COVID-19

 

  • Resources for civil society in the midst of the COVID-19 pandemic

    Defending civil society, democratic rights, and our fundamental freedoms can be challenging, let alone having to do it while under “lockdown” practicing social distancing in the midst of a global health crisis spreading rapidly across the world. In times like these, solidarity and social compassion play the most important role. To help connect and inform the alliance and civil society during this time, we will be collecting information, resources, and support to share. 

    We will be updating this page as this crisis unfolds and as new information is shared. You can also contribute with useful information by contacting us at:

    CIVIL SOCIETY RESPONSES

    Civil society and human rights analyses:

    Donor messages:

    Civil Society statements and messages

    Amnesty International

    Asian Venture Philanthropy Network

    CIVICUS

    Council on Foundations

    Fireflight Foundation Fireflight Foundation

    Harvard Kennedy School

    Red Argentina de Cooperacion Internacional (RACI)
    Salam for Democracy and Human Rights The People's Assembly The World Organisation Against Torture The Office of the High Commissioner for Human Rights

     

    RESOURCES

    Now that we all have to be physically distant and isolated from each other, our daily routine will have to change. These resources offer tips and guidance on dealing with isolation, working from home and carrying on our fight for civil society while practicing social distancing. 

    working from home 

    Working from home? Some resources to help you:

    Civil society and online activism:

    Do you need help in shifting your campaigns and movements to the online world? 350 Org are giving you the chance to ask a digital organiser to help you!

    OPPORTUNITIES FOR CIVIL SOCIETY

    In the midst of this pandemic, it is very easy to find ourselves face to 'fake news' and disinformation about the virus. Open Democracy has shared this quiz that will help you spot common Coronavirus disinformation circulating on the internet.

     

  • Ressources pour la société civile en période de pandémie COVID-19

    Défendre la société civile, les droits démocratiques et nos libertés fondamentales peut être un défi, sans parler du fait de devoir le faire pendant le "confinement", en pratiquant la distanciation sociale au milieu d'une crise sanitaire mondiale qui s'étend rapidement dans le monde entier. Dans des moments comme celui-ci, la solidarité et la compassion sociale jouent le rôle le plus important. Pour aider à connecter et à informer l'alliance et la société civile pendant cette période, nous allons collecter des informations, des ressources et un soutien à partager.

    Nous mettrons cette page à jour au fur et à mesure de l'évolution de la crise et du partage de nouvelles informations. Vous pouvez également contribuer avec des informations utiles en nous contactant à l'adresse suivante :

    Tout d'abord, quelques informations de base sur la prévention du National Council for Voluntary Organisations

    LA RÉPONSE DE CIVICUS 

    • Le secrétariat de CIVICUS répond à l'urgence qui se propage rapidement et aux besoins qui en découlent dans divers endroits. Il s'agit notamment de soutenir notre personnel dans ses efforts pour faire face aux défis personnels et professionnels qui sont apparus à la suite de la pandémie COVID-19. Les mesures institutionnelles clés qui sont en vigueur jusqu'à présent comprennent un moratoire sur les voyages du personnel, la suspension des réunions pour les prochains mois et des systèmes permettant aux collègues de travailler depuis leur domicile et de concilier leurs responsabilités envers leurs familles et leurs communautés. Une équipe interne d'intervention COVID-19 est en place pour s'assurer que nos processus opérationnels et humains répondent aux réalités changeantes et soutiennent les besoins du personnel et des partenaires conformément aux directives de l'OMS en matière de prévention et de protection.
    • Dans l'intérêt de l'alliance CIVICUS et du soutien nécessaire aux petites et moyennes organisations en particulier, nous appelons les donateurs et les intermédiaires à faire preuve de souplesse et de compréhension car l'épidémie de COVID-19 nécessitera une redéfinition des priorités et des ajustements dans la programmation et les activités de sensibilisation des organisations de la société civile dans le monde entier. En ce moment, nous avons besoin que les bailleurs de fonds et les soutiens travaillent ensemble pour s'assurer que la société civile reste forte et résiliente alors que nous faisons face aux crises et incertitudes actuelles et futures, y compris dans la sphère sociale, politique et économique.
    • Ce faisant, nous sommes également conscients de la nécessité de nous soutenir mutuellement par des messages d'espoir, de résilience et de solidarité pour faire face aux conséquences négatives potentielles sur la cohésion sociale, la confiance et les luttes civiques. Aujourd'hui plus que jamais, nous devons mettre en place des mesures qui réduisent l'impact de la pandémie sur les groupes rendus particulièrement vulnérables par l'inégalité, la discrimination, le handicap et l'absence de mesures de sécurité sociale.
    • Enfin, comme beaucoup de membres de nos réseaux s'emploient activement à dire la vérité au pouvoir et à contester les inégalités de pouvoir, nous sommes préoccupés par la manière dont les mesures d'urgence peuvent être réorientées dans certains contextes pour réduire encore l'espace réservé à la société civile. Nous comprenons que l'exercice des libertés civiques, en particulier les mobilisations publiques, devra se faire en ligne temporairement. Cela nécessite des efforts supplémentaires pour appeler et contrôler une surveillance illicite renforcée. Les attaques contre les acteurs de la société civile pourraient également s'intensifier, car l'attention du monde est détournée ailleurs. Les prisonniers politiques, les défenseurs des droits humains détenus arbitrairement, les journalistes et les prisonniers politiques sont extrêmement vulnérables dans ce contexte et nous nous joignons aux appels à la libération immédiate et inconditionnelle de ces acteurs, en abandonnant toutes les charges retenues contre eux face à la surpopulation et à l'accès limité aux soins de santé qui existent déjà dans les systèmes pénitentiaires.
    • Il est impératif que nous restions vigilants et que nous agissions ensemble, en puisant efficacement dans nos réserves d'innovation et de résilience.

    DÉSINFORMATION

    Au milieu de cette pandémie, il est très facile de se retrouver face à des "fausses nouvelles" et à la désinformation sur le virus. Open Democracy vous propose ce quiz qui vous aidera à repérer les désinformations courantes sur le Coronavirus qui circulent sur Internet.

    LES RÉPONSES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

    Analyses de la société civile et des droits de l'homme :

    Avec la diffusion du COVID-19 dans le monde entier, les différents systèmes nationaux ont des réponses différentes à cette crise. Et l'état de la société civile est donc influencé par la réaction ou l'absence de réaction des gouvernements. Lisez les différents cas signalés dans les différents pays :

    Messages de la part des donateurs:

    Déclarations et messages de la société civile:

    RESSOURCES 

    Maintenant que nous devons tous être physiquement distants et isolés les uns des autres, notre routine quotidienne devra changer. Ces ressources offrent des conseils et des orientations pour faire face à l'isolement, travailler à domicile et poursuivre notre combat pour la société civile tout en pratiquant la distanciation sociale.

    Puisque nous sommes confinés à la maison, un bon moyen d'apprendre sur les droits de l'homme et l'espace civique est de suivre des podcasts et des cours en ligne. Vous trouverez ci-dessous une liste de ressources permettant d'explorer et de découvrir des faits et des réalités concernant les droits de l'homme, la conduite du changement et bien plus encore.

    Cours gratuits :

     

  • RUSIA: “Cabe esperar que el activismo de derechos humanos aumente en reacción a la represión”

    CIVICUS conversa con Leonid Drabkin, uno de los coordinadores de OVD-Info, una organización de la sociedad civil (OSC) de derechos humanos independiente que documenta y asiste a víctimas de persecución política en Rusia. A través de su línea telefónica de asistencia directa y otras fuentes, OVD-Info reúne información sobre las detenciones de manifestantes y otros casos de persecución política, publica noticias y coordina la asistencia legal para los detenidos.

     

  • RUSSIA: ‘Human rights activism can be expected to increase in reaction to repression’

    CIVICUS speaks with Leonid Drabkin, a coordinator with OVD-Info, an independent human rights civil society organisation (CSO) that documents and helps the victims of political persecution in Russia. Through a hotline and other sources, OVD-Info collects information about detentions at public rallies and other cases of political persecution, publishes the news and coordinates legal assistance to detainees.

     

  • Russia: Stop violence against peaceful protesters

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    Read the statement in Russian

    The arrest of more than five thousand protesters in Russia calling for the release of anti-corruption activist Alexei Navalny is a gross violation of the constitutional rights of all Russians to assemble peacefully, as Russia continues to openly deny its international human rights obligations, global civil society alliance CIVICUS said today.

     

  • RUSSIE : « L'activisme des droits humains devrait s'intensifier en réaction à la répression »

    CIVICUS s'entretient avec Leonid Drabkin, l'un des coordinateurs d'OVD-Info, une organisation indépendante de défense des droits humains de la société civile (OSC) qui documente et assiste les victimes de persécutions politiques en Russie. Par le biais de sa hotline et d'autres sources, OVD-Info recueille des informations sur les arrestations de manifestants et autres cas de persécution politique, publie des informations et coordonne l'assistance juridique aux détenus.

    Leonid Drabkin

    Pouvez-vous nous parler du travail de OVD-Info ?

    Nous travaillons principalement sur la question de la liberté de réunion pacifique en Russie, en surveillant les violations et en aidant les victimes, bien que nous couvrions également d'autres cas de persécution politique non liés aux manifestations. Nous définissons la persécution politique comme une persécution par le gouvernement ou une personne liée au gouvernement qui implique la violation des libertés civiques, c'est-à-dire de la liberté de réunion pacifique, de la liberté d'expression, de la liberté d'association et de certaines libertés électorales. Nous travaillons dans deux directions : nous aidons les personnes dont les libertés ont été bafouées, et nous recueillons et diffusons des informations, qui à leur tour alimentent notre plaidoyer et nos campagnes pour le changement.

    Nous aidons les personnes détenues grâce à une ligne téléphonique qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C'est à la fois un moyen facile de signaler une persécution et une occasion de consulter des professionnels qui savent à quoi s'attendre dans chaque situation, quoi faire et comment le faire. Notre ligne d'assistance reçoit des appels de partout dans le pays et nous recevons également des SMS via Telegram. Nous offrons une aide juridique par ces moyens et également en envoyant des avocats dans les commissariats de police où des personnes sont détenues. Nous soutenons également ceux qui sont poursuivis devant les tribunaux. Par exemple, en octobre 2020, nous avons fourni une aide juridique dans 135 affaires judiciaires - environ cinq ou six par jour ouvrable - dans différentes régions de Russie, étant donné que cette année a été assez particulière pour diverses raisons, y compris le fait que les grandes protestations à Khabarovsk, le district le plus à l'est de la Fédération, se poursuivent. Dans ce cas particulier, le décalage horaire a été un gros problème pour nous. Nous sommes basés à Moscou et nous recevions normalement des appels pendant nos heures de travail, mais durant cette période nous recevons des appels à 4 ou 5 heures du matin et nous avons dû adapter notre façon de travailler.

    Nous travaillons également avec la Cour européenne des droits humains et aidons ceux qui ont besoin de notre aide là-bas. Ce qui nous distingue, c'est notre devise « l'information protège », ce qui signifie que nous aidons non seulement en offrant une assistance directe mais aussi en diffusant des informations, si bien que nous fonctionnons également comme un média et une agence de presse. Nous avons un site Web que nous tenons à jour, et nous avons des journalistes qui font un travail d'enquête et rédigent des articles et des rapports. C'est une autre des façons dont nous aidons les gens, étant donné que ces informations sont utilisées pour tenter de changer les choses à travers un travail de plaidoyer et de clarification de la citoyenneté. Nous publions des bases de données sur une grande variété de sujets. Nous conservons bien les dossiers, donc si quelqu'un veut savoir, par exemple, combien de personnes ont été arrêtées en Russie en 2019, il peut trouver ces informations sur notre site Web.

    Je suis fier de dire que 70 à 80% de notre budget provient de sources privées. Cela reflète la force de notre communauté de donateurs, composée de quelque 6 000 personnes qui versent des contributions mensuelles. Notre organisation a vu le jour en décembre 2011, dans le contexte d'une vague de manifestations de masse qui a abouti à des arrestations massives. Cela a commencé avec une publication sur Facebook et a été fondé en tant que petit groupe de bénévoles, et neuf ans plus tard, nous sommes toujours là : nous sommes devenus une organisation plus durable avec un personnel professionnel et spécialisé, où le bénévolat et le soutien communautaire continuent de jouer un rôle important. Nous avons environ 600 bénévoles, dont certains nous aident au quotidien, tandis que d'autres le font sur une base mensuelle ou sporadique.

