants syndicaux algériens sont confrontés à un climat général de répression. Les autorités recourent au code pénal pour les poursuivre et les condamner. Les médias et les organisations de défense des droits humains ont été réduits au silence et tentent d’opérer dans la clandestinité ou depuis l’étranger pour continuer à documenter la vérité et exiger des comptes. Hors du terrain, le match continue.
Autriche
L'espace civique en Autriche reste ouvert, mais l'influence croissante de l'extrême droite a déclenché l'alarme en ce qui concerne la liberté de la presse et la liberté d'association. Entre les tentatives visant à affaiblir les organisations, la pression exercée sur les médias et les mesures de surveillance proposées, la ligne de défense de la société civile est menacée. La société civile fait entendre sa voix face aux changements du paysage politique.
Jordanie
En Jordanie, la société civile est soumise à une surveillance constante et à des lois restrictives. Les autorités ne jouent pas franc jeu, puisqu’elles ont recours à des logiciels espions. Les militants et les journalistes risquent d’être arrêtés s’ils expriment leurs opinions en ligne, et ceux qui manifestent en solidarité avec la Palestine font l’objet de persécutions.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
Afrique du Sud
La Constitution sud-africaine garantit les droits civiques, mais la corruption, les violations des droits humains commises par la police lors des manifestations et les assassinats d'activistes et de lanceurs d'alerte mettent en évidence le fossé qui existe entre les droits sur le papier et la réalité sur le terrain. Les attaques xénophobes contre les migrants africains sont en augmentation. La société civile défend ces droits et parvient chaque jour à faire évoluer les choses.
Canada
Le Canada est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde. Bien qu'il protège largement les libertés civiles, des inquiétudes persistent concernant les restrictions imposées aux manifestations, la diffamation pénale et la surveillance visant les défenseurs des droits environnementaux, ainsi que les militants pour les droits de la Palestine. Son équipe nationale n'ira peut-être pas très loin dans la compétition, mais la société civile est prête à aller jusqu'au bout.
Allemagne
L'Allemagne a reculé dans le classement de l'espace civique, passant de « ouvert » à « obstrué » à la suite de la répression sévère des manifestations pour le climat et de solidarité avec la Palestine. La brutalité policière et la criminalisation du militantisme ont restreint l'espace dédié à la liberté d'expression. Malgré tout, la population refuse de rester en retrait, et des centaines de milliers de personnes continuent de descendre dans la rue.
Paraguay
Au Paraguay, on observe une hostilité croissante à l'égard de ceux qui luttent contre la corruption et pour la transparence, les droits environnementaux et les droits fonciers, ce qui met à rude épreuve les libertés civiles. Pourtant, les militants et les communautés continuent de se battre malgré les obstacles, affrontant les inégalités, l'impunité et les puissants intérêts qui se cachent derrière les conflits liés à la terre.
Pays-Bas
L'espace civique aux Pays-Bas s'est rétréci. Les manifestations pour le climat et en solidarité avec la Palestine ont été confrontées à une forte répression, et des projets de loi visant à freiner la société civile ont été présentés. Malgré tout, la société civile néerlandaise continue de mener la danse, avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent tant devant les tribunaux que dans la rue pour exiger du gouvernement et du secteur privé qu’ils rendent des comptes sur leurs engagements en matière de droits humains.
Maroc
Les dépenses démesurées engagées pour la construction des stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde ont déclenché un mouvement de protestation mené par la Génération Z, qui a obtenu l'engagement d'investir dans les services publics. Cette jeune équipe d'activistes marocains a payé le prix fort, avec des milliers d'arrestations. Les autorités poursuivent leur campagne répressive, avec des arrestations, des poursuites judiciaires et de lourdes peines de prison.
Brésil
Au Brésil, favori de la Coupe du monde, défendre l'Amazonie, protéger la terre et dénoncer les abus peut avoir des conséquences mortelles. Les communautés autochtones, les communautés noires et les défenseurs de l'environnement sont confrontés à l'intimidation, à la violence et au racisme structurel. Malgré tout, ils continuent de résister, de protéger leurs communautés et la forêt.
Japon
Les libertés civiles au Japon sont largement protégées, mais la situation n'est pas tout à fait claire : la censure et les restrictions à la liberté de la presse suscitent des inquiétudes. Le gouvernement a durci les sanctions pour les délits de diffamation et a proposé des lois sur la sécurité qui pourraient servir à faire taire la dissidence.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Suède
L'espace civique suédois est très bien considéré, mais certains signes laissent présager une détérioration. Les récents changements politiques ont entraîné des coupes budgétaires, une hostilité croissante envers la société civile et une répression plus sévère des manifestations. La société civile résiste, car il est important de se défendre avec fermeté.