    De votre point de vue, quels sont les principaux risques auxquels les activistes et les journalistes sont actuellement confrontés en Russie ?

    Les activistes et les journalistes sont confrontés à de nombreuses menaces, mais peut-être en raison de l'orientation de notre travail, je dirais que les principales sont liées à la restriction de la liberté de réunion pacifique. Ces restrictions opèrent à chaque tournant. Si vous organisez une manifestation pacifique, il est fort probable que vous vous retrouviez en détention, même si cela dépend du problème, de la région où vous vous trouvez et de votre chance. Il y a beaucoup d'incertitude, donc vous ne savez jamais si vous allez être arrêté ou non.

    Avant de protester, vous devez informer le gouvernement local que vous souhaitez organiser une réunion, et pour ce faire, vous avez besoin de leur approbation. Dans de nombreux cas, le processus d'approbation échoue. Le fait même que cette procédure existe est en soi une menace. Selon les normes internationales, ce n'est pas ainsi que cela devrait fonctionner. En Russie, il est nécessaire de demander une autorisation à l'avance. Le délai varie d'une région à l'autre, mais supposons que vous deviez soumettre la demande 7 jours à l'avance, puis attendre le permis et alors seulement, s'ils vous le donnent, pouvez-vous faire votre déclaration. Cela signifie que vous n'avez pas la capacité de réagir rapidement lorsque quelque chose de grave se produit, par exemple en cas de meurtre ou en cas de doute sur les résultats des élections. Il n'est pas possible de protester en réaction à ces événements car vous devez soumettre la demande d'autorisation et attendre plusieurs jours à ce qu'elle vous soit remise, et ce si elle vous est donnée. L'enthousiasme et l'énergie que ces événements provoquent ont tendance à diminuer avec le temps, et il est fort probable que dans une semaine ou deux ils se soient calmés, ce que la législation actuelle prévoit.

    Si votre rallye est approuvé, ils ne vous arrêteront probablement pas. Mais les protestations sur des questions controversées ne sont généralement pas approuvées, et si vous n'avez pas d'autorisation et que vous vous exprimez de toute façon, il est très probable que vous soyez arrêté, puis envoyé dans un poste de police et ensuite jugé. Lorsque les manifestations sont réprimées, vous pouvez également être frappé par les forces de police. Ce n'est pas si courant, mais parfois la police a frappé les manifestants avec leurs matraques, ou leurs « démocratiseurs » comme nous les appelons.

    Si vous êtes poursuivi et qu'il s'agit de votre première violation des règles qui s'appliquent à la manifestation, vous ne serez condamné qu'à une amende, mais si vous êtes un récidiviste, vous pourriez être emprisonné pendant 10 ou 15 jours. Si vous êtes un activiste, vous faire prendre une deuxième ou une troisième fois n'est qu'une question de temps. Or, le système est absurde, car il implique que la nature du crime change lorsqu'il est commis à plusieurs reprises : lorsque vous enfreignez la réglementation pour la première fois, c'est un crime mineur qui est poursuivi par le tribunal administratif, mais quand vous le faites pour la troisième fois, il est considéré comme un crime grave, qui est donc poursuivi par le système pénal, avec d'autres crimes graves tels que le meurtre ou l'enlèvement. Nous disons que c'est le seul article politique de notre Code pénal, car il a été créé pour être utilisé politiquement et constitue une grande menace pour l'activisme.

    Les règles ou leur application ont-elles été renforcées pendant la pandémie de la COVID-19 ?

    Oui, le gouvernement russe a utilisé la pandémie comme excuse pour violer les droits humains. La Russie a été l'un des pays les plus touchés par les infections et les décès causés par le COVID-19, mais elle a également été l'un des rares pays d'Europe à autoriser les gens à se rendre dans les stades de football, les cinémas et les théâtres ; même le métro, toujours plein, fonctionne comme d'habitude, alors que toutes les mobilisations et manifestations sont interdites, selon l'allégation de la pandémie.

    La société civile comprend mieux que le gouvernement tous les impacts négatifs du COVID-19 et n'a pas l'intention de déclencher une grande manifestation. Tout ce que nous voulons, c'est que les gens puissent organiser de petites manifestations, même des manifestations à une personne ou des piquets de grève individuels, qui sont en principe les seuls types de manifestation que nous pourrions faire sans préavis ni demande d'autorisation des autorités. C'est l'une des raisons pour lesquelles les piquets individuels ont augmenté ces dernières années. Mais la répression à leur encontre s'est également intensifiée et les restrictions ont également continué de s'appliquer pendant la pandémie, même si ces manifestations ne présentent aucun risque pour la santé publique. Au cours du premier semestre 2020, quelque 200 manifestants ont été arrêtés, plus que lors de toute année précédente. En fait, j'étais l'une des personnes arrêtées, même si je n'ai pas été arrêtée en relation avec le travail que nous faisons à OVD-Info. En tant qu'OSC, nous essayons de rester politiquement neutres, tandis que moi, en tant qu'individu et activiste, j'ai fait un piquet de grève individuel et j'ai été arrêté pour cela. Je porte actuellement mon cas devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

    Y a-t-il eu des restrictions sur d'autres libertés civiques ?

    Bien que je considère que notre plus gros problème soit la restriction de la liberté de réunion, il y a bien sûr aussi une censure en Russie. Certains sites Web sont parfois interdits, mais ce n'est pas très courant. En fait, là où la liberté d'expression devient souvent problématique, c'est en relation avec la liberté de réunion. Par exemple, il y a eu le cas d'une personne qui a été arrêtée pendant 30 jours pour avoir téléchargé un message sur Facebook invitant d'autres personnes à participer à une manifestation qui n'avait pas été approuvée par le gouvernement. Bien que cette personne ait été arrêtée pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression, la violation était associée à la restriction de la liberté de réunion, qui rend illégale la convocation à une manifestation non autorisée.

    Il existe un nombre croissant de lois qui interdisent certaines formes de discours, du « manque de respect » envers le gouvernement à la diffusion de la « propagande LGBT ». On peut être accusé d'avoir dit ou posté quelque chose de critique au point d'être perçu comme irrespectueux, ou même juste d’avoir évoqué des droits des personnes LGBTQI +, car en 2013 une loi connue comme « loi sur la propagande gay » ou « loi anti-gay » a été passée ayant supposément pour objectif de protéger les enfants en criminalisant la distribution de « propagande non traditionnelle sur les relations sexuelles » aux mineurs. Cette loi interdit fondamentalement de parler aux mineurs, et dans tout autre contexte, des sujets LGBTQI +.

    Ces dernières années, les restrictions à la liberté d'association ont également augmenté. Des dizaines d'OSC ont été classées comme « agents étrangers » et de nombreux groupes d'activistes ont été traités comme des terroristes ou des extrémistes, même s'ils n'ont rien fait. Un exemple clair s'est produit il y a quelques mois, lorsque sept jeunes activistes ont été condamnés pour extrémisme et certains ont été condamnés à plusieurs années de prison. Ils n'avaient eu que des conversations dans un groupe de discussion infiltré par un agent du FSB (Service fédéral de sécurité), qui avait poussé à un agenda politique radical pour tendre un piège aux autres participants, qui ont ensuite été contraints de faire de faux aveux.

    Compte tenu de l'accent mis par OVD-Info sur l'information, êtes-vous préoccupé par les tactiques de désinformation utilisées par les responsables du gouvernement russe ?

    Je suis de nombreux politiciens sur Facebook et parfois je vois qu'à côté de leurs messages, il y a une légende qui dit quelque chose comme « s'il vous plaît vérifiez cette information car elle pourrait être fausse », comme avec les tweets de Trump. Je ne considère pas que ce soit un si gros problème en Russie, ou peut-être que nous ne sommes pas pleinement conscients parce que cela a toujours été le cas. En interne, je ne vois pas la désinformation comme une nouvelle tactique. En Russie, nous n'avons jamais fait confiance à notre gouvernement, sur aucune question - ni en relation avec les statistiques COVID-19, ni en relation avec l'inflation ou les taux de chômage. Cela a toujours été comme ça. Les chiffres sont inventés et personne ne les croit.

    Concernant les sources d'information, je pense qu'en Russie, nous avons deux publics différents, qui se mélangent que très rarement : le public de la télévision et les internautes. Les personnes âgées et celles qui vivent dans des zones plus rurales ont tendance à regarder la télévision, tandis que les plus jeunes et ceux des zones urbaines utilisent Internet. La plupart de ce que l’on voit à la télévision est de la propagande, pas de l'information ; si vous voulez vous y référer en tant qu'information, alors ce serait une « fausse information ». Mais si vous surfez sur Internet, vous avez la possibilité de trouver des informations fiables. Il est nécessaire de bien chercher, car il y a beaucoup d'informations et souvent les informations fausses et vraies sont mélangées, mais au moins vous en avez accès.

    Pouvez-vous nous parler du référendum constitutionnel de juin 2020 ?

    Je pense que vous, qui le regardez de l'extérieur, y avez prêté plus d'attention que nous en Russie. En fait, référendum n'est même pas le mot juste. Le gouvernement n'a jamais qualifié le vote de référendum ; ils l'appelaient une « enquête nationale ». Il n'est même pas nécessaire de tenir un référendum pour amender la Constitution. En fait, il n'y a pas longtemps, lorsque la Russie a conquis la péninsule de Crimée, la Constitution a dû être amendée pour inclure une région supplémentaire de la Russie, mais aucun référendum n'a eu lieu ; d'autres mécanismes ont été utilisés à la place.

    Le gouvernement aurait pu emprunter la voie législative, mais il voulait que les modifications soient légitimées par une grande majorité de la population. Cependant, ils n'ont pas pu organiser de référendum car ce mécanisme devait être appelé des mois à l'avance et les règles permettaient uniquement aux personnes ayant des problèmes de santé de voter de chez elles. Ils ont donc appelé cela une « enquête nationale », une figure qui n'est réglementée par aucune loi - contrairement au référendum, qui doit être organisé selon des directives spécifiques. Cela a donné au gouvernement une grande souplesse en termes de dates et de règlements. Dans de nombreuses régions, les gens pouvaient voter à distance par des moyens électroniques, ce qui ne serait pas en soi négatif, mais dans ce contexte, cela offrait des possibilités supplémentaires de violations. Une semaine complète a été ajoutée pour voter avant le jour du vote, ce qui était une bonne décision du point de vue de la santé publique, mais a ajouté encore plus de possibilités de fraude. Et il n'y a pas eu de contrôle indépendant, donc les résultats ne peuvent être fiables, selon lesquels une écrasante majorité de 70% s'est prononcée en faveur de la réforme.

    J'ai été indigné par les modifications possibles de la Constitution, qui comprenaient de nouvelles dispositions faisant référence aux limites du mandat présidentiel et permettaient de ne pas compter les périodes précédemment détenues par ceux qui occupaient le poste, permettant à Poutine de concourir pour deux mandats présidentiels supplémentaires de six ans. Par ailleurs, l'accent était mis sur la « famille traditionnelle », l'introduction de l'éducation patriotique dans les écoles, une mention explicite de la foi en Dieu et une déclaration qui place la Constitution au-dessus du droit international.

    J'étais également très préoccupé par le fait que personne autour de moi n'était assez en colère. Les partis politiques et les dirigeants de l'opposition n'ont pas appelé les gens à voter contre ; ils n'ont simplement rien dit. Ils n'étaient même pas opposés au vote pendant la pandémie. Pour moi, c'était une décision criminelle, mettant inutilement en danger des dizaines de millions de personnes en les faisant voter en pleine pandémie. Je fais partie d'un comité électoral et à toutes les élections je travaille aux tables de vote ; je me présente à l'école locale et je reste assis toute la journée à chercher les noms des électeurs dans les registres, à leur remettre leurs bulletins de vote et à signer à côté de leurs noms, mais cette fois-ci je ne l'ai pas fait parce que j'avais peur pour ma santé. Je ne voulais pas être dans une pièce avec autant de monde en pleine pandémie.

    La société civile n'était pas non plus très active. L'une des OSC russes les plus connues, Golos, qui travaille sur les questions d'observation électorale, a fait la lumière sur la question, dénonçant que le vote a été manipulé et que les résultats ont été falsifiés. Mais la société civile dans son ensemble n'a pas vraiment été confrontée au problème, et je pense que la pandémie pourrait avoir quelque chose à voir avec cela, car en temps normal, elle serait sortie pour protester, mais à l'heure actuelle, la pandémie rend les choses extrêmement compliquées.

    Les activistes des droits humains ont-ils trouvé des formes de résistance créatives et alternatives ?

    Les activistes des droits humains sont comme des champignons après la pluie : nous nous multiplions en réaction aux violations des droits humains. Après chaque nouvelle vague de répression, l'activisme augmente et de nouvelles OSC émergent. OVD-Info est né en réaction à la répression des grandes manifestations qui ont eu lieu après les élections législatives, et neuf ans plus tard, nous continuons à grandir. 2019 a été une année de persécutions massives et de nombreux projets prometteurs ont été développés en conséquence. Par exemple, nous avons maintenant un excellent tchat Telegram appelé « paquets aux postes de police », qui est activé lorsqu'une personne est détenue et a besoin d'eau, de nourriture, d'un chargeur de téléphone portable ou de tout autre élément essentiel, et à travers laquelle nous nous coordonnons afin que quelqu'un aille tout simplement au poste de police et remette les éléments à la personne détenue. De cette manière, tout le monde peut exprimer sa solidarité. En participant à cette initiative, même ceux qui ont peur de protester peuvent être utiles sans risque. Nous avons une autre initiative, « taxi pour prisonniers », à travers laquelle les gens se portent volontaires pour vous chercher ou vous chercher un taxi si vous êtes détenu et ils vous libèrent au milieu de la nuit, quand il n'y a pas de transports publics. Lorsqu'ils m'ont arrêté plus tôt cette année, ils m'ont infligé une amende, et alors j'ai bénéficié d'une autre initiative qui soutient le piquetage individuel en utilisant « crowdfunding » afin de recueillir les fonds nécessaires au paiement de l'amende. De nouvelles initiatives continuent de voir le jour pour lutter contre chaque nouvelle violation des droits, et à mesure que de nouvelles restrictions sont imposées, on peut s'attendre à ce que l'activisme des droits humains s'intensifie.

    L'espace civique en Russie est qualifié de « répressif » par leCIVICUS Monitor.
    Entrez en contact avec OVD-Info via leursite Web ou pageFacebook, et suivez@Ovdinfo sur Twitter. 

     

  • SERBIA: ‘The political crisis will deepen as a large number of people lack representation’

    CIVICUS speaks with Ivana Teofilović about the causes of recent protests and the government’s reaction to them, as well as about the elections held in Serbia under the COVID-19 pandemic. Ivana is public policy programme coordinator at Civic Initiatives, a Serbian citizens’ association aimed at strengthening civil society through civic education, the promotion of democractic values and practices and the creation of opportunities for people’s participation.

    Ivana Teofilovic

    Why did protests erupt in Serbia during the COVID-19 pandemic, and how did the government react?

    The immediate reason for the mass and spontaneous gathering of citizens in July 2020 was the announcement of the introduction of a new curfew, that is, another 72-hour ban on movement. After the president’s press conference ended, dissatisfied people began to gather in front of the National Assembly in the capital, Belgrade. Although the immediate reason was dissatisfaction with the management of the COVID-19 crisis, people also wanted to express their unhappiness about numerous other government measures and their impacts, and particularly with the conditions in which the recent parliamentary elections were held.

    In response, the security forces used unjustified force in dozens of cases and exceeded the powers entrusted to them by law. Their violent response to spontaneous peaceful assemblies was a gross violation of the right to the freedom of peaceful assembly and an unwarranted threat to the physical integrity of a large number of protesters. The protests were marked by the use of a huge amount of teargas, which was indiscriminately thrown into the masses of peaceful demonstrators. As a result, many protesters had health issues for days afterwards. Apart from the fact that unjustifiably large quantities of teargas were used, the public's attention was captured by the fact that the teargas fired was past its expiry date.

    The media and citizens also reported and documented many cases of police brutality, including that of three young men who were sitting quietly on a bench and were repeatedly beaten by a gendarmerie officer with a baton. In another incident, a young man was knocked to the ground and hit with batons by 19 officers, even though two members of the Ombudsman’s Office were on duty near the scene, precisely to control the conduct of the police. Additional disturbances and acts of violence were perpetrated by a large number of individuals in civilian clothes. At the time it could not be determined whether they were police in civilian clothes, or members of parapolice forces or criminal groups, but many clues point to them being members of hooligan groups connected with the authorities and working on their orders.

    Media representatives also played a very important role in the protests. In this context, many media workers behaved professionally and reported objectively on the protests, often becoming victims of police brutality or attacks by members of hooligan groups infiltrated among protesters to incite rioting. According to the Association of Journalists of Serbia (NUNS), as many as 28 journalists were attacked while covering protests, and 14 suffered bodily injuries, which in six cases required urgent medical attention. According to a statement issued by NUNS, the most seriously injured was Zikica Stevanovic, a reporter of the Beta news agency.

    However, media outlets that are close to the government either ignored or distorted the real picture of the protests by disseminating lies about who organised, funded and participated in them and by ignoring or denying cases of obvious police brutality. Journalists, analysts and civil society activists who publicly supported the protests and spoke critically about the government and the president were often the target of tabloid campaigns, and were smeared by the holders of high political office in an attempt to discredit their work.

    Bureaucratic measures were also used against them, for example through their inclusion on a list compiled by the Ministry of Finance’s Directorate for Prevention of Money Laundering, which required banks to look into all the financial transactions they made over the past year. The associations and individuals who were targeted published a joint statement with over 270 signatures to call on the authorities to urgently make public the reasons for any suspicion that these organisations and individuals were involved in money laundering or terrorist financing. They also made clear that these pressures would not deter them from fighting for a democratic and free Serbia.

    Violent police reaction, indiscriminate brutality, non-objective reporting and government retaliation further motivated people to protest. As a result, people took to the streets in even greater numbers in the following days. Protests also began to take place in several other Serbian cities besides Belgrade, including Kragujevac, Nis, Novi Sad and Smederevo.

    Has civil society experienced additional challenges to continue doing its work under the pandemic?

    Under the state of emergency imposed in response to the COVID-19 pandemic, but also after the state of emergency was lifted, civil society organisations (CSOs) faced numerous difficulties that greatly hindered their work. During the first weeks of the state of emergency, some CSOs that provide services to vulnerable people were unable to perform their activities due to the ban on movement, a difficulty that was only gradually and partly overcome over time as special permits were issued to certain categories of people.

    Another challenge was posed by the Regulation on Fiscal Benefits and Direct Benefits, adopted in response to the economic impacts of the pandemic. This regulation did not extend exemption from value-added tax (VAT) to food, consumer goods and services donated to the non-profit and humanitarian sector to support socially vulnerable groups. For this reason, a group of CSOs sent the Ministry of Finance a proposal to extend the VAT exemption.

    The biggest challenge for CSOs was financial sustainability, which was especially endangered by the suspension of the competition for co-financing projects of public importance, both at the national and local levels. In addition, while the provisions of the Regulation on Fiscal Benefits and Direct Benefits were insufficiently clear when it came to CSOs, they unequivocally excluded informal citizens’ initiatives, and thus jeopardised their survival.

    In addition, the right to the freedom of expression was especially endangered during the pandemic. Challenges included restrictions faced by the press to attend and ask questions at Crisis Staff press conferences, the disregard of media representatives by officials in government bodies and institutions, and the persecution of media outlets that pointed to negative consequences during the pandemic. These restrictions opened up opportunities for the dissemination of unverified information. The lack of timely and factual information led to the further spread of panic and it became clear that in addition to the pandemic, Serbia also faced an ‘infodemic’.

    What are the views of civil society about the government response to the pandemic, including the conditions under whichthe recent elections were held?

    Despite the very unfavourable position they found themselves in, CSOs played a significant role during the COVID-19 crisis. CSOs had a significant role to play in correcting government failings, as they put forward numerous quality proposals for overcoming the crisis. In many situations it was CSOs, due to better training, that took over the roles of certain civil services. The general impression is that the state was not ready for the crisis, and therefore did not have enough capacity to provide a better response. 

    Due to its closed nature, the government used the need of urgency and efficiency as a pretext to bypass dialogue. In adopting some measures, there were frequent violations of laws and the constitution, and of people’s rights, particularly the right of journalists to do their work. Economic measures were not adopted in a timely and effective manner, which endangered many CSOs and their activists, ultimately having their greatest impact on people as users of CSO services.

    Regarding the parliamentary elections, which were held on 21 June after being postponed from their original date of 26 April, there is still an unanswered question regarding the government’s responsibility for conducting an election process under the pandemic. There is suspicion that the decision to hold the election was politically motivated and irresponsible. This was reinforced by the fact that in the weeks following the election, the number of COVID-19 infections and deaths drastically increased. It seems that the efforts made by some CSOs to create conditions for free and democratic elections have not yielded the desired results.

    What were the main issues that got in the way of a free and fair election?

    Beyond the pandemic, the major concern about the elections was that they were dominated by the ruling party, including through pressure on critical journalists and media outlets and control of mainstream media, which lack a diversity of opinions and balanced coverage and are used for campaign purposes.

    Media coverage during the election campaign was slightly more balanced than in previous elections, because the government wanted to prove that complaints from the public and the political opposition regarding poor election conditions and the captivity of the media were baseless. In principle, candidates were treated equally by public media, although public officials campaigning on a daily basis also received a lot of additional coverage. On top of this, members of the opposition who had decided to boycott the elections and therefore did not present candidates did not have room to present their arguments on national television.

    The unequal treatment of candidates was especially visible in national commercial television channels, which provided logistical support to the ruling party and its coalition partners. This problem was exacerbated by the passive stance adopted by the Electronic Media Regulatory Body (REM), which played an almost imperceptible role during the election campaign. In May 2020, REM changed its methodology of monitoring the media representation of political actors, counting every mention of a political option as proof of media representation. This led to the conclusion that the opposition Alliance for Serbia was the most represented party. But in reality, the Alliance for Serbia, which boycotted the elections, did not receive any media coverage on national television; rather it was the most frequent target of attacks by the ruling party and its allied media. In this area, another problem is the uneven normative framework: REM’s regulations relating to public media services are legally binding, but those relating to commercial broadcasters are drafted in the form of recommendations and have no binding effect, and there are no effective safeguards against violations.

    What are the implications of the election results for human rights and democracy in Serbia?

    The ruling Serbian Progressive Party, truly a right-wing party, won over 60 per cent of the vote, claiming approximately 190 seats in the 250-seat parliament. Their coalition partner, the Socialist Party of Serbia, came second with about 10 per cent of the vote, adding approximately 30 seats to the coalition. As a result, the National Assembly was left without opposition representatives, opening additional space for unlimited and legally unhindered exercise of power by the ruling party. The past four years are proof that the mere presence of the opposition in parliament is not a sufficient barrier to arbitrariness, as the government has perfected mechanisms to make parliamentary procedures meaningless and restrict the freedom of speech of opposition representatives. But some opposition legislators, through their initiatives, public appearances and proposals, managed to draw attention to numerous scandals and violations of the law by state officials.

    The protests that came after the elections seem to point towards further political polarisation and a deepening of the political crisis, as a large number of people lack representation and feel deprived of the right to elect their representatives without fear through free and democratic elections. The latest attempts to deal with civil society, journalists and prominent critical individuals by promoting investigations of money laundering or terrorist financing speak about deepening polarisation. The development of human rights requires coordination and cooperation of CSOs and state bodies as well as social consensus and political will, so this is certainly not contributing to an improvement of the human rights situation in Serbia. On the contrary, it is leading to an increasingly serious crisis, the aggravation of inequalities and injustices and more frequent protests.

    Civic space in Serbia is rated as ‘obstructed’ by theCIVICUS Monitor.
    Get in touch with Civic Initiatives through itswebsite or itsFacebook page, and follow@gradjanske on Twitter.