Côte d'Ivoire
Le gouvernement ivoirien ne respecte pas les règles. Les manifestations sont fréquemment interdites et tant les manifestants que les militants sont emprisonnés. L'ordonnance de 2024 impose des restrictions au fonctionnement des organisations de la société civile. Il existe néanmoins une société civile résiliente, composée de groupes de défense des droits humains, de journalistes indépendants, d'organisations de femmes et de mouvements de jeunesse, qui continue d'exiger le respect des règles.
Norvège
La société civile norvégienne évolue dans un espace ouvert, mettant sa liberté au service de la justice mondiale, car la défense des droits humains est un sport d'équipe. Mais la bataille n'est pas encore gagnée : les manifestations de solidarité avec les Samis, contre le changement climatique et en faveur de la Palestine se sont heurtées à des restrictions. De plus, les coupes dans l'aide internationale ont contraint les organisations norvégiennes soutenant des militants dans des pays répressifs à réduire leurs activités.
Mexique
Le Mexique est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde, mais, au-delà des festivités, il reste l'un des endroits les plus dangereux au monde pour la défense des droits humains et le journalisme. Les assassinats et les disparitions forcées persistent dans un climat d'impunité généralisée. Les autorités, les intérêts privés et les gangs du crime organisé s'allient pour créer un environnement hostile à l'encontre de ceux qui osent s'exprimer. Les organisations de défense de l'environnement, les journalistes d'investigation et les mères de disparus exigent des comptes et des réformes institutionnelles.
Équateur
L'espace civique en Équateur se détériore rapidement. Les règles du jeu sont de plus en plus injustes. Ceux qui défendent la terre, l'eau et la vie sont confrontés à une violence extrême, à la criminalisation et à des mesures économiques punitives. Au milieu d'une crise sécuritaire et d'une militarisation croissante, les communautés, les militants écologistes, les groupes de défense des droits humains et les peuples autochtones continuent de résister.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
République démocratique du Congo
Dans l'est de la République démocratique du Congo, une région dévastée par le conflit, l'espace civique est soumis à de graves restrictions dans un contexte de violence et d'impunité. Les militants, les coopérants et les journalistes sont menacés. Certains ont été assassinés, d’autres ont été contraints de passer dans la clandestinité. Rendre compte de la crise et des atrocités est un combat à la vie ou à la mort. Pourtant, ils continuent de résister : pour les survivants, pour la vérité, pour la justice.
États-Unis
Les États-Unis, l’un des trois pays hôtes de la Coupe du monde, ont vu leur espace civique rétrogradé au rang d’« obstrué » parce que le président ne respecte pas les règles. Les militants et les manifestants, en particulier ceux qui défendent les droits des Palestiniens et des migrants, sont confrontés à des arrestations arbitraires et à une criminalisation. Les fonds alloués à la société civile ont été drastiquement réduits et la liberté d’expression est menacée. La société civile réagit avec force et en masse, en se mobilisant dans les rues et en se battant devant les tribunaux.
Bosnie-Herzégovine
La Bosnie a créé la surprise en se qualifiant pour la Coupe du monde, et sa société civile fait preuve de la même ténacité pour défendre l'espace civique. Les militants et les journalistes continuent d'être la cible de diffamations et de campagnes de dénigrement, mais ils parviennent toujours à s'en sortir dans un climat de plus en plus hostile. En 2025, la Cour constitutionnelle a annulé une loi restrictive sur les « agents étrangers » en République serbe de Bosnie.
Belgique
L'espace civique belge est solide, mais présente des failles : le recours excessif à la force lors des manifestations et un projet de loi qui permettrait au gouvernement de dissoudre les organisations jugées radicales mettent en évidence la pression croissante qui pèse sur la société civile. Les coalitions de la société civile contre-attaquent en engageant des actions inédites en justice concernant le climat, la liberté d'expression et l'inaction face au génocide à Gaza.
Sénégal
La société civile sénégalaise a contribué à faire avancer la transition démocratique en 2024, illustrant parfaitement ce que peut accomplir une action civique organisée et persévérante. Cependant, l'adoption d'une loi répressive à l'encontre de la communauté LGBTQI+ et les fréquentes poursuites judiciaires à l'encontre des journalistes obligent les défenseurs des droits humains à se mettre sur la défensive.