     

  • SERBIA: “La crisis política se profundizará porque una gran porción de la ciudadanía carece de representación”

    CIVICUS conversa con Ivana Teofilović acerca de las causas de las recientes protestas y la reacción del gobierno frente a ellas, así como sobre las elecciones celebradas en Serbia durante la pandemia de COVID-19. Ivana es coordinadora de programas de políticas públicas en Civic Initiatives, una asociación ciudadana serbia que persigue el objetivo de fortalecer la sociedad civil a través de la educación cívica, la promoción de valores y prácticas democráticos y la creación de oportunidades para la participación ciudadana.

    Ivana Teofilovic

    ¿Por qué estallaron en Serbia protestas durante la pandemia de COVID-19, y cómo reaccionó el gobierno?

    La causa inmediata de la reunión masiva y espontánea de ciudadanos en julio de 2020 fue el anuncio de la introducción de un nuevo toque de queda, es decir, una nueva prohibición de todo movimiento durante 72 horas. En cuanto terminó la conferencia de prensa del presidente, la gente descontenta comenzó a reunirse frente a la Asamblea Nacional en la capital, Belgrado. Si bien el motivo inmediato fue el descontento ante el manejo de la crisis del COVID-19, la ciudadanía también quiso manifestar su insatisfacción con muchas otras medidas gubernamentales y sus impactos, y en particular con las condiciones en que se habían desarrollado las recientes elecciones parlamentarias.

    En respuesta, las fuerzas de seguridad utilizaron la violencia de forma injustificada en decenas de casos y se extralimitaron en el uso de sus facultades legales. Su respuesta violenta frente a reuniones pacíficas espontáneas fue una grave violación del derecho a la libertad de reunión pacífica y una amenaza injustificada para la integridad física de un gran número de manifestantes. Las protestas estuvieron marcadas por el empleo de una gran cantidad de gas lacrimógeno, que fue arrojado indiscriminadamente contra las masas de manifestantes pacíficos. En consecuencia, en los días posteriores muchos manifestantes experimentaron problemas de salud. Aparte del hecho de que se utilizaron cantidades injustificadamente grandes, la atención pública se centró en el hecho de que el gas lacrimógeno utilizado estaba vencido.

    Los medios de comunicación y la propia ciudadanía también informaron y documentaron muchos casos de abuso policial, incluido el de tres jóvenes que estaban tranquilamente sentados en un banco y fueron golpeados repetidamente con una porra por un agente de gendarmería. En otro incidente, un joven fue derribado al suelo y golpeado con porras por 19 agentes, pese a que había dos miembros de la Defensoría del Pueblo de guardia en la cercanías, precisamente para monitorear la conducta de la policía. Un gran número de individuos de civil provocaron más disturbios y actos de violencia. En su momento no se pudo determinar si se trataba de policías de civil o de miembros de fuerzas parapoliciales o de bandas criminales, pero luego numerosas pistas parecieron indicar que eran bandas delictivas vinculadas con las autoridades y que operaban bajo sus órdenes.

    Los medios también desempeñaron un rol muy importante en las protestas. En este contexto, muchos trabajadores de los medios de comunicación se comportaron profesionalmente e informaron objetivamente sobre las protestas, convirtiéndose a menudo en víctimas de la brutalidad policial o de ataques de personas infiltradas entre los manifestantes para incitar disturbios. Según la Asociación de Periodistas de Serbia (NUNS), por lo menos 28 periodistas fueron agredidos mientras cubrían las protestas y 14 sufrieron lesiones físicas, que en seis casos requirieron atención médica urgente. Según un comunicado de NUNS, el herido más grave fue Zikica Stevanovic, periodista de la agencia de noticias Beta.

    Sin embargo, los medios de comunicación cercanos al gobierno ignoraron o distorsionaron la imagen real de la protesta, difundiendo mentiras sobre quién la había organizado o financiado y quiénes habían participado en ella e ignorando o negando casos evidentes de abuso policial. Los periodistas, analistas y activistas de la sociedad civil que apoyaron públicamente las protestas y hablaron críticamente sobre el gobierno y el presidente fueron a menudo el blanco de campañas sensacionalistas y fueron difamados por los ocupantes de altos cargos políticos en un intento de desacreditar su trabajo.

    También se utilizaron en su contra medidas burocráticas, por ejemplo mediante su inclusión en una lista compilada por la Dirección de Prevención del Blanqueo de Capitales del Ministerio de Finanzas para exigir a los bancos que examinen todas las transacciones financieras realizadas por ellos durante el año pasado. Las asociaciones e individuos afectados publicaron un comunicado conjunto con más de 270 firmas para pedir a las autoridades que hicieran públicas urgentemente las razones de la sospecha de que estas organizaciones e individuos podían estar involucrados en acciones de lavado de activos o financiamiento del terrorismo. También dejaron claro que estas presiones no los disuadirían de seguir luchando por una Serbia libre y democrática.

    La reacción violenta de la policía, el uso indiscriminado de la fuerza, la cobertura sesgada y las represalias gubernamentales motivaron aún más a la ciudadanía a protestar. En consecuencia, la gente salió a las calles en cantidades aún mayores en los días siguientes. Las protestas también comenzaron a tener lugar en otras ciudades serbias además de Belgrado, tales como Kragujevac, Nis, Novi Sad y Smederevo.

    ¿Ha experimentado la sociedad civil desafíos adicionales para continuar haciendo su trabajo bajo la pandemia?

    Bajo el estado de emergencia impuesto en respuesta a la pandemia de COVID-19, pero también después de levantado el estado de emergencia, las organizaciones de la sociedad civil (OSC) enfrentaron numerosas dificultades que obstaculizaron enormemente su trabajo. Durante las primeras semanas del estado de emergencia, algunas OSC que brindan servicios a grupos vulnerables no pudieron realizar sus actividades debido a la prohibición de circular, dificultad que solo se superó de manera gradual y parcial a medida que se fueron otorgando permisos especiales a ciertas categorías de personas.

    Otro desafío fue el planteado por el Reglamento sobre Beneficios Fiscales y Beneficios Directos, adoptado en respuesta a los impactos económicos de la pandemia. Este reglamento no extendía la exención del impuesto al valor agregado (IVA) a los alimentos, bienes de consumo y servicios donados al sector humanitario y sin fines de lucro para apoyar a grupos socialmente vulnerables. Por este motivo, un grupo de OSC envió al Ministerio de Hacienda una propuesta para ampliar la exención del IVA.

    El mayor desafío para las OSC fue la sostenibilidad financiera, que se vio especialmente amenazada por la suspensión del concurso para proyectos co-financiados de importancia pública, a nivel tanto nacional como local. Además, si bien no eran suficientemente claras en lo que respecta a las OSC, las disposiciones del Reglamento sobre Beneficios Fiscales y Beneficios Directos excluían inequívocamente las iniciativas ciudadanas informales y, por lo tanto, ponían en peligro su supervivencia.

    Además, el derecho a la libertad de expresión estuvo especialmente en peligro durante la pandemia. Los desafíos incluyeron restricciones enfrentadas por la prensa para asistir a las conferencias de prensa del Gabinete de Crisis y hacer preguntas, el desprecio expesado por funcionarios de órganos e instituciones gubernamentales hacia los representantes de los medios y la persecución de los medios de comunicación que expresaron críticas durante la pandemia. Estas restricciones abrieron las puertas a la difusión de información no verificada. La falta de información oportuna y objetiva resultó en una mayor propagación del pánico y dejó en evidencia que, además de una pandemia, Serbia enfrentaba una “infodemia”.

    ¿Qué opina la sociedad civil de la respuesta del gobierno a la pandemia y las condiciones en que se celebraron las últimas elecciones?

    A pesar de la posición muy desfavorable en que se encontraron, las OSC desempeñaron un rol significativo durante la crisis del COVID-19. Las OSC también jugaron un importante rol correctivo de las acciones de gobierno, ya que presentaron numerosas propuestas de calidad para superar la crisis. En muchas situaciones fueron las OSC, debido a su mejor capacitación, las que asumieron las funciones de determinados servicios gubernamentales. La impresión predominante es que el Estado no estaba preparado para la crisis y, por lo tanto, no tenía capacidad suficiente para responder adecuadamente.

    Por su carácter cerrado, el gobierno esgrimió la necesidad de actuar con velocidad y eficiencia como pretexto para eludir el diálogo. En la adopción de determinadas medidas se produjeron frecuentes violaciones de las leyes, la constitución y los derechos de la ciudadanía, y en particular del derecho de los periodistas a hacer su trabajo. Las medidas económicas no fueron adoptadas de manera oportuna y efectiva, lo cual puso en peligro a muchas OSC y a sus activistas, y en última instancia tuvo su mayor impacto sobre la ciudadanía en tanto que usuaria de los servicios de las OSC.

    En cuanto a las elecciones parlamentarias, que se celebraron el 21 de junio tras ser aplazadas de su fecha original del 26 de abril, aún queda sin respuesta la pregunta acerca de la responsabilidad del gobierno para conducir un proceso electoral bajo la pandemia. Se sospecha que la decisión de realizar las elecciones fue motivada políticamente e irresponsable. Esta impresión se vio reforzada por el hecho de que, en las semanas posteriores a las elecciones, el número de infecciones y muertes por COVID-19 aumentó drásticamente. Daría la impresión de que los esfuerzos realizados por algunas OSC para crear las condiciones para el desarrollo de elecciones libres y democráticas no dieron los resultados deseados.

    ¿Cuáles fueron los principales obtáculos que impidieron que las elecciones fueran libres y justas?

    Más allá de la pandemia, la principal preocupación respecto de las elecciones fue que estuvieron dominadas por el partido gobernante, a través de la presión sobre el periodismo y los medios de comunicación críticos y el control de los principales medios de comunicación, que carecen de diversidad de opiniones y cobertura equilibrada y son utilizados con fines de campaña.

    La cobertura de los medios durante la campaña electoral fue un poco más equilibrada que en las elecciones anteriores, ya que el gobierno quería demostrar el carácter infundado de los reclamos de la ciudadanía y la oposición política respecto de las malas condiciones para la competencia electoral y la captura de los medios de comunicación. En principio, los candidatos recibieron igual trato por parte de los medios públicos, aunque los funcionarios públicos que hacían campaña a diario recibieron mucha cobertura adicional. Además, los miembros de la oposición que habían decidido boicotear las elecciones, y por lo tanto no presentaron candidatos, carecieron de espacio para presentar sus argumentos en la televisión nacional.

    El trato desigual hacia los candidatos fue especialmente visible en los canales de televisión comerciales de alcance nacional, que brindaron apoyo logístico al partido gobernante y a sus socios de coalición. Este problema se vio agravado por la actitud pasiva del Organismo Regulador de Medios Electrónicos (REM), que jugó un papel casi imperceptible durante la campaña electoral. En mayo de 2020, el REM cambió su metodología de seguimiento de la representación mediática de los actores políticos, contando cada mención de una opción política como prueba de representación mediática. De ahí la conclusión de que la opositora Alianza por Serbia era el partido más representado. Pero en verdad la Alianza por Serbia, que boicoteó las elecciones, no recibió ninguna cobertura en la televisión nacional; en realidad, fue el blanco más frecuente de los ataques del partido gobernante y sus medios aliados. En ese sentido, otro problema de fondo es el marco normativo desigual: las regulaciones del REM relativas a los servicios de medios públicos son legalmente vinculantes, pero las relativas a las emisoras comerciales están redactadas bajo la forma de recomendaciones y no tienen efectos vinculantes, y no existen salvaguardas efectivas contra las violaciones.

    ¿Qué implicancias tienen los resultados de las elecciones para el futuro de la democracia y los derechos humanos en Serbia?

    El gobernante Partido Progresista Serbio, que en verdad es un partido de derechas, obtuvo más del 60% de los votos y se quedó con unos 190 escaños parlamentarios, sobre un total de 250. Su socio de coalición, el Partido Socialista de Serbia, quedó en segundo lugar, con aproximadamente 10% de los votos, sumando unos 30 escaños a la coalición. En consecuencia, la Asamblea Nacional se quedó sin representantes de la oposición, abriendo un espacio adicional para el ejercicio de un poder ilimitado y sin obstáculos legales por parte del partido gobernante. Los últimos cuatro años son prueba de que la mera presencia de la oposición en el parlamento no es una barrera suficiente contra la arbitrariedad, ya que el gobierno ha perfeccionado mecanismos que le permiten vaciar de sentido a los procedimientos parlamentarios y restringir la libertad de expresión de los representantes de la oposición. Sin embargo, algunos legisladores de la oposición, a través de sus iniciativas, apariciones públicas y propuestas, habían logrado llamar la atención sobre los numerosos escándalos y las violaciones de la ley cometidas por los funcionarios.

    Las protestas que siguieron a las elecciones parecen señalar en dirección de una mayor polarización y una profundización de la crisis política, ya que una gran porción de la ciudadanía carece de representación y se siente privada del derecho a elegir a sus representantes sin temor mediante elecciones libres y democráticas. Los más recientes intentos de lidiar con la sociedad civil, el periodismo y destacadas personalidades críticas mediante la promoción de investigaciones sobre lavado de dinero o financiamiento del terrorismo hablan de una polarización cada vez más profunda. El desarrollo de los derechos humanos requiere de coordinación y cooperación entre las OSC y los órganos gubernamentales, así como de consenso social y voluntad política, por lo que ciertamente esto no está contribuyendo a mejorar la situación de los derechos humanos en Serbia. Por el contrario, está provocando una crisis cada vez más grave, el agravamiento de las desigualdades e injusticias y protestas más frecuentes.

    El espacio cívico en Serbia es clasificado como “obstruido” por elCIVICUS Monitor.
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  • SERBIE : « La crise politique va s’approfondir parce qu’une grande partie des citoyens n’est pas représentée »

    CIVICUS s’entretient avec Ivana Teofilović sur les causes des récentes manifestations et la réaction du gouvernement à celles-ci, ainsi que sur les élections tenues en Serbie pendant la pandémie de la COVID-19. Ivana est coordinatrice du programme de politique publique à Civic Initiatives, une association de citoyens serbes qui vise à renforcer la société civile par l’éducation civique, la promotion des valeurs et des pratiques démocratiques et la création d’opportunités de participation citoyenne.

     

  • SINGAPORE: ‘Opposition parties were given unfavourable coverage by the state media and had difficulty accessing voters’

    CIVICUS speaks to human rights defender Jolovan Wham about the recent elections in Singapore, which were held in the context of the COVID-19 pandemic. TheCIVICUS Monitor has documented the use of restrictive laws in Singapore against civil society activists, human rights defenders, lawyers, independent online media outlets and members of the political opposition, who face prosecution, including through defamation suits and contempt of court charges.

    Jolovan Wham

     

    Has there been any disagreement around whether elections should be held, when, or how?

    Yes. Opposition parties were largely against it as the COVID-19 pandemic had not abated and holding the elections might pose a public health threat. They were also concerned that physical rallies and door-to-door visits would be disallowed, which would hinder their campaign efforts.

    And indeed, it was more difficult to connect face to face with voters when a one-metre distance had to be maintained during walkabouts and door-to-door visits. Everyone had to give their speeches and connect with voters online.

    Some changes were introduced so elections would proceed in the context of the pandemic. Voting time was extended by two hours to take the longer queues caused by social distancing into consideration. But the possibility of online voting was not discussed. And older people and those who were frail may have not participated for fear of getting infected with COVID-19.

    What was the state of civic freedoms ahead of the elections?

    The ruling People’s Action Party’s (PAP) control of all public institutions is a major civic freedom issue. It means it gets to shape the political discourse according to its agenda and set the rules of the game to its advantage. For example, the elections department, which draws electoral boundaries, reports to the prime minister himself. Most civil society groups are afraid of engaging in the elections in a meaningful way for fear of being seen as ‘partisan’. If a civil society association is associated with an opposition party, it may lose funding, support and patronage for its work.

    A recent report by the ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) Parliamentarians for Human Rights documented structural flaws that prevented the election from being fair, including the prime minister’s broad powers over the entire electoral process without any effective oversight. The environment in which the Singaporean people were able to exercise their right to participate in public life was heavily restricted. Key opposition candidates had been targeted with lawsuits by members of the PAP, and voters in opposition-led constituencies fear reprisals for not voting for the PAP. Fundamental freedoms, which are intrinsically linked to free elections, are limited as the government controls the media and uses restrictive laws against dissenting and critical voices.

    How did this affect the chances of the opposition?

    Opposition candidates and parties had to rely solely on social media to get their message out, because of unfavourable coverage by state media. They also had difficulty accessing voters because of the PAP’s monopoly, manipulation and control of national grassroots groups, unions and organisations, on top of the difficulties involved in holding physical rallies in the context of the pandemic.

    The elections were held on 10 July. The PAP secured 83 parliamentary seats but faced a setback as the opposition made minor but historic gains. The Workers’ party, the only opposition party in parliament, increased its seats from six to 10 – the biggest result for the opposition since independence. The PAP popular vote dipped to 61 per cent.

    What were the main issues the campaign revolved around?

    For the PAP, the campaign revolved around smearing opposition candidates, accusing them of peddling falsehoods and of having nefarious agendas and engaging in character assassination. Scaremongering tactics were also used: the electorate were told that only the PAP could get Singaporeans out of the COVID-19 pandemic and that having more opposition members in parliament would thwart these efforts.

    Opposition parties, on the other hand, focused on telling the electorate that they were in danger of being wiped out of parliament as they held fewer than 10 elected seats out of almost 90. Issues such as the high cost of living and immigration were other key issues raised by the opposition.

    Civic space in Singapore is rated as ‘obstructed’ by theCIVICUS Monitor.

     

  • SINGAPOUR : « Les partis d’opposition ont bénéficié d’une couverture défavorable de la part des médias d’État et ont eu des difficultés à accéder aux électeurs »

    Jolovan WhamCIVICUS s’entretient avec le défenseur des droits humains Jolovan Wham au sujet des récentes élections à Singapour, qui se sont déroulées sur fond de pandémie de COVID-19. LeCIVICUS Monitor a documenté l’utilisation de lois restrictives contre les activistes de la société civile, les défenseurs des droits humains, les avocats, les médias indépendants en ligne et les membres de l’opposition politique de Singapour, qui risquent d’être poursuivis, notamment par des procès pour diffamation et des accusations d’outrage à la cour.

    Y a-t-il eu des désaccords sur la question de savoir si, quand ou comment les élections doivent être organisées ?

    Oui. Les partis d’opposition s’y sont largement opposés car la pandémie de COVID-19 n’avait pas reculé et la tenue des élections pouvait constituer une menace pour la santé publique. Ils craignaient également que les rassemblements physiques et le démarchage en porte-à-porte ne soient pas autorisés, ce qui entraverait leurs efforts de campagne.

    Et, de fait, il était plus difficile d’établir un contact direct avec les électeurs lorsqu’il était nécessaire de maintenir une distance d’un mètre pendant les marches et les visites en porte-à-porte. Chacun a dû prononcer son discours et se connecter aux électeurs en ligne. Certains changements ont été introduits pour que les élections se déroulent dans le contexte de la pandémie. La période de vote a été prolongée de deux heures en prévision de files d’attente plus longues en raison de la distanciation sociale. Mais il n’a pas été question du vote en ligne. Et il est possible que les personnes âgées ou ayant des problèmes de santé n’aient pas participé par peur d’être infectées par le COVID-19.

    Quel était l’état des libertés civiques avant les élections ?

    Le contrôle du People’s Action Party (PAP) au pouvoir sur toutes les institutions publiques est un problème majeur de liberté civique. Cela signifie qu’il peut façonner le discours politique en fonction de son programme et fixer les règles du jeu à sa convenance. Par exemple, le département électoral, qui dessine les circonscriptions électorales, relève du Premier ministre. La plupart des groupes de la société civile ont peur de s’impliquer de manière significative dans les élections en raison des conséquences d’être perçus comme "partisans". Si une association de la société civile est liée à un parti d’opposition, elle peut perdre le financement, le soutien et les ressources nécessaires à son travail.

    Un récent rapport de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) Parliamentarians for Human Rights a mis en évidence des failles structurelles qui ont empêché l’élection d’être équitable. Il s’agit notamment des pouvoirs étendus du premier ministre sur l’ensemble du processus électoral, sans qu'aucun contrôle efficace ne soit exercé. Le contexte dans lequel les Singapouriens pouvaient exercer leur droit de participer à la vie publique était sévèrement restreint. Les principaux candidats de l’opposition ont fait l’objet de poursuites judiciaires par des membres du PAP, et les électeurs des districts dirigés par l’opposition craignaient des représailles s’ils ne votaient pas pour le PAP. Les libertés fondamentales, qui sont intrinsèquement liées à l’existence d’élections libres, sont limitées car le gouvernement contrôle les médias et utilise des lois restrictives contre les voix critiques et dissidentes.

    Comment cela a-t-il affecté les chances de l’opposition ?

    Les candidats et les partis de l’opposition ont dû s’appuyer uniquement sur les médias sociaux pour faire passer leur message en raison de la couverture défavorable qu’ils ont reçue de la part des médias d’État. Ils ont également eu des difficultés à atteindre les électeurs en raison du monopole, de la manipulation et du contrôle exercés par le PAP sur les syndicats et les organisations et groupes de base dans tout le pays, auxquels s’ajoutent les difficultés liées à l’organisation de manifestations physiques dans le contexte de la pandémie.

    Les élections ont eu lieu le 10 juillet. Le PAP a remporté 83 sièges parlementaires, mais a également connu un revers, l’opposition ayant réalisé des gains plus modestes mais historiques. Le Parti des travailleurs, seul parti d’opposition présent au Parlement, a vu ses sièges passer de six à dix, ce qui constitue le meilleur résultat pour l’opposition depuis l’indépendance. Le vote populaire remporté par le PAP est tombé à 61%.

    Quelles étaient les principales questions autour desquelles s’articulait la campagne ?

    Pour le PAP, la campagne s’est concentrée autour de la diffamation des candidats de l’opposition, les accusant de colporter des mensonges et d’avoir des intentions néfastes, et s’est attachée à les discréditer. Des tactiques de peur ont également été utilisées : l’idée a été transmise à l’électorat que seul le PAP pouvait sortir les Singapouriens de la pandémie de COVID-19, et que la présence de plus de représentants de l’opposition au Parlement contrecarrerait ces efforts.

    Les partis d’opposition, quant à eux, se sont attachés à faire passer à l’électorat le message qu’ils étaient sur le point d’être éliminés du Parlement, puisqu’ils disposaient de moins de 10 sièges sur près de 90. Les autres questions clés soulevées par l’opposition étaient le coût élevé de la vie et l’immigration.

    L’espace civique à Singapour est classé « obstrué » par leCIVICUS Monitor. 

     

  • SINGAPUR: ‘La oposición recibió cobertura desfavorable de los medios estatales y le costó llegar al votante’

    CIVICUS conversa con el defensor de derechos humanos Jolovan Wham sobre las recientes elecciones de Singapur, celebradas en el marco de la pandemia del COVID-19. ElCIVICUS Monitor ha documentado el uso de leyes restrictivas contra activistas de la sociedad civil, personas defensoras de derechos humanos, abogados, medios de comunicación independientes en línea y miembros de la oposición política de Singapur, que son criminalizados, por ejemplo mediante demandas por difamación y acusaciones de desacato a la autoridad judicial.

    Jolovan Wham

    ¿Ha habido algún desacuerdo sobre si las elecciones debían celebrarse, o sobre cuándo o cómo debían tener lugar?

    Sí. Los partidos de oposición se opusieron en gran medida porque la pandemia del COVID-19 no había amainado y la realización de las elecciones podría representar una amenaza para la salud pública. También les preocupaba que no se permitieran manifestaciones físicas y recorridos de puerta en puerta, lo cual obstaculizaría sus esfuerzos de campaña.

    Y, de hecho, resultó más difícil conectarse cara a cara con los votantes cuando era necesario mantener una distancia de un metro durante las caminatas y las visitas de puerta en puerta. Todos tuvieron que dar sus discursos y conectarse con los votantes en línea.

    Se introdujeron algunos cambios para que las elecciones se llevaran a cabo en el contexto de la pandemia. El período de votación se extendió dos horas más en previsión de colas más largas a causa del distanciamiento social. Pero no se discutió la posibilidad de votar por internet. Y es posible que las personas mayores o con problemas de salud no participaran por temor a infectarse con COVID-19.