Portugal
La société civile portugaise se mobilise en faveur de la justice climatique, du droit au logement et de la solidarité avec les migrants. Bien que le Portugal obtienne de bons résultats en matière d'ouverture de l'espace civique, la situation se complique. L'influence croissante de l'extrême droite banalise les discours xénophobes et anti-droits, ce qui crée un environnement plus hostile à la défense des droits humains.
Croatie
La liberté de la presse en Croatie est restreinte par les pressions politiques et les poursuites abusives. De plus, la montée en puissance de l'extrême droite a ravivé les attaques contre la société civile et les journalistes. Malgré tout, la société civile ne laisse pas ses adversaires gagner la partie : fin 2025, des dizaines de milliers de personnes ont participé à des marches antifascistes pour rejeter la haine.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Autriche
L'espace civique en Autriche reste ouvert, mais l'influence croissante de l'extrême droite a déclenché l'alarme en ce qui concerne la liberté de la presse et la liberté d'association. Entre les tentatives visant à affaiblir les organisations, la pression exercée sur les médias et les mesures de surveillance proposées, la ligne de défense de la société civile est menacée. La société civile fait entendre sa voix face aux changements du paysage politique.
Suisse
L'espace civique suisse, autrefois ouvert, a récemment subi un recul en raison du durcissement des restrictions imposées aux manifestations et à la liberté de circulation. Bien que les défenseurs de l'environnement fassent l'objet de persécutions et de surveillance dans le pays, le militantisme climatique suisse a remporté une victoire importante sur la scène internationale, avec un arrêt historique rendu par la Cour européenne des droits de l'homme en 2024.
Algérie
Les militants, universitaires, artistes, journalistes et dirigeants syndicaux algériens sont confrontés à un climat général de répression. Les autorités recourent au code pénal pour les poursuivre et les condamner. Les médias et les organisations de défense des droits humains ont été réduits au silence et tentent d’opérer dans la clandestinité ou depuis l’étranger pour continuer à documenter la vérité et exiger des comptes. Hors du terrain, le match continue.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
Cap-Vert
Le Cap-Vert est peut-être une équipe modeste en Coupe du monde, mais en matière d’espace civique, c’est l’un des champions. C’est l’un des deux seuls États africains où l’espace civique est considéré comme ouvert, ce qui signifie que la société civile peut s’exprimer, s’organiser et participer librement. L'Observatoire national des droits humains, récemment créé, a pour mission de fournir des données actualisées sur les droits humains et de veiller au respect des engagements nationaux et internationaux
Colombie
La violence ne cessera pas en Colombie pendant la Coupe du monde. L'espace civique est soumis à une forte pression, en particulier dans les régions où opèrent des groupes armés et des organisations criminelles. Les défenseurs des droits humains, les dirigeants autochtones et afro-colombiens, les organisations communautaires et les journalistes sont exposés à des menaces de mort et à la violence pour avoir défendu leurs communautés et réclamé une paix durable.
Ghana
Au Ghana, tout le monde ne jouit pas de la liberté d'expression. Une loi stricte visant la communauté LGBTQI+ est en passe d'être adoptée. Elle pénalise ce qu'elle qualifie de « promotion » des activités LGBTQI+. Cette situation, conjuguée aux agressions constantes contre les journalistes et aux restrictions imposées aux manifestations, met en péril l'espace civique au Ghana.
Australie
L'espace civique en Australie bénéficie d'une large protection, mais ceux qui manifestent pour le climat et en solidarité avec la Palestine sont confrontés à des arrestations, à l'usage excessif de la force et à des restrictions sur les manifestations lorsqu'ils se mobilisent. Les lois anti-manifestations limitent le pouvoir de la foule, mais la société civile continue de les défier.
Égypte
L'Égypte présente l'un des contextes civiques les plus répressifs au monde. Des dizaines de milliers de militants, d'avocats et de journalistes sont emprisonnés. Mais les défenseurs des droits humains ne restent pas les bras croisés. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ils continuent de se battre pour que la vérité soit révélée, malgré l'énorme pression à laquelle ils sont soumis. L'une d'entre eux est Hoda Abdel Moneim, emprisonnée depuis 2018. CIVICUS exige sa libération.