    ¿Cuál era la situación de las libertades cívicas antes de las elecciones?

    El control del partido gobernante, el Partido de Acción Popular (PAP), sobre todas las instituciones públicas es un importante problema en materia de libertad cívica. Significa que puede dar forma al discurso político de acuerdo con su agenda y establecer las reglas de juego que más le convengan. Por ejemplo, el departamento electoral, que traza los distritos electorales, depende del primer ministro. La mayoría de los grupos de sociedad civil temen involucrarse en las elecciones de manera significativa por las consecuencias de ser percibidos como “partidistas”. Si una asociación de la sociedad civil es vinculada con un partido de oposición, puede perder fondos, apoyo y recursos para su trabajo.

    Un reciente informe del grupo Parlamentarios de la ASEAN (Asociación de Naciones del Sudeste Asiático) por los Derechos Humanos documentó fallas estructurales que impidieron que la elección fuera justa. Entre ellas se contaban los amplios poderes del primer ministro sobre todo el proceso electoral y la ausencia de controles efectivos. El contexto en que la ciudadanía de Singapur podía ejercer su derecho a participar en la vida pública estaba muy restringido. Los principales candidatos de la oposición habían sido objeto de demandas por parte de miembros del PAP, y los votantes de distritos liderados por la oposición temían sufrir represalias si no votaban por el PAP. Las libertades fundamentales, que están intrínsecamente vinculadas a la existencia de elecciones libres, son limitadas ya que el gobierno controla los medios de comunicación y usa leyes restrictivas contra voces críticas y disidentes.

    ¿Cómo afectó esto a las posibilidades de la oposición?

    Los candidatos y partidos opositores tuvieron que depender únicamente de las redes sociales para difundir su mensaje, debido a la cobertura desfavorable que recibieron de los medios estatales. También tuvieron dificultades para llegar a los votantes debido al monopolio, la manipulación y el control ejercidos por el PAP sobre sindicatos y organizaciones y grupos de base de todo el país, a lo que se sumaron las dificultades involucradas en la organización de manifestaciones físicas en el contexto de la pandemia.

    Las elecciones se celebraron el 10 de julio. El PAP obtuvo 83 escaños parlamentarios, pero también experimentó un revés, ya que la oposición logró avances menores pero históricos. El Partido de los Trabajadores, el único partido de oposición con presencia en el parlamento, aumentó sus escaños de seis a 10, el mejor resultado obtenido por la oposición desde la independencia. El voto popular obtenido por el PAP cayó al 61%.

    ¿Cuáles fueron los principales temas en torno de los cuales giró la campaña?

    Para el PAP, la campaña se centró en la difamación de los candidatos de la oposición, acusándolos de vender falsedades y de tener agendas nefastas, y se enfocó en desacreditarlos. También se usó la táctica del miedo: se transmitió al electorado la idea de que solo el PAP podría sacar a los singapurenses de la pandemia del COVID-19 y que la presencia de más representantes de la oposición en el parlamento frustraría estos esfuerzos.

    Los partidos de oposición, por otro lado, se centraron en transmitir al electorado el mensaje de que estaban al borde de ser eliminados del parlamento, ya que contaban con menos de 10 escaños sobre un total de casi 90. Otras cuestiones clave planteadas por la oposición fueron el alto costo de vida y la inmigración.

    El espacio cívico en Singapur es calificado como “obstruido” por elCIVICUS Monitor.

     

  • SOUTH KOREA: ‘North Korean defectors and activists face increasing pressure to stay silent’

    Ethan Hee Seok ShinCIVICUS speaks with Ethan Hee-Seok Shin, a legal analyst with the Transitional Justice Working Group (TJWG), a Seoul-based civil society organisation (CSO) founded by human rights advocates and researchers from five countries. Founded in 2014, it is the first Korea-based CSO focused on transitional justice mechanisms in the world’s most repressive regimes, including North Korea. TJWG aims to develop practical methods for addressing massive human rights violations and advocating justice for victims in pre and post-transition societies. Ethan works on TJWG’s Central Repository project, which uses a secure platform to document and publicise cases of enforced disappearances in North Korea. He uses legislative and legal action to raise awareness about North Korean human rights issues.

     

    Can you tell us about the work being done by South Korean civil society groups about the human rights situation in North Korea?

    There is a rather broad range of CSOs working on North Korean human rights issues. TJWG has been working to prepare the ground for transitional justice in North Korea, in line with its core mission of human rights documentation.

    TJWG’s flagship project has resulted in a series of reports mapping public executions in North Korea, based on interviews with escapees living in South Korea. We record the geospatial information of killing sites, burial sites and record storage places, including courts and security service facilities, by asking our interviewees to spot the locations on Google Earth. The report’s first edition was released in July 2017 and was based on 375 interviews, and its second edition was launched in June 2019 after conducting 610 interviews.

    We are also currently in the process of creating an online database of abductions and enforced disappearances in and by North Korea, called FOOTPRINTS. This uses Uwazi, a free, open-source solution for organising, analysing and publishing documents, developed by HURIDOCS, a CSO. When launched to the public, FOOTPRINTS will provide an easily accessible and searchable platform to track individuals taken and lost in North Korea.

    Other than documentation and reporting work, we have been active in international and domestic advocacy. Jointly with other human rights CSOs, TJWG drafted and submitted an open letter urging the European Union to strengthen the language and recommendations in the annual human rights resolutions adopted by the United Nations’ (UN) General Assembly and Human Rights Council on North Korea. We have also made case submissions to the UN Working Group on Arbitrary Detention, the UN Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances and other UN human rights experts.

    In July 2020, the South Korean government revoked the registration of two CSOs and issued a notice of administrative review and inspections of ‘defector-run’ groups working on human rights in North Korea. Why are these groups being targeted?

    The direct catalyst was the June 2020 provocations by North Korea. On 4 June, Kim Yo-Jong, sister of supreme leader Kim Jong-Un and the first vice department director of the Workers’ Party of Korea’s Central Committee, criticised the ‘anti-DPRK [Democratic People's Republic of Korea] leaflets’ flown to North Korea by ‘North Korean escapees’ and threatened the cessation of Mount Kumgang tourism, the complete demolition of the Kaesong industrial region, the closure of the inter-Korean liaison office, or the termination of the 9/19 military agreement (the 2018 agreement to create demilitarised buffer zones) unless the South Korean authorities took ‘due measures’.

    Just four hours after Kim Yo-Jong’s early morning bombshell, the South Korean Ministry of Unification (MOU) announced that it would prepare legislation banning the distribution of leaflets to North Korea. This was a complete reversal of the government’s longstanding position, which consistently avoided such legislation for fear of infringing upon the freedom of expression.

    On 10 June 2020, the MOU announced that it would file criminal charges against Park Sang-Hak and Park Jung-Oh, two defectors from North Korea, for violating article 13 of the Inter-Korean Exchange and Cooperation Act, which requires prior approval of any inter-Korean exchange of goods, and would revoke the incorporation of their organisations, Fighters For Free North Korea (FFNK) and KuenSaem, for sending leaflets in air balloons and rice-filled PET bottles on sea currents to North Korea, as they did on 31 May 2020.

    While the North Korean government eventually toned down its rhetoric, the South Korean government began to take actions against North Korean human rights and escapee groups, viewed as a hindrance to inter-Korean peace.

    On 29 June 2020 the MOU held a hearing and on 17 July it announced the revocation of the legal incorporation of FFNK and KuenSaem for contravening incorporation conditions by grossly impeding the government’s reunification policy, dispersing leaflets and items to North Korea beyond the stated goals of their incorporation and fomenting tension in the Korean peninsula under article 38 of the Civil Code, a relic from the authoritarian era. 

    The MOU also launched ‘business inspections’ of other North Korean human rights and escapee settlement support groups among the over 400 associations incorporated by MOU’s permission, possibly with a view to revoking their incorporation. On 15 July 2020, the Association of North Korean Defectors received a notice from the MOU that it would be inspected for the first time since its incorporation in 2010. The following day, MOU authorities informed journalists that they would first conduct business inspections on 25 incorporated North Korean human rights and escapee settlement support groups, 13 of them headed by North Korean defectors, with more to be inspected in the future. While acknowledging that the leaflet issue triggered the inspections, the MOU added that the business inspections would not be limited to those involved in the leaflet campaign.

    How many groups have been reviewed or inspected after the announcements were made?

    Because of the international and domestic uproar caused by the obviously discriminatory nature of the inspections targeting North Korean human rights and escapee groups, the MOU has somewhat toned down its approach, and has belatedly begun to argue that it is focusing on all CSOs registered under the MOU.

    On 6 October 2020, the MOU told reporters that it had decided to inspect 109 out of 433 CSOs for failing to submit annual reports or for submitting insufficient documentation. According to the information provided, 13 of the 109 groups to be inspected are headed by North Korean escapees; 22 (16 working on North Korean human rights and escapee settlement, five working in the social and cultural fields and one working in the field of unification policy) have already been inspected and none has revealed any serious grounds for revocation of registration; and the MOU intends to complete the inspection for the remaining 87 CSOs by the end of 2020.

    In any case, the government appears to have already succeeded in its goal of sending a clear signal to North Korea that it is ready to accommodate its demands in return for closer ties, even if it means sacrificing some fundamental principles of liberal democracy. The government has also sent a clear signal to North Korean human rights and escapee groups with the intended chilling effect.

    How has civil society responded to these moves by the government?

    Civil society in South Korea is unfortunately as polarised as the country’s politics. The ruling progressives view the conservatives as illegitimate heirs to the collaborators of Japanese colonial rule between 1910 and 1945, and post-independence authoritarian rule up to 1987. The previous progressive president, Roh Moo-Hyun, who served from 2003 to 2008, killed himself in 2009 during a corruption probe, widely seen as politically motivated, under his conservative successor. The incumbent Moon Jae-In was elected president in 2017, riding a wave of public disgust at his right-wing predecessor’s impeachment for corruption and abuse of power.

    Most CSOs are dominated by progressives who are politically aligned with the current Moon government. The progressives are relatively supportive of the human rights agenda but are generally silent when it comes to North Korean human rights because of their attachment to inter-Korean rapprochement. The same people who talk loudly about Japanese ‘comfort women’ – women forced into sexual slavery by Imperial Japan before and during the Second World War – or authoritarian-era outrages readily gloss over present North Korean atrocities in the name of national reconciliation.

    Most North Korean human rights groups are formed around North Korean escapees and the Christian churches of the political right that passionately characterise leftists as North Korean stooges. Many are also generally hostile to contemporary human rights issues such as LGBTQI+ rights, which is rather ironic as Australian judge Michael Kirby, the principal author of the 2014 UN report that authoritatively condemned the grave human rights violations in North Korea as crimes against humanity, is gay.

    The largely progressive mainstream CSOs have not been on the receiving end of persecution by the government led by President Moon; on the contrary, prominent civil society figures have even been appointed or elected to various offices or given generous grants. Some do privately express their dismay and concern at the government’s illiberal tendencies, but few are ready to publicly raise the issue because of the deep political polarisation.

    Is the space for civil society – structured by the freedoms of association, peaceful assembly and expression – becoming more restrictive in South Korea under the current administration?

    The Moon government has displayed worryingly illiberal tendencies in its handling of groups that it views as standing in its way, such as North Korean human rights and escapee groups, who have faced increasing pressure to stay silent and cease their advocacy. 

    President Moon has reopened a dialogue with the North Korean government to establish peaceful relations, neutralise the North’s nuclear threat and pave the way for family reunification, along with other estimable goals.

    However, along with US President Donald Trump, President Moon has employed a diplomatic strategy that downplays human rights concerns. Notably, neither the 2018 Panmunjom Declaration between North and South Korea nor the Joint Statement issued after the 2018 Trump-Kim summit in Singapore make any mention of the North’s egregious human rights abuses.

    In the weeks before President Moon met North Korean leader Kim in Panmunjom, there were reports that North Korean defector-activists were being prevented from carrying out their activism. In October 2018, South Korea acquiesced to North Korea’s demand to exclude a defector journalist from covering a meeting in North Korea. On 7 July 2019, there was an extraordinary rendition of two defectors, fishers who were allegedly fugitive murderers, to North Korea five days after their arrival without any semblance of due process.