Canada
Le Canada est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde. Bien qu'il protège largement les libertés civiles, des inquiétudes persistent concernant les restrictions imposées aux manifestations, la diffamation pénale et la surveillance visant les défenseurs des droits environnementaux, ainsi que les militants pour les droits de la Palestine. Son équipe nationale n'ira peut-être pas très loin dans la compétition, mais la société civile est prête à aller jusqu'au bout.
Maroc
Les dépenses démesurées engagées pour la construction des stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde ont déclenché un mouvement de protestation mené par la Génération Z, qui a obtenu l'engagement d'investir dans les services publics. Cette jeune équipe d'activistes marocains a payé le prix fort, avec des milliers d'arrestations. Les autorités poursuivent leur campagne répressive, avec des arrestations, des poursuites judiciaires et de lourdes peines de prison.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Paraguay
Au Paraguay, on observe une hostilité croissante à l'égard de ceux qui luttent contre la corruption et pour la transparence, les droits environnementaux et les droits fonciers, ce qui met à rude épreuve les libertés civiles. Pourtant, les militants et les communautés continuent de se battre malgré les obstacles, affrontant les inégalités, l'impunité et les puissants intérêts qui se cachent derrière les conflits liés à la terre.
Brésil
Au Brésil, favori de la Coupe du monde, défendre l'Amazonie, protéger la terre et dénoncer les abus peut avoir des conséquences mortelles. Les communautés autochtones, les communautés noires et les défenseurs de l'environnement sont confrontés à l'intimidation, à la violence et au racisme structurel. Malgré tout, ils continuent de résister, de protéger leurs communautés et la forêt.
Norvège
La société civile norvégienne évolue dans un espace ouvert, mettant sa liberté au service de la justice mondiale, car la défense des droits humains est un sport d'équipe. Mais la bataille n'est pas encore gagnée : les manifestations de solidarité avec les Samis, contre le changement climatique et en faveur de la Palestine se sont heurtées à des restrictions. De plus, les coupes dans l'aide internationale ont contraint les organisations norvégiennes soutenant des militants dans des pays répressifs à réduire leurs activités.
Mexique
Le Mexique est l'un des pays hôtes de la Coupe du monde, mais, au-delà des festivités, il reste l'un des endroits les plus dangereux au monde pour la défense des droits humains et le journalisme. Les assassinats et les disparitions forcées persistent dans un climat d'impunité généralisée. Les autorités, les intérêts privés et les gangs du crime organisé s'allient pour créer un environnement hostile à l'encontre de ceux qui osent s'exprimer. Les organisations de défense de l'environnement, les journalistes d'investigation et les mères de disparus exigent des comptes et des réformes institutionnelles.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Portugal
La société civile portugaise se mobilise en faveur de la justice climatique, du droit au logement et de la solidarité avec les migrants. Bien que le Portugal obtienne de bons résultats en matière d'ouverture de l'espace civique, la situation se complique. L'influence croissante de l'extrême droite banalise les discours xénophobes et anti-droits, ce qui crée un environnement plus hostile à la défense des droits humains.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
États-Unis
Les États-Unis, l’un des trois pays hôtes de la Coupe du monde, ont vu leur espace civique rétrogradé au rang d’« obstrué » parce que le président ne respecte pas les règles. Les militants et les manifestants, en particulier ceux qui défendent les droits des Palestiniens et des migrants, sont confrontés à des arrestations arbitraires et à une criminalisation. Les fonds alloués à la société civile ont été drastiquement réduits et la liberté d’expression est menacée. La société civile réagit avec force et en masse, en se mobilisant dans les rues et en se battant devant les tribunaux.
Belgique
L'espace civique belge est solide, mais présente des failles : le recours excessif à la force lors des manifestations et un projet de loi qui permettrait au gouvernement de dissoudre les organisations jugées radicales mettent en évidence la pression croissante qui pèse sur la société civile. Les coalitions de la société civile contre-attaquent en engageant des actions inédites en justice concernant le climat, la liberté d'expression et l'inaction face au génocide à Gaza.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
Égypte
L'Égypte présente l'un des contextes civiques les plus répressifs au monde. Des dizaines de milliers de militants, d'avocats et de journalistes sont emprisonnés. Mais les défenseurs des droits humains ne restent pas les bras croisés. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ils continuent de se battre pour que la vérité soit révélée, malgré l'énorme pression à laquelle ils sont soumis. L'une d'entre eux est Hoda Abdel Moneim, emprisonnée depuis 2018. CIVICUS exige sa libération.
Suisse
L'espace civique suisse, autrefois ouvert, a récemment subi un recul en raison du durcissement des restrictions imposées aux manifestations et à la liberté de circulation. Bien que les défenseurs de l'environnement fassent l'objet de persécutions et de surveillance dans le pays, le militantisme climatique suisse a remporté une victoire importante sur la scène internationale, avec un arrêt historique rendu par la Cour européenne des droits de l'homme en 2024.
Colombie
La violence ne cessera pas en Colombie pendant la Coupe du monde. L'espace civique est soumis à une forte pression, en particulier dans les régions où opèrent des groupes armés et des organisations criminelles. Les défenseurs des droits humains, les dirigeants autochtones et afro-colombiens, les organisations communautaires et les journalistes sont exposés à des menaces de mort et à la violence pour avoir défendu leurs communautés et réclamé une paix durable.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Maroc
Les dépenses démesurées engagées pour la construction des stades qui accueilleront la prochaine Coupe du monde ont déclenché un mouvement de protestation mené par la Génération Z, qui a obtenu l'engagement d'investir dans les services publics. Cette jeune équipe d'activistes marocains a payé le prix fort, avec des milliers d'arrestations. Les autorités poursuivent leur campagne répressive, avec des arrestations, des poursuites judiciaires et de lourdes peines de prison.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Belgique
L'espace civique belge est solide, mais présente des failles : le recours excessif à la force lors des manifestations et un projet de loi qui permettrait au gouvernement de dissoudre les organisations jugées radicales mettent en évidence la pression croissante qui pèse sur la société civile. Les coalitions de la société civile contre-attaquent en engageant des actions inédites en justice concernant le climat, la liberté d'expression et l'inaction face au génocide à Gaza.
Norvège
La société civile norvégienne évolue dans un espace ouvert, mettant sa liberté au service de la justice mondiale, car la défense des droits humains est un sport d'équipe. Mais la bataille n'est pas encore gagnée : les manifestations de solidarité avec les Samis, contre le changement climatique et en faveur de la Palestine se sont heurtées à des restrictions. De plus, les coupes dans l'aide internationale ont contraint les organisations norvégiennes soutenant des militants dans des pays répressifs à réduire leurs activités.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
Suisse
L'espace civique suisse, autrefois ouvert, a récemment subi un recul en raison du durcissement des restrictions imposées aux manifestations et à la liberté de circulation. Bien que les défenseurs de l'environnement fassent l'objet de persécutions et de surveillance dans le pays, le militantisme climatique suisse a remporté une victoire importante sur la scène internationale, avec un arrêt historique rendu par la Cour européenne des droits de l'homme en 2024.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.
France
L'espace civique en France s'est considérablement détérioré. En 2025, il a été classé dans la catégorie « obstrué », reflétant des années de restrictions croissantes à la liberté d'expression et à la manifestation pacifique, ainsi que l'utilisation abusive de la loi pour intimider les militants et dissoudre des organisations. À l'image de son équipe nationale, la société civile française allie un palmarès de succès à une innovation tactique. Malgré les restrictions, les mobilisations de masse se poursuivent.
Angleterre
Le droit de manifester fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes au Royaume-Uni. Le gouvernement est en train de réécrire les règles du jeu, et la récente loi sur la criminalité et la police (Crime and Policing Act) porte encore davantage atteinte au droit de réunion pacifique. Bien qu'un tribunal ait jugé illégale l'interdiction du groupe de protestation Palestine Action, des centaines de personnes continuent d'être arrêtées sous des accusations de terrorisme pour avoir exprimé leur soutien. La société civile résiste, mais l'arbitre n'agit pas en toute impartialité.
Espagne
La société civile espagnole, très dynamique, reste solide malgré les défis auxquels est confronté l'espace civique, tels que la criminalisation et le recours excessif à la force contre les manifestations, ou encore l'infiltration policière au sein des mouvements sociaux. La tristement célèbre « loi bâillon » de 2015, qui restreint les droits d’expression et de manifestation, a sanctionné des centaines de milliers de personnes. Mais la partie est loin d’être terminée, car la société civile continue de se battre pour que cette loi soit abrogée.
Argentine
En Argentine, actuelle championne du monde, l'espace civique est soumis à une pression croissante et est désormais considéré comme « obstrué » . Les militants, les organisations de défense des droits humains, les mouvements populaires, les médias indépendants et les manifestants sont confrontés à des restrictions juridiques et pratiques de plus en plus importantes qui limitent leurs libertés fondamentales. Le terrain de jeu est de plus en plus incliné, mais l'équipe de la société civile reste dans la partie.

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