    The Moon government has resorted to illiberal tactics on other perceived opponents as well. A man who put up a poster mocking President Moon as ‘Xi Jinping’s loyal dog’ (referring to the Chinese president) at the campus of Dankook University on 24 November 2019 was prosecuted and fined by court on 23 June 2020 for ‘intruding in a building’ under article 319 (1) of the Penal Code, even though the university authorities made clear that they did not wish to press charges against him for exercising his freedom of expression. Many criticised the criminal prosecution and conviction as a throwback to the old military days.

    The government has also moved to exercise ever more control over state prosecutors. The Minister of Justice, Choo Mi-ae, has attacked prosecutors who dared to investigate charges of corruption and abuse of power against the government, claiming a conspiracy to undermine President Moon.

    Another worrying trend is the populist tactic by ruling party politicians, notably lawmaker Lee Jae-jung, of using the internet to whip up supporters to engage in cyberbullying against reporters.

    What can the international community do to support the groups being targeted?

    In April 2020 the ruling party won the parliamentary elections by a landslide, taking 180 of 300 seats, thanks to its relative success in containing the COVID-19 pandemic. The opposition is in disarray. All this has emboldened rather than humbled the government, and its illiberal tendencies are likely to continue. Due to the severe political polarisation, ruling party politicians and their supporters are not likely to pay much heed to domestic criticism.

    The voice of the international community will therefore be crucial. It is much more difficult for the government to counter concerns raised by international CSOs as politically motivated attacks. A joint statement or an open letter spearheaded by CIVICUS would be helpful in forcefully delivering the message that human rights in North Korea are of genuine concern for the international community.

    Furthermore, South Korea will soon be submitting its fifth periodic report to the UN Human Rights Committee in accordance with the list of issues prior to reporting (LOIPR). Because North Korea-related issues and concerns are not included in the LOIPR, it would be extremely helpful if international CSOs joined forces to include them in the oral discussion with the members of the Human Rights Committee and in their concluding observations.

    In the shorter run, country visits to South Korea by the UN Special Rapporteur on the Promotion and Protection of the Right to Freedom of Opinion and Expression, the UN Special Rapporteur on the Rights to Freedom of Peaceful Assembly and of Association, and the UN Special Rapporteur on the Situation of Human Rights Defenders would be excellent opportunities to internationalise the issue and put pressure on our government.

    Even progressives may support a reform of the outdated law on CSO registration, for instance, as a matter of self-interest, if not of principle, in case of change of government.

    Civic space inSouth Korea is rated ‘narrowedby the CIVICUS Monitor.
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  • SRI LANKA : « Le contrôle des médias a donné au gouvernement un grand avantage »

    CIVICUS s’entretient avec Sandun Thudugala, directeur des programmes du Law and Society Trust (LST), au sujet des élections législatives qui ont eu lieu au Sri Lanka le 5 août 2020, dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. LST est une organisation de recherche et de défense juridique fondée en 1982 à Colombo, au Sri Lanka, dans le but de promouvoir des réformes juridiques pour améliorer l’accès à la justice, la judiciarisation des droits et la responsabilité des institutions publiques.

    A l’approche des élections d’août 2020, le CIVICUS Monitora documenté le fait que les avocats de droits humains et les journalistes étaient victimes d’arrestations, de menaces et de harcèlement. Unrapport du rapporteur spécial des Nations unies (ONU) sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, publié en mai 2020, a également montré que la société civile était confrontée à des difficultés d’enregistrement et de fonctionnement et à divers obstacles à l’exercice du droit de manifestation.

     

  • SRI LANKA: ‘El control de los medios le dio al gobierno una gran ventaja’

    CIVICUS conversa con Sandun Thudugala, Director de Programas de Law and Society Trust (LST), acerca de las elecciones legislativas que tuvieron lugar en Sri Lanka el 5 de agosto de 2020, en el contexto de la pandemia del COVID-19. LST es una organización de investigación y defensa legal fundada en 1982 en Colombo, Sri Lanka, con el objetivo de promover reformas legales para mejorar el acceso a la justicia, la judicialización de los derechos y la rendición de cuentas de las instituciones públicas.

    Ante las elecciones de agosto de 2020, el CIVICUS Monitordocumentó el hecho de que abogados de derechos humanos y periodistas estaban siendo sujetos a arrestos, amenazas y acoso. Uninforme del Relator Especial de la Organización de las Naciones Unidas (ONU) sobre el derecho a la libertad de reunión pacífica y de asociación, publicado en mayo de 2020, también mostró que la sociedad civil enfrentaba desafíos para registrarse y operar y diversas barreras para el ejercicio del derecho de protesta.

    Sandun Thudugala

    ¿Cuál era la situación de las libertades cívicas y la sociedad civil antes de las elecciones?

    Como ocurre en muchos otros países, en Sri Lanka la situación de las libertades cívicas y el espacio para la sociedad civil siempre ha sido precaria. Incluso bajo el gobierno anterior, que se suponía que apoyaba más a la sociedad civil y a la agenda de derechos humanos, continuaron los esfuerzos para introducir nuevas leyes draconianas para controlar la sociedad civil y socavar las libertades básicas en nombre de la lucha contra el terrorismo.

    La situación empeoró con la elección de Gotabaya Rajapaksa como nuevo presidente en noviembre de 2019. Su campaña electoral, basada en las ideas de la supremacía del budismo cingalés, la sociedad disciplinada y la seguridad nacional, recibió el apoyo de una abrumadora mayoría, y en particular de la comunidad budista cingalesa. El resultado fue interpretado como un mandato otorgado al gobierno para que pudiera socavar las libertades básicas y el espacio cívico en nombre de la seguridad nacional y el desarrollo.

    Ha habido indicios de una mayor militarización de todos los aspectos de la sociedad y del debilitamiento de las instituciones democráticas, como el nombramiento de miembros de las Fuerzas Especiales Presidenciales, que solo rinden cuentas al presidente, en puestos clave de gobierno. También se ha transmitido un claro mensaje de falta de voluntad del Estado para cumplir sus obligaciones internacionales, incluida la Resolución 30/1 del Consejo de Derechos Humanos de la ONU, que el gobierno anterior había apoyado y perseguía el objetivo de promover la reconciliación, la rendición de cuentas y los derechos humanos en Sri Lanka tras el conflicto interno desarrollado entre 1983 y 2009. Lo mismo se observa en relación con los mecanismos nacionales de derechos humanos.

    Han aumentado la vigilancia de las actividades de la sociedad civil y los arrestos de activistas activos en las redes sociales. Esto ha reflejado claramente el intento de socavar las libertades y el espacio cívico ante las elecciones. La situación se vio agravada por la pandemia del COVID-19. La necesidad de hacer frente al virus ha sido utilizada como excusa para incrementar la militarización y la concentración de poder en manos del presidente.

    ¿Cuáles fueron los principales temas de campaña?

    El gobierno, encabezado por el recientemente electo presidente Rajapaksa, del partido Sri Lanka Podujana Peramuna (SLPP), quería alcanzar la mayoría de los dos tercios en el Parlamento para estar en condiciones de reformar la actual constitución y otorgar poderes adicionales al presidente. Ese ha sido el principal objetivo de la campaña electoral del SLPP. La necesidad de un gobierno fuerte para proteger las aspiraciones de la mayoría budista cingalesa, defender la soberanía nacional y fomentar el desarrollo económico fueron, por consiguiente, algunos de los principales temas de su campaña. La popularidad que tenía el presidente tras su victoria en las elecciones presidenciales fue utilizada para movilizar a los votantes en apoyo del SLPP.

    Los principales partidos de la oposición estaban divididos, y en la campaña electoral sus conflictos internos fueron más prominentes que sus mensajes electorales. Una de sus principales promesas fue brindar asistencia económica a las personas pobres que habían resultado más afectadas por la pandemia del COVID-19 y el confinamiento.

    Durante la campaña electoral ninguno de los partidos principales puso de relieve cuestiones centrales tales como la necesidad de fortalecer los sistemas de gobernanza democrática, la justicia para las víctimas de la guerra, y la búsqueda de soluciones de más largo plazo para los problemas étnicos o las causas fundamentales de la pobreza rural, el endeudamiento y la desigualdad.

    ¿Hubo alguna discusión acerca de la conveniencia de realizar las elecciones en el contexto de la pandemia?

    El gobierno quería llevar a cabo las elecciones lo antes posible. Estaba dispuesto a realizarlas en abril de 2020, tal como estaba previsto, aun cuando estábamos en lo peor de la pandemia. Casi todos los partidos de la oposición se opusieron a la celebración de elecciones en abril. Posteriormente, la Comisión Electoral decidió posponerlas hasta agosto de 2020 debido a los riesgos para la salud que podría conllevar su realización. En agosto la situación había mejorado considerablemente, por lo que no hubo una gran oposición a la realización de las elecciones, que tuvieron lugar el 5 de agosto.

    Hasta donde yo sé, no se consideró la posibilidad de habilitar el voto vía internet para esta elección. No creo que Sri Lanka tenga la infraestructura y la capacidad para ofrecer esa opción en este momento. Más del 70% de los votantes habilitados emitieron sus votos y, con excepción de las personas que todavía se encontraban en centros de cuarentena, no experimentaron obstáculos significativos a la hora de votar. Aunque sí hubo incidentes cuando algunas fábricas privadas negaron a sus empleados el permiso para ir a votar.

    ¿Fue posible desarrollar una campaña “normal” en el contexto de la pandemia?

    La Comisión Electoral publicó una serie de pautas sanitarias e impuso controles importantes sobre la campaña electoral. No se permitieron grandes mítines o reuniones, pero el gobierno y los principales partidos de la oposición violaron estas pautas sanitarias al organizar abiertamente actos públicos y otras reuniones, y no enfrentaron ninguna repercusión. Quedó claro que los partidos con mayor poder contaban con una clara ventaja que les permitía eludir ciertas reglas. Además, los candidatos de los principales partidos políticos, que tenían más dinero para invertir en campañas en medios electrónicos y en redes sociales, corrieron con una clara ventaja sobre los demás.

    Gracias a su control sobre los medios estatales y al apoyo que recibió de la mayoría de los medios privados, tanto electrónicos como impresos, el gobierno tuvo una clara ventaja sobre la oposición durante la campaña electoral. Los partidos políticos más pequeños de la oposición se encontraron en la posición más desventajosa, ya que no obtuvieron ningún espacio significativo de aire ni de publicidad en los principales medios de comunicación.

    Esto seguramente afectó los resultados de las elecciones, en las que el SLPP, liderado por el presidente Rajapaksa y por su hermano, el expresidente Mahinda Rajapaksa, obtuvo 145 escaños parlamentarios sobre un total de 225. El partido opositor Samagi Jana Balavegaya, establecido a principios de 2020 como resultado de un desprendimiento del Partido Nacional Unido, de derecha, obtuvo 54 escaños. El partido Illankai Tamil Arasu Kadchi, que representa a la minoría étnica tamil, obtuvo 10 escaños, y otros 16 escaños se dividieron entre 12 partidos más pequeños. En consecuencia, el 9 de agosto el hermano del presidente fue designado Primer Ministro de Sri Lanka por cuarta vez.

    ¿Pudo la sociedad civil desempeñar algún rol significativo en el proceso electoral?

    Aparte de participar en el monitoreo de las elecciones, la participación de la sociedad civil independiente en el proceso electoral fue mínima. Este fue un cambio drástico en comparación con las elecciones de 2015, en las cuales la sociedad civil desempeñó un rol clave en la promoción de una agenda de buena gobernanza y reconciliación en el marco de la campaña electoral. Las divisiones dentro de la oposición y el contexto del COVID-19 dificultaron el efectivo involucramiento de las organizaciones de la sociedad civil en el proceso. Algunas organizaciones intentaron producir un discurso sobre la importancia de proteger la 19a enmienda a la Constitución, que limitaba los poderes presidenciales al tiempo que fortalecía el papel del parlamento y las instituciones independientes y los procesos de rendición de cuentas, pero no obtuvieron espacios significativos para discutir estos temas en los medios de comunicación ni en ningún otro espacio público.

    El espacio cívico en Sri Lanka es calificado de “obstruido” por elCIVICUS Monitor.

    Contáctese con Law and Society Trust a través de susitio web o su página deFacebook, y siga a@lstlanka y a@SandunThudugala en Twitter.

     

  • SRI LANKA: ‘Media control gave the government a definite advantage’

    CIVICUS speaks to Sandun Thudugala, Head of Programmes at the Law and Society Trust (LST), about the legislative elections held in Sri Lanka on 5 August 2020, in the context of the COVID-19 pandemic. LST is a legal research and advocacy organisation founded in 1982 in Colombo, Sri Lanka, with the goal of promoting legal reforms to improve access to justice, the justiciability of rights and public accountability.

    Ahead of the August 2020 elections, the CIVICUS Monitordocumented that human rights lawyers and journalists in Sri Lanka faced arrests, threats and harassment. Areport by the United Nations (UN) Special Rapporteur on the rights to freedom of peaceful assembly and of association, published in May 2020, also showed that civil society faced challenges in registering and operating along with various barriers to protest.

    Sandun Thudugala

    What was the situation for civic freedoms and civil society ahead of the elections?

    As in many other countries, the situation of civic freedoms and the space for civil society has always been in a vulnerable situation in Sri Lanka. Even under the previous government, which was supposed to be more supportive towards civil society and the human rights agenda, efforts to introduce new draconian laws to control civil society and the undermining of basic freedoms in the name of counterterrorism continued.

    The situation got worse with the election of Gotabaya Rajapaksa as the new president in November 2019. His election campaign, which was built on the ideas of Sinhala Buddhist supremacy, disciplined society and enhanced national security, was supported by an overwhelming majority, especially from the Sinhala Buddhist community. This result was seen as a mandate given to the government to undermine basic freedoms and civic space in the name of national security and development.

    There have been signs of an increased militarisation of every aspect of society and the undermining of democratic institutions, such as the appointment of members of Presidential Task Forces – which are accountable only to the president – to handle key governance functions. There has also been a clear message of unwillingness to cooperate with the state’s international obligations, including by complying with UN Human Rights Council Resolution 30/1, which the previous government had co-sponsored and which was aimed at promoting reconciliation, accountability and human rights in Sri Lanka after the 1983-2009 internal conflict, as well as with local human rights mechanisms.

    There have been increased surveillance of civil society activities and arrests of social media activists. This has clearly reflected a trend of undermining civic freedoms and civic space before the elections. The situation was exacerbated by the COVID-19 pandemic. The need to deal with the virus has been used as an excuse to increase militarisation and the concentration of power in the hands of the president.

    What were the main issues the campaign revolved around?

    The government led by newly elected President Rajapaksa, of the Sri Lanka Podujana Peramuna party (SLPP), was seeking a two-thirds majority in parliament to be able to amend the current constitution and give the president additional powers. That’s been the major election campaign goal of the SLPP. The need to have a strong government to protect the aspirations of the Sinhala Buddhist majority, defend national sovereignty and foster economic development were therefore among their major campaign themes. The popularity the president gained after winning the presidential election was used to mobilise voters to support the SLPP.

    The main opposition parties were divided, and their internal conflict was more prominent in the election campaign than their actual election messages. One of their major promises was to provide economic assistance for poor people who were most affected by the COVID-19 pandemic and lockdowns.

    Issues such as the need to strengthen democratic governance systems, justice for war victims, longer-term solutions to ethnic issues or the root causes of rural poverty, indebtedness and inequality were not highlighted during the election campaign by any of the major parties

    Was there any debate around whether the election should be held during the pandemic? 

    The government wanted to conduct the election as soon as possible. It was willing to hold the election in April 2020, as planned, even at the height of the pandemic. Almost all opposition parties were against holding the election in April. The Election Commission subsequently decided to postpone it to August 2020 due to the health risks it might entail. By August, the situation had got considerably better and there was no major opposition to conducting the elections, which took place on 5 August.

    As far as I know, online voting was not considered as an option for this election. I do not think that Sri Lanka has the infrastructure and capacity to adopt such an option at this moment. More than 70 per cent of eligible voters cast votes and apart from the people who are still in quarantine centres, people experienced no major barriers in casting their votes. There were however incidents of some private factories denying leave for their employees to vote.

    Was it possible to have a normal campaign in the context of the pandemic?

    Health guidelines were issued by the Election Commission, which imposed significant controls on election campaigning. No major rallies or meetings were allowed, but the government and the main opposition parties violated these health guidelines by convening public rallies and other meetings openly, without any repercussions. It was clear that the parties with power had a clear advantage in overstepping certain rules. Additionally, candidates from major political parties, who had more money to use for electronic and social media campaigns, had a definite advantage over the others.

    Due to its control over state media and the support it received from most private media, both electronic and print, the government had a definite advantage over the opposition during the election campaign. The smaller opposition political parties were at the most disadvantageous position, as they did not get any significant airtime or publicity in mainstream media.

    This surely impacted on the election results, in which the SLPP, led by President Rajapaksa and his brother, former president Mahinda Rajapaksa, won 145 seats in the 225-member parliament. The opposition Samagi Jana Balavegaya party, which was established in early 2020 as a breakaway from the right-wing United National Party, won 54 seats. The Illankai Tamil Arasu Kadchi party, which represents the Tamil ethnic minority, won 10 seats, and 16 other seats were split among 12 smaller parties. As a result, on 9 August, Mahinda Rajapaksa was appointed Prime Minister of Sri Lanka for the fourth time.

    Was civil society able to engage in the election in a meaningful way? 

    Apart from being engaged in election monitoring processes, the engagement of independent civil society in the election was minimal. This is a drastic change when compared to the 2015 election, in which civil society played a key role in promoting a good governance and reconciliation agenda within the election campaign. Divisions within the opposition and the COVID-19 context made it difficult for civil society organisations to engage effectively in the process. Some organisations tried to create a discourse on the importance of protecting the 19th amendment to the Constitution, which curbed presidential powers while strengthening the role of parliament and independent institutions and accountability processes, but didn’t get any significant spaces within the media or any other public domains to discuss these issues.

    Civic space in Sri Lanka is rated as ‘obstructed’ by theCIVICUS Monitor.
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  • States must partner with civil society as second wave of COVID-19 hits countries

     

    Arabic | Portuguese

    As the COVID-19 pandemic swept the globe, civil society organisations responded nimbly and effectively, providing frontline help and defending the rights of people across the world. A report released today by global civil society alliance CIVICUS, ‘Solidarity in the Time of COVID-19’, highlights the irreplaceable role of activists, NGOs and grassroots organisations during the pandemic and calls on states to work with civil society to mitigate the impact of COVID-19 and create a better post-pandemic world. 

     

  • Stories from the youth climate movement in the Global South

    By Inés Pousadela, Senior Research Specialist at CIVICUS

    In early 2020, as millions went into lockdown to prevent the spread of COVID-19, the environment experienced temporary relief from the impacts of human activity. As skies cleared and birds and animals claimed city spaces, it became apparent that the young people who had mobilized for the climate across the world in 2019 were right: Much environmental damage is the result of human action, and as such, can also be reversed through human initiative.

    The experience of 2020 has made clear that whether the threat is climate change or a pandemic, humanity won’t survive its challenges unless people act collectively on the basis of scientific consensus.

    Read on Yes Magazine

     

  • Successes of people’s movements shows the way forward for post-pandemic recovery says new report

    •  Pandemic has accelerated major economic, political and social problems
    • Civil society has proven its value by winning key breakthroughs over the last year
    • The fight is now on to build a better post-pandemic world – civil society is in the forefront of this battle

     

  • The G20 must put human rights at the heart of its response to COVID-19 pandemic

    In the COVID-19 outbreak, the global community is facing one of the most challenging crises for decades. As of mid-March 2020 more than 200,000 people have been infected and over 8,000 people have lost their lives. The economic impact is only starting to be felt, and will likely affect the livelihoods of millions worldwide. This is a global crisis that needs to be addressed with clear, fair, coordinated and concrete measures - measures that the G20 can and should implement.

    The policy response to the previous global financial crisis a little over a decade ago was widely seen to have been lopsided and to have led to socially unfair outcomes, including increasing poverty, the loss of millions of jobs, and stagnating or dropping incomes for workers.

    Economic and Social Rights

    The indicationsare that the coming economic downturn will be even swifter and more severe than in the previous crisis. In addition to dealing with the public health crisis, a decisive policy response from governments will be essential to provide social security – including sick pay, health care and parental leave

    – to all members of society, including those in insecure forms of labour who are suffering the brunt of many of the control measures introduced to date. Coordinated international cooperation and assistance is also vital to ensure that states with fewer resources are also able to respond effectively to the COVID- 19 pandemic.

    In this context, we welcome the announcementof a G20 extraordinary virtual Summit and urge G20 Leaders to urgently adopt and implement concrete and measurable policies and plans in order to tackle the COVID-19 pandemic at home and abroad, protect people’s health, and reduce its economic impacts, while ensuring a just and human rights-centred transition to a zero-carbon economy. Such measures must guarantee access for all to preventive care and good quality and affordable treatment, including those most at risk or less able to implement preventive measures through poverty, homelessness, or living and working in environments where they are more exposed to the virus. In doing so, G20 Leaders should guarantee:

    Access to information

    All affected individuals and communities are entitled to easy, accessible, timely and meaningful information concerning the nature and level of the health threat, possible measures to mitigate risks, early warning information of possible future consequences and information on ongoing response efforts.

    Information should be available in the languages necessary to meet the various needs of those affected, and through media and in formats that can be easily understood and accessed, so that those affected can take informed decisions and fully participate in the response efforts.

    As has already been recognisedby the G7, public access to reliable and real-time information is key to prevent and mitigate public health crises. G20 leaders should commit to real-time information sharing and to publish gender-disaggregated data on how the virus is impacting women,and ensure access to protection from domestic violence and to sexual and reproductive health services.

    Civic space and media freedom

    Both the human rights of individuals and media freedom are essential in times of crisis. Responsible journalism can help arrest the spread of misinformation and thereby shore up public trust in government, which is key to effective crisis responses. Input and oversight by civil society organizations is also critical, both to strengthen overall accountability and to boost the quality and inclusiveness of public decision- making.

    We are already seeing international battles for control of the narrative around the virus, in particular between the world’s two largest national economies - the USA and China. Such attempts to “compete” over the truth have to stop. It is vital that the media, domestic and foreign, are able to report freely on the crisis, to present the public with facts – even if these facts are uncomfortable to those in power. For lessons to be learned from this crisis and applied to the prevention and mitigation of the next, the public must remain informed of the truth throughout.

    Transparency around decision-making

    In an environment of unprecedented pressure and uncertainty, there is a high risk that public decisions will be captured or distorted by vested private interests for their own gain. Governments must provide reasoned justification for the choices they make, both to contain the pandemic and to boost their economies. A public health emergency should not be taken as an opportunity to bypass accountability. Now, more than ever, government decisions must be “open by default”. As the Council of Europe has affirmed,“fundamental safeguards to the rule of law, parliamentary oversight, independent judicial control, and effective domestic remedies, must be maintained even during a state of emergency.”

    Already before the current crisis, it was clear that governments must strengthen checks and balances, limit the influence of big money in politics and ensure inclusive and broad input in political decision- making. Public policies and the allocation of resources should not be determined by economic power or political influence, but by fair consultation and impartial budget allocation. That is why governments must urgently tackle the channels through which private interests can gain undue leverage over public decision- making.

    Over the years, G20 countries have committed to put in place a wide range of policies, from tackling conflicts of interest to protectingwhistleblowers. What they have not yet done is adequately implement these in practice. If implemented in an effective and complementary way, existing commitments can address many aspects of the challenge that undue influence will pose to an effective and sustainable long- term response to the current crisis.

    In addition, parliaments, governments and international organizations should postpone any ongoing non- emergency related measures that require public consultation, until they have put in place effective alternative measures to ensure public participation in the decision-making process.

    Furthermore, to avoid abuses of power, any state of emergency declared by national governments should be limited in duration and scope, and emergency powers should be exercised only for the purposes for which they were granted.

    We call on all governments and other actors involved to ensure that all responses to the COVID-19 outbreak are in compliance with international human rights law and standards, taking into account the specific needs of marginalized groups and people and those most at risk, and that the specific human rights risks associated with any particular response are addressed and mitigated